Voici les critères qu'un appareil numérique doit
respecter avec une tentative de classement, dans
l'ordre d'importance.
-
La résolution optique (c'est à dire non
interpolée)
: elle doit être d'au moins 1024x768
pixels. On dit que l'appareil est alors de la
catégorie du Mégapixel puisqu'il a au moins
environ 1 Millions de capteurs. En 1600x1200 on
parle de catégorie 2 Megapixels.
Plus la
résolution augmente plus la taille maximale
possible des tirages papiers de qualité augmente
mais plus le poids en Ko des images augmente
aussi ce qui peut poser des problèmes de
stockage :
|
Résolution du capteur |
Définition de l'image |
Ordre de grandeur de la
taille de l'image en mode de compression
jpeg de qualité moyenne |
Taille de l'image en mode
non compressé |
Taille maxi des
impressions papiers en gardant une bonne
qualité |
|
1 Mégapixel |
1280x960 |
300 Ko |
3.7 Mo |
10x15 |
|
2 Mégapixel |
1600x1200 |
450 Ko |
5.8 Mo |
13x18 |
|
3 Mégapixel |
2048x1536 |
500 Ko |
9.4 Mo |
15x20 |
|
4 Mégapixel |
2272 x 1704 |
650 Ko |
11.6 Mo |
A4 |
|
5 Mégapixel |
2560 x 1920 |
750 Ko |
14.7 Mo |
A4 |
|
8 Mégapixel |
3244 x 2448 |
1000 Ko |
23.8 Mo |
A3 |
Outre ces
possibilités d'impression de l'image pleine,
avoir un appareil à fort résolution augmente la
possibilité de faire des recadrages en vue
d'imprimer avec une bonne qualité une portion de
l'image.
-
La vitesse du système de
capture : bon nombres d'appareils photos
numériques ne peuvent être qualifiés
"d'instantanés". Ainsi, en mode flash tout
particulièrement, il s'agit très souvent d'un
reproche fait par les utilisateurs : il s'écoule
trop de temps entre l'appui sur le déclencheur
et la prise de la photo. Notez que ce défaut de
vitesse peut-être particulièrement gênant pour
la prise de vue lors d'événements sportifs. Pour
ce type d'usage, il vous faut donc tout
particulièrement vous intéresser au nombre de
photos que peut prendre l'appareil en une
seconde, voire choisir un appareil doté d'un
mode rafale.
-
Le stabilisateur d'image
: ce dernier peut être optique, mécanique ou numérique. Les
stabilisateurs numériques équipent les modèles
d'entrée et milieu de gamme alors que les
stabilisateurs optiques ou mécaniques sont moins courants. Les résultats sont meilleurs avec un
stabilisateur optique ou mécanique, tout
particulièrement si vous utilisez un fort zoom à
main levée ou que vous souhaitez réussir des
prises de vue sans flash aux couleurs plus
naturelles.
-
La présence éventuelle
d'un grand angle
: souvent négligé à tort, tout particulièrement
pour un appareil photo devant servir dans le
cadre d'un usage familial, le grand angle est
utile pour la photo d'intérieur où le recul
manque ou encore pour la photo de paysages.
-
La sensibilité du capteur
: lorsqu'elle est faible, elle ne permet
généralement pas de se passer du flash en
présence d'une faible luminosité. Les flash
intégrés ayant une portée et une efficacité
souvent moyenne le critère est à prendre
particulièrement en compte si vous souhaitez
pouvoir prendre des photos en intérieur en vous
passant du flash.
-
Le format : compact,
bridge ou reflex ? Si les compacts
permettent de faire de très belles photos
familiales ceci en toutes occasions du fait de
leurs avantages de faibles poids et dimensions,
les bridges offrent très généralement des
fonctionnalités avancées au détriment du poids
et du volume qui les rendent incompatibles avec
le fait de les avoir en toutes occasions sur
soi.
Enfin, les
reflex numériques permettent l'usage de
différents objectifs sur un même boîtier et sont
les plus avancés mais aussi les plus encombrants
et coûteux des APN.
De manière
volontairement simpliste, pour un usage familial
en mode tout automatique, vous pouvez opter pour
un compact. Si vous souhaitez bénéficier de
fonctionnalités avancées et que leur poids et
volume ne sont pas une gêne, les bridges, ou
mieux encore les reflex si votre budget le
permet, seront un choix à considérer.
Pour choisir
entre bridges haut de gamme et argentiques
entrée de gamme, sachez que pour de la photo
plutôt "familiale" pratiquée en mode
"automatique" les bridges de qualité sont une
valeur sure avec leur simplicité d'usage et leur
zoom stabilisé. A contrario pour de la photo
plus nerveuse et entièrement en mode manuel, les
reflex sont plus adaptés car plus rapides (à
l'allumage comme lors des prises de vue) et
capables de bien mieux monter en sensibilité
(sans montée en bruit) grâce à leur capteur de
plus grande dimension.
Enfin, sachez
que si vous avez de bons objectifs dans une
marque provenant de l'argentique n'hésitez pas à
rester dans cette marque afin de les re-utiliser
sur un reflex numérique.
-
La mémoire et le type d'interface : elle
est capitale et peut varier énormément. Elle
déterminera le nombre de photos que vous pourrez
stocker à une résolution donnée.
Les formats les
plus usités et les plus intéressants pour leurs
performances comme rapport performances/prix
sont le CompactFlash et le Secure Digital (SD)
et tous ses dérivés (dont le SDHC).
Les formats xD-Picture Card,
Multimédia Card (MMC) et plus encore le format propriétaire
de Sony, le MemoryStick, sont moins répandus et
moins intéressants du fait de leurs performances
et coûts.
Le format
SD Card est désormais le plus répandu et son
évolution, le SDHC, permet de plus d'atteindre
de hautes capacités.
Même si en
perte de vitesse face au format SD, le CompactFlash reste lui
aussi largement utilisé et est
disponible dans 2 formats : le Compact Flash
type I et le Compact Flash type II qui est lui
le format adopté par les microdrives d'IBM
(disques durs à la taille d'une pièce de
monnaie).
Enfin vous
serez fort attentifs à la capacité de la
cartouche mémoire fournie d'origine : en
fonction de la résolution des images prises,
vérifiez combien d'images vous pouvez stocker.
Vous prévoirez dans votre budget, le cas
échéant, l'achat d'une seconde cartouche de plus
forte capacité pour plus d'autonomie.
Si vous
envisagez d'utiliser des disques Microdrives d'IBM,
soyez attentifs à ce que l'appareil ait été
certifié pour ces derniers disques : la présence
d'un slot Compact Flash II n'est pas un garant
automatique de leur support logiciel.
Le prix de
ces mémoires peut être amené à varier assez vite
: pour avoir un prix actualisé et une
disponibilité exacte, vous pouvez
consulter cette page de mon partenaire
LDLC.
Pour vous
aider à choisir la capacité de votre carte (en
Mo) pensez à utiliser le tableau précédent.
Comme vous pouvez le constater les images non
compressées restent très volumineuses : en
pratique la compression jpeg en mode "qualité"
est tout à fait suffisante à l'usage, y
compris à l'impression et le mode non compressé
n'est que peu utile aux particuliers et reste plutôt
réservé à un usage professionnel.
Enfin, sachez
qu'il existe des cartes mémoires plus rapides et
plus coûteuses dans ces différents formats :
elle sont dites "high speed". L'intérêt de ces
cartes proposant des vitesses de lecture et
d'écriture plus rapide se révèlera :
* pour
transférer les images sur l'ordinateur si tant
est que vous utilisez une interface haut débit
(USB2, Firewire)
* pour
capturer de longues vidéos haute qualité avec
certains appareils.
* pour
diminuer le temps d'attente entre deux prises de
vue
-
Le système de mesure de lumière : il doit
être de préférence une mesure matricielle
généralement bien
plus efficace qu'une mesure simple centrale.
-
La connectique : elle
peut être de type série,
USB1, USB2, IEEE (firewire)
ou PCMCIA. Les connexions par le mode USB sont les plus présentes en
général. La connexion par le mode série présente
l'inconvénient majeur d'être fort lente : il
faut compter plus de 20 minutes, ceci dans le
meilleur des cas, pour transférer le contenu
d'une carte 16 Mo (je vous laisse imaginer pour
une carte de 256 Mo...). L'interface USB a
l'avantage d'être compatible avec les portables
et les PC de bureau et transférer une carte de
16 Mo prendra alors environ 20 secondes ! Ne
négligez donc pas ce paramètre. Le format PCMCIA
est lui aussi très performant mais surtout
adapté aux ordinateurs portables.
Il est à
noter que ce défaut de lenteur du port série,
voire du port USB1 pour les plus impatients,
peut être corrigé en achetant
un lecteur de
cartes mémoires USB2 qui pour
environ 10 Euros est connecté au port USB2 et
vous permet de transférer très facilement vos
photos.
Enfin, les
appareils photos numériques compatibles "Pictbridge"
peuvent être connectés directement avec
les imprimantes
supportant cette technologie et l'impression
directe est alors chose possible.
-
Le zoom : il doit être de type optique et
pas numérique afin d'être de bonne qualité. Dans
le cas d'un zoom très puissant idéalement il
faut que l'appareil dispose d'un stabilisateur
optique si l'on veut pouvoir utiliser à main
levée
le zoom à son plein potentiel.
Si vous
prévoyez de faire tout particulièrement des
photos de famille en intérieur, dans des
situations où le recul manque, vous pourrez vous
intéresser aux rares modèles proposant un grand
angle qui se révèleront de précieux alliés dans
ce type de situation !
-
Le type de compression utilisé par
l'appareil pour stocker les images : si les
algorithmes compressent l'image trop fortement
elle perd en qualité. Très peu d'appareils
permettent de ne pas du tout compresser les
images ou d'appliquer une compression sans
perte. En pratique la compression jpeg en mode "qualité"
est tout à fait suffisante à l'usage, y
compris à l'impression et le mode non compressé
n'est que peu utile aux particuliers et reste plutôt
réservé à un usage professionnel.
-
Le viseur optique : il est nettement
préférable qu'il y en ait un. Sur les appareils
qui en sont dépourvus, la visée se réalise
uniquement grâce à l'écran LCD ce qui a pour
effet de vider les piles très rapidement car
le LCD consomme beaucoup et peut poser des
difficultés de visée en présence d'une très
forte luminosité ambiante.
-
L'écran LCD : sa
présence est un plus pour avoir un aperçu
immédiat de vos captures. Cet écran peut aussi
se révéler fort appréciable pour réaliser des
visées délicates comme par exemple à bout de
bras, au-dessus de la foule, à condition qu'il
soit de type pivotable.
-
Le Flash : il est assez souvent de
qualité moyenne. Vérifiez surtout que l'option
anti-yeux rouge existe.
-
La sortie vidéo : elle consiste en une connexion
possible à une télévision ce qui est très
pratique pour visionner très facilement et en
groupe les photos prises dans la journée. Vous
vérifierez qu'elle est compatible avec votre
standard de télévision (PAL, SECAM, NTSC). Très
agréable et fort utile à mon avis dans un usage
familial.
-
L'existence et la qualité
du mode vidéo : certains appareils
produisent des vidéos de qualité forts
honorables, ceci par exemple en résolution
640x480 et avec le son bien entendu. Sans qu'il
ne faille espérer remplacer un
caméscope numérique
par cette fonctionnalité, pour un usage familial
et d'appoint, ceci peut se révéler être un plus,
surtout sur des appareils de grande compacité ! Si vous comptez utiliser
votre appareil aussi dans ce cadre, n'oubliez
pas de prendre une carte mémoire rapide ("High
speed") et de grande capacité (compter environ 2
Mo/s pour une vidéo sonorisée en 640x480 à 30
img/s).
-
Les logiciels associés : les
photographies numériques nécessitent parfois de
légères retouches. Ces retouches se font sur
votre ordinateur avec le logiciel fourni ou un
autre. Assurez-vous que le drivers TWAIN soit
inclus avec l'ensemble des logiciels.
-
Le contrôle de la balance des blancs ou
correction de luminosité : pas
obligatoire mais parfois très utile, il vous
permet de régler vous même, dans une certaine
mesure, la cellule de l'appareil qui est
troublée notamment si la scène présente un trop
fort contraste.
Pour les
amateurs de photos signalons aussi que certains
modèles permettent de régler manuellement et
simplement la balance des blancs, l'ouverture ou
la vitesse d'obturation ou encore le temps
d'exposition.
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L'autonomie
en fonctionnement et les piles ou accumulateurs
propriétaires : sans viseur optique (cad
uniquement avec le LCD) elle peut être fort
limitée (une demi-heure d'usage "continu" dans
les pires cas). Si une grande autonomie est un
facteur important, essayez d'acquérir un
appareil fonctionnant avec des piles plutôt
qu'avec une batterie rechargeable dans un format
propriétaire.
-
Les accessoires inclus
: ils sont
importants car peuvent être forts coûteux et
donc leur présence peut être un plus. A regarder
donc : la présence d'un lot de piles
rechargeables de qualité (1600 mA ou plus : elles sont chères) accompagnées de leur chargeur,
d'une pochette de transport et d'un éventuel
adaptateur secteur. Notez aussi que LDLC propose
un utilitaire fort pratique pour
rechercher un accessoire pour votre appareil.
-
La taille du capteur
: pour une résolution donnée, plus le capteur a
une surface importante, généralement meilleure
sera l'image. Notez cependant que pour un usage
familial ce critère entre moins en ligne de
compte dans la mesure où tous les appareils
milieu de gamme actuels et de qualité utilisent
un capteur de diagonale 1/1,8 pouces là où les
modèles plus hauts de gamme utilisent des
capteurs de 2/3 pouces et où les modèles Reflex
comme le Canon 350D utilisent des capteurs bien
plus grands d'environ 30,1 mm de diagonale.
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L'alchimie : les
caractéristiques papiers ne doivent pas servir à
plus que dégrossir le choix et ce sont les
retours d'utilisateurs et tests indépendants qui
doivent finaliser le choix. Car, en pratique,
deux appareils identiques sur le papier peuvent
donner des résultats bien différents.
Voici en
tenant compte de ces critères autant que
possible, ceux qui me semble être les
meilleurs appareils du moment, ceci dans
quelques grandes marques pour être sur d'avoir
un SAV de qualité au cas où... Peu d'appareils
de la marque Sony y figurent car bien que ce
soient dans l'ensemble de bons produits ils ont le défaut d'être
forts chers (et donc d'un rapport qualité / prix
moins intéressant) ainsi que celui d'utiliser le
format de cartouche mémoire propriétaire de Sony
(Memory Stick) qui reste fort coûteux.