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Page mise à jour le
17/05/13
En
bref :
- Le
format physique :
plus intéressants en terme de rapport
capacité/prix comme de performances, les disques
durs 3"1/2 sont réservés aux PC fixes là où les
modèles 2"1/2 peuvent être utilisés dans les
portables comme
dans les PC fixes.
Parmi les modèles 2"1/2,
différentes épaisseurs existent et
peuvent conditionner la compatibilité dans les
portables.
- La
capacité : pour les PC fixes, les 500 Go sont désormais
l'entrée de gamme et les modèles jusqu'à 2 To
sont disponibles avec des rapports capacité/prix
encore plus intéressants. Les capacités
disponibles sont couramment deux fois moindres
pour les modèles 2"1/2.
- La
vitesse de rotation : au format 3"1/2, les 7200 tr/min se
sont généralisés sur le marché. De rares
modèles 10.000 tr/min SATA sont disponibles : les performances sont au
rendez-vous mais le prix, la capacité limité et
le faible rapport capacité/prix ont de quoi
freiner l'achat, d'autant plus que les meilleurs
modèles 7200 tr/min proposent des performances
assez proches et qu'en terme de performances
pures, les SSD de
qualité sont encore bien plus intéressants. Pour
du stockage, de la sauvegarde ou encore pour
leur meilleure discrétion, les modèles à plus
basse vitesse de rotation (WD Green
à environ 5400tr/min)
sont des plus recommandables car leur fiabilité
est excellente et leurs performances en débit
continu restent proches de celles des modèles
7200tr/min, la moindre vitesse de rotation étant
souvent compensée par la plus grande densité des
plateaux.
Au format 2"1/2, les 5400
tr/min tendent à se généraliser. Des modèles 7200 tr/min sont là aussi disponibles
et apportent un gain de performance
sensible dans les rares ordinateurs portables où
ils sont présents même si là aussi ce sont les SSD
de qualité qui sont bien plus intéressants.
Toujours au format 2"1/2,
à mi-chemin entre disques durs classiques et SSD,
des disques durs dits "hybrides"
existent chez Seagate : ils intègrent une
bonne quantité (8 Go) de mémoire NAND SLC un
peu à la manière d'un mini SSD et pour un
fonctionnement similaire à celui du
SSD Caching.
Grâce à un contrôleur disque efficace permettant
de répartir les informations de manière optimale
entre le disque et la mémoire flash, les
performances au démarrage
de Windows et des applications les plus
utilisées sont très supérieures à celles d'un
disque dur de portable classique.
- La
quantité de mémoire cache : 32 Mo de cache
(au lieu de 8 ou 16 Mo) tendent à se généraliser. Le
gain de performances à l'usage du système
d'exploitation et des applications courantes est
un plus qui justifie le léger surcoût. Les
modèles intégrant 64 Mo de cache ne présentent
eux qu'un gain marginal par rapport aux modèles
32 Mo de cache.
-
L'interface : à disque dur de mêmes
caractéristiques physiques les différentes
normes SATA n'apportent pas
de gain de performances notable et la vitesse de
l'interface ne sera donc pas un critère de
choix. Précisons que le PATA
est désormais en fin de vie et n'est plus
supporté par la majorité des cartes mères
récentes.
Pour les SSD portant le
système et les programmes il en est de même car
le temps d'accès restera inchangé et c'est bien
ce dernier qui fait l'essentiel des performances
des SSD. A contrario, afin de profiter
pleinement du débit continu des SSD récents,
utile dans certains travaux vidéos par exemple,
l'interface SATA III s'impose.
Le SAS implique un
surcoût d'autant plus élevé qu'il faut une
carte
contrôleur additionnelle : avec les performances des
derniers disques SATA 10.000 tr/min et des SSD, le SAS ne
peut justifier son achat que pour un besoin de
stockage important en usage
serveur où les capacités d'accès concurrentiel
de cette technologie peuvent être un avantage.
Enfin, le cas des disques
durs externes et de leurs différentes interfaces
est abordé dans le
chapitre qui leur est dédié.
-
Les performances : à mêmes
caractéristiques (densité et nombre de plateaux,
vitesse de rotation, taille physique du disque) elles sont assez proches.
Ce critère entre donc assez peu en ligne de
compte pour les disques durs grand public.
Rappelons que les disques durs 3"1/2 sont plus
performants que leurs homologues 2"1/2.
Les WD de gamme "Red" sont
un cas particulier car ils sont optimisés pour
un fonctionnement en
RAID et dans les
NAS où leur faible consommation, leur
Firmware optimisé et leur support du TLER (Time
Limited Error Recovery : peut permettre d'éviter
des passages en mode dégradé en RAID) sont des
plus certains.
- La
garantie : les disques durs sont
généralement garantis 1 à 5 ans par les
différents constructeurs du marché. Plus
précisément et depuis mi 2012, chez WD, les
gammes "Green" et "Blue" sont garanties 2 ans,
les "Red" 3 ans,
alors que les gammes "Black" et "Entreprise"
sont garanties 5 ans. Et chez Seagate, les
"Barracuda", "Barracuda Green" et "Momentus"
sont garantis 2 ans alors que les
"Constellation", "Barracuda XT" et "Momentus
XT" sont garantis 3 ans.
Ajoutons que la durée de
garantie peut être plus longue si le disque dur
est en version "boîte" et non pas OEM et que les
garanties des disques WD et Seagate étaient plus
longues pour les disques acquis en 2010 et 2011. Plus précisément, voici la description de ces garanties
pour
Samsung,
Seagate
et Maxtor,
Hitachi et
WD.
- Le
nombre de disques durs : dans bien des
cas un seul disque dur suffira mais
il existe des usages pour
lesquels avoir deux disques durs est très
appréciable.
- La
discrétion de fonctionnement :
au format 3"1/2, les WD série Green et Red sont les meilleurs. Au format 2"1/2, les disques durs
sont généralement plus discrets : parmi les
meilleurs en la matière, signalons les WD ayant
une vitesse de rotation de 5400 tr/min et les
Seagate en 7200 tr/min.
- Le cas
particulier des
SSD
: de par
leur nature, ils sont
totalement silencieux. Si leurs performances et
prix peuvent varier suivant les
modèles, les bon produits sont bien
plus performants que les meilleurs des disques
durs classiques. Au delà des performances brutes
liées au débit continu, ces produits apportent
une sensation de réactivité supérieure du fait
de leur temps d'accès très réduit et
actuellement ce sont leurs prix et capacités
plus limitées qui limitent leur adoption.
Souvent présents sur les configurations haut de
gamme, les SSD sont généralement couplés à un
disque dur de stockage discret de forte capacité
de type "Green" (environ 5400tr/min).
Actuellement, parmi les
valeurs les plus sures du marché on trouve les
disques durs de WD qui présentent une bonne
fiabilité statistique, de bonnes performances et
des gammes efficaces pour différents usages :
les WD Green pour le stockage, une faible
consommation et une discrétion optimale, les WD
Blue pour les performances sans consommation ni
bruit excessif et les Vélociraptors pour les
performances optimales.
En terme de SSD
performants et fiables ce sont
certains modèles qui se
distinguent actuellement. Mentionnons que
certains SSD bons marchés sont d'un rapport capacité/prix/performance
intéressants sur le papier mais peuvent poser divers soucis de
fonctionnement, de fiabilité et de performances
du fait du manque de
qualité
de leur contrôleur et du Firmware associé.
Voici
quelques suggestions concrètes de produits
sélectionnés pour leur bon rapport
fiabilité/capacité/performances/prix et les prix
correspondant :
NB : le cas des disques
durs externes
est abordé ici.
NB2 : les disques durs
2"1/2 sont presque tous au format 9,5 mm
d'épaisseur ce qui les rend alors généralement compatibles
avec les ordinateurs portables du marché
intégrant un disque de ce type. Cependant :
- Dans les plus grosses
capacités, des exceptions peuvent exister et les
disques durs 2.5" mesurent alors 12,5 mm
d'épaisseur ce qui les rend généralement
incompatibles. Par soucis de compatibilité, sauf
mention contraire, tous les modèles suggérés
ci-dessus sont au format 9,5 mm ou moins.
- Soyez attentifs que
certains ultraportables nécessitent un disque de
7 mm d'épaisseur. Bon nombres de SSD et certains
hybrides sont de cette épaisseur et seront donc
compatibles.
Dans le
détail :
Le
disque dur sert à stocker les informations et
à les retrouver à chaque allumage de la
machine : contrairement à la mémoire
RAM
il conserve les données et les programmes même
quand on éteint la machine.
Dans un PC le
disque dur est sollicité vraiment très souvent
par le système d'exploitation, notamment s'il
s'agit de Windows : en effet, non seulement
Windows vient très souvent y lire et y écrire
des informations de configuration et de
fonctionnement (plus ou moins à votre insu) mais en plus
lorsqu'il manque de mémoire
vive, il vient y générer un fichier
d'échange mémoire (dit "swap") pour
simuler de la mémoire. Dans ces conditions vous
comprendrez que les performances et la
fiabilité du disque dur sont essentielles : le
disque dur reste un "maillon faible"
en terme de performances dans les PC actuels.
Informations complémentaires :
les SSD
Ces produits, souvent
dénommés
SSD, sont basés sur de la mémoire Flash
et non pas sur des plateaux magnétiques en
rotation. Il ne s'agit donc pas de "disques
durs" au sens premiers du terme même s'ils
remplissent la même fonction et qu'il y a
généralement abus de langage.
Ils se présentent souvent
au format 2"1/2 afin de pouvoir prendre place
dans les ordinateurs portables où leur moindre
nuisance sonore et leur plus grande résistance
(aux chocs et vibrations) sont des plus très
appréciables mais ils peuvent cependant être
montés dans un PC classique : directement pour
les modèles SATA ou via l'usage
d'un adaptateur pour les modèles IDE.
Précisons que, contrairement à une idée
répandue, ces SSD n'améliorent pas toujours
l'autonomie du portable, voire la diminue
légèrement, tout
particulièrement si vous optez pour un modèle
très performant.
Le disque dur restant un
maillon faible en terme de performance dans les
PC actuels, les bons SSD sont très attractifs en
la matière avec des débits continus de 100 à 500 Mo/s et des temps d'accès
réduits d'un facteur 100 par rapport aux disques
durs classiques : les machines équipées d'un bon SSD sont plus réactives à l'usage et d'autant
plus agréables à utiliser. En contrepartie, ces
produits restent coûteux, de capacité limité et
cette technologie jeune manque de normalisation
: de fait le choix d'un SSD doit être effectué
avec discernement et précaution afin de ne pas
être déçu. Précisons immédiatement que les
performances théoriques annoncées sur la fiche
produit ne sont absolument pas un critère de
choix suffisant, d'autant plus que ces
performances annoncées ne sont pas le reflet
d'un usage réel car elles ne s'appliquent que
pour la manipulation de très gros fichiers. Ainsi
dès qu'un grand nombre de petits fichiers sont
en cause, les performances des SSD sont très
sensiblement réduites. Enfin, précisons que les
performances annoncées des SSD à base de
contrôleur Sandforce tendent à être mensongères
car elles ne s'appliquent que pour les fichiers
compressibles et sont sensiblement inférieures
pour les données non compressibles telles les
images et vidéos.
Deux critères principaux
sont à prendre en compte pour choisir votre SSD
: la qualité du contrôleur embarqué et, de
manière secondaire, le type de technologie
mémoire (SLC, MLC ou TLC).
Les modèles SLC (1 bit par
cellule) sont
théoriquement plus fiables : il n'y a qu'un état
mémoire de stocké dans la puce mémoire et le
nombre maximal théorique de lectures/écritures
est beaucoup plus élevé qu'avec les MLC (2 bits
par cellule) et bien plus encore qu'avec les TCL
(3 bits par cellule). Sur les MLC et plus encore
sur les TLC, ce nombre peut paraître un peu faible
mais actuellement les bons contrôleurs mémoires
sont capables de gérer au mieux l'usage et donc
l'usure des puces mémoires. Et de plus des puces
mémoires en "réserve" sont présentes pour
remplacer celles qui devraient montrer des
signes de faiblesse. Au final, les SSD basés sur
de la MLC ou TLC et équipés d'un bon contrôleur mémoire
sont recommandables, au moins pour un usage de
particulier sans données très sensibles :
précisons que si les modèles TLC sont plus
abordables et peuvent convenir pour un usage en
disque système et programmes, vous éviterez de
les utiliser en cas d'écritures intenses (usage
infographie et notamment montage vidéo) afin
d'éviter une usure prématurée et préférez dans
ce cadre un modèle MLC de qualité.
En terme de performances, à même
contrôleur mémoire, les modèles SLC sont un peu plus
performants, surtout lors des opérations
d'écriture. Enfin, il faut ajouter que désormais
Intel propose pour les professionnels des
modèles à mémoire MLC-HET (High Endurance
Technology) visant à offrir une fiabilité du
niveau des modèle SLC tout en autorisant de plus
fortes capacités.
C'est donc bien le
contrôleur embarqué sur le SSD qui fait le plus
de différence en terme de performances,
fiabilité (en évitant une usure prématurée des
puces mémoires) et qualité d'un SSD. Il va aussi permettre d'éviter les "saccades" à
l'usage comme celles que rencontrent souvent les
utilisateurs ayant opté pour un SSD à base de
contrôleur bon marché comme certains Jmicron de
premières générations. Les SSD suggérés dans le tableau en
haut de cette page, intègrent tous un contrôleur
mémoire de qualité. Parmi les meilleurs
contrôleurs du marché mentionnons les contrôleurs INTEL inclus dans les SSD
(X25 et Intel 320)
de la marque et repris dans certains Kingston
(modèles X-25), les
contrôleurs Marvell SDC4 (présent dans les Crucial RealSSD
C300) et Marvel 9147 (présent dans les Corsair
Performance 3 et Performance Pro, Intel 510, Plextor M2,
Plextor M3, Crucial M4 et M500),
les contrôleurs Sandforce (présent dans
les OCZ Vertex 3, Corsair Force GT, Gskill
Phoenix II, Kingston V+200 et Hyper-X, Intel 520 et Supertalent Terradrive CT3,
Intel 520, intel 330, intel 335 et bien d'autres
modèles), les contrôleurs Toshiba T6UG1XBG utilisés
dans les Kingston V+ et V+100 et enfin les
contrôleurs Samsung utilisés dans les SSD
de cette marque.
L'indilinx
Amigos (utilisé dans les Onyx de première
génération)
semble bien
poser des soucis de répartition d'écriture et
est à éviter et génération après génération,
trop de modèles de marque OCZ présentent un
taux de retour plus
et trop élevé ce qui fait qu'ils ne sont pas
recommandé dans le tableau récapitulatif ci-dessus, malgré leur bon rapport capacité/prix et
leurs bonnes performances générales.
Tout au contraire,
statistiquement les
modèles Intel sont des plus fiables
(environ 0.5% de taux de retours contre 1 à 4 %
pour les autres) et sont donc vivement
recommandés. Les retours de fiabilité concernant
les Samsung 840 et les Crucial M500 sont fort bons
aussi ce qui permet de les recommander.
Il convient de savoir que les SSD n'ont
pas à être défragmenté et que cette opération ne
fera qu'entraîner une usure prématurée de ces
derniers : de fait, les utilisateurs de Windows
Vista possédant un SSD seront avisés de
désactiver la défragmentation automatique qui
est activée par défaut avec ce système
contrairement aux autres versions de Windows.
Diverses autres optimisations de ce type peuvent
être effectuées facilement via l'usage du
Freeware
SSD Tweaker.
Afin de garder des
performances optimales dans le temps, les SSD de
qualité comme ceux évoqués précédemment
supportent la commande "Trim" : si celle ci est
nativement gérée par Windows Seven et ultérieurs, elle ne
l'est pas avec les OS antérieurs. Il faut alors
utiliser un logiciel tiers, s'il existe bien (ce
n'est pas le cas pour les modèle à base de
contrôleur Sandforce), pour manuellement
effectuer cette opération : si vous n'êtes pas
sous Windows Seven, la présence de ce type
d'utilitaire devient donc un critère de choix
important. Ainsi, précisons que les utilisateurs avancés et
expérimentés, possédant un SSD :
- à base contrôleur
Indilinx Barefoot et Indilinx Amigos sous Windows XP ou Vista, pourront envisager l'usage
de l'utilitaire
Wiper permettant de faire un
"Trim" afin de garder des performances maximales
au fil du temps sur leur SSD.
- à base contrôleur
Intel (uniquement modèle "Postville" 34nm et
ultérieurs) sous Windows XP, Windows Vista et
Windows 7 (sans réglage AHCI avec ce dernier), pourront envisager l'usage
de l'utilitaire
Intel SSD Toolbox permettant là aussi de faire un
"Trim" afin de garder des performances maximales
au fil du temps sur leur SSD. Notez que, sous
Windows 7 avec réglage AHCI dans le bios, le
support du Trim est natif avec ces disques à
base de contrôleur Intel et donc que cet
utilitaire n'a alors pas lieu d'être utilisé.
- à base contrôleur
Samsung sous Windows XP, Windows Vista et
Windows 7 (sans réglage AHCI avec ce dernier), pourront envisager l'usage
de l'utilitaire
Samsung SSD Magician permettant lui aussi de faire un
"Trim" afin de garder des performances maximales
au fil du temps sur leur SSD. Notez que, sous
Windows 7 avec réglage AHCI dans le bios, le
support du Trim est natif avec ces disques à
base de contrôleur Samsung et donc que cet
utilitaire n'a alors pas lieu d'être utilisé.
- de marque
Corsair sous Windows XP, Windows Vista et
Windows 7 (sans réglage AHCI avec ce dernier), pourront envisager l'usage
de l'utilitaire
Corsair SSD Toolbox permettant lui aussi de faire un
"Trim" afin de garder des performances maximales
au fil du temps sur leur SSD. Notez que, sous
Windows 7 avec réglage AHCI dans le bios, le
support du Trim est natif et donc que cet
utilitaire n'a alors pas lieu d'être utilisé.
Si sous êtes sous Windows XP
ou Vista, mentionnons aussi que les SSD à base
de contrôleur Toshiba T6UG1XBG (utilisé
notamment Kingston V+ et V+100) sont assez
performants et ne nécessitent pas de commande
Trim car leurs performances ne diminuent pas
avec le temps, contrairement aux autres modèles
du marché.
Toujours pour les
utilisateurs avancés et expérimentés, mais
uniquement sous Windows XP et Windows 2000 (avec
Windows Vista et Windows 7 la question ne se
pose pas) vous pouvez
aligner votre SSD pour en tirer les
meilleures performances. Si vous souhaitez
aligner suite à une
restauration d'image système (quel que
soit votre OS) vous pouvez utiliser
PAT. Rappelons que toutes
ces opérations d'optimisation peuvent entraîner
la perte de données, pensez à sauvegarder ces
dernières.
Notez que les SSD sont
disponibles pour l'essentiel au format 2.5" :
pour les monter dans une baie 3.5" d'un PC fixe,
vous pouvez utiliser
ce type d'adaptateur
s'il n'est pas fourni par défaut.
Informations complémentaires : les disques durs
N'oubliez pas
aussi que
le questionnaire "PC sur mesure"
(rubrique PC-entier) saura
vous aider à dimensionner au mieux
votre disque dur, ceci en fonction de vos applications
et de votre budget : n'hésitez pas à
l'utiliser.
La taille de
votre disque dur doit être choisie en fonction
de l'usage prévu de votre machine : les disques
d'entrée de gamme actuels suffisent en terme de
capacité à bien des usages et opter pour un
disque de plus forte capacité ne sera utile que
si vous devez faire beaucoup de téléchargements
sur Internet ou encore utiliser des logiciels
d'imagerie très gourmands comme le montage
vidéo. A ce propos
notez qu'avoir deux disques durs de moyenne
capacité plutôt qu'un seul disque de grosse
capacité peut présenter des
avantages en terme de performances.
En terme de
fiabilité statistique,
actuellement, parmi les
valeurs les plus sures du marché on trouve les
disques durs de WD, Seagate et Samsung. Pour premier ordre de grandeur, les taux
de panne de toutes ces marques, sur la première
année de fonctionnement et sauf cas particulier
ponctuel, sont généralement compris entre 1 et
2%. Pour les Hitachi, avec un
risque de panne presque doublé par rapport aux
meilleures modèles des autres marques, pour tout acquéreur ayant des
données précieuses et manquant de rigueur dans
la sauvegarde régulière de ces dernières ils ne
sont certainement pas le meilleur choix.
Les WD de gamme "Red" sont
un cas particulier car ils sont optimisés pour
un fonctionnement en
RAID et dans les
NAS où leur faible consommation, leur
Firmware optimisé et leur support du TLER (Time
Limited Error Recovery : peut permettre d'éviter
des passages en mode dégradé en RAID) sont des
plus certains.
Toujours en terme de
fiabilité statistique, sachez que
les disques
durs ayant plus de deux plateaux - ce qui
correspond aux modèles de très grosse capacité -
, ont des taux de panne qui peuvent être jusqu'à
deux fois plus élevés que leurs homologues
constitués d'un ou deux plateaux.
Au niveau des performances
en fonction de la capacité du disque dur, ceci à
l'intérieur d'une même génération de disque dur,
elles varient peu : généralement il faut compter
sur environ 7% (d'augmentation de débit continu) pour un doublement de capacité.
Concrètement donc, un Seagate Barracuda V 7200.7
160 Go sera environ 7% plus performant qu'un
Barracuda V 7200.7 80 Go. Le doublement de
capacité via la densité des plateaux amène
généralement lui plutôt environ 10% de gain de
performances : concrètement donc, un Barracuda V
7200.7 80 Go (qui a 1 seul plateau de 80 Go) sera environ 10% plus performant
qu'un Barracuda IV 80 Go (qui a 2 plateaux de 40
Go). Ces comparaisons ne
sont bien que des ordres de grandeur, et bien
sur les disques à comparer sont à même vitesse
de rotation et même quantité de mémoire cache.
Un autre critère de
performances sera le temps d'accès qui est lui
essentiellement fonction de la vitesse de
rotation : à même vitesse de rotation, il varie
assez peu d'un modèle à un autre.
Enfin, la quantité de mémoire cache
varie : 32 Mo de cache
(au lieu de 8 ou 16 Mo) tendent à se généraliser. Le
gain de performances à l'usage du système
d'exploitation et des applications courantes est
un plus qui justifie le léger surcoût. Les
modèles intégrant 64 Mo de cache ne présentent
eux qu'un gain marginal par rapport aux modèles
32 Mo de cache. Attention, contrairement à ce
qui est généralement énoncé/supposé, notamment
par les consommateurs, les performances dans le
cadre des applications manipulant de très gros
fichiers (tout ce qui touche à l'imagerie lourde
notamment) ne sont globalement pas affectées par
ce gain de mémoire cache.
Notez aussi que le support
de l'UDMA/133 en lieu et place de l'UDMA/100
n'amènera pas de gain de performance notable,
tout comme le SATA2 en lieu et place du SATA1.
Si
le critère de silence vous est
essentiel, vous
opterez pour un WD Green (500
Go,
1 To,
2 To
et
3 To)
: ces disques sont les plus discrets du marché. En contrepartie la
vitesse de rotation de ces disques est moindre ce qui les rend
un peu moins performant, tout particulièrement
en tant que disque système. Sachez cependant que,
du fait notamment de l'usage de plateaux à
densité plus élevés, les performances de ces
disques sont supérieures à ce que leur vitesse
de rotation moindre ne pourrait laisser
présager. Précisons aussi que pour un usage dans
un NAS, les
WD "Red" seront plus
appropriés que les WD Green, du fait de leur Firmware optimisé et
de leur support du TLER (Time
Limited Error Recovery : peut permettre d'éviter
des passages en mode dégradé en RAID).
Si le critère de débit
continu vous est essentiel (montage vidéo notamment)
dans l'idéal vous opterez pour une configuration
avec deux disques durs : l'un dédié au système
et aux applications et l'autre dédié à la
manipulation des fichiers vidéos. Ce dernier
disque sera alors idéalement un modèle d'une
série récente afin d'avoir une haute densité de
donnée et donc un meilleur débit continu. Une
solution encore plus performante en terme de
débit continu sera d'avoir, toujours en sus du
disque système, un ensemble
RAID0 dédié à la manipulation
des lourds fichiers ou encore carrément un bon
SSD mais l'espace disponible sera alors moindre.
Le
cas des disques durs externes :
- La
marque : sauf
exception de rares modèles 2.5" ultra compacts, tous les
disques durs externes actuels incluent
en fait des modèles
SATA
de disques durs classiques. Vous avez le choix
d'acquérir un modèle externe, assemblé d'origine avec un disque dur
ou
d'acquérir un boîtier
indépendant pour y
monter le disque dur de votre choix : les
performances seront similaires (à même interface
et même disque dur).
Au final le coût du
boîtier externe plus du disque dur récent sera
souvent inférieur au coût d'un modèle spécifique
(notamment du fait qu'en France une taxe frappe
les disques externes mais pas les boîtiers vides
et les disques internes) et vous
pourrez de manière plus souple y monter le
modèle de votre choix, avoir un disque dur de
dernière génération on encore le faire évoluer.
En
section montage vous pouvez trouver des
informations illustrant le montage du disque dur
dans son boîtier externe.
Vous trouverez ci dessous
une sélection de modèles externes
spécifiquement conçus qui sont de qualité et
d'un bon rapport capacité/prix.
-
L'interface : les disques durs externes
existent avec les connectiques externes
Firewire (IEEE1394),
USB2,
USB3,
e-SATA,
Thunderbolt voir Ethernet
(autrement appelés NAS : Network Attached Storage)
pour un branchement direct dans le concentrateur
réseau et un partage simplifié entre plusieurs
machines. En matière de NAS, les produits de la
marque Synology sont une référence sur le marché
tant en terme d'interface que de fonctionnalités
et de qualité générale.
L'USB étant l'interface la
plus répandue, certains modèles peuvent avoir
plusieurs interfaces dont l'USB2 afin d'assurer
une plus large compatibilité avec les différents
ordinateurs rencontrés en cas de déplacement. A
ce propos notez que si vous souhaitez pouvoir
brancher votre disque dur externe sur un
ordinateur disposant d'un Windows 95, 98 ou Me
vous serez attentifs à la disponibilité des
pilotes pour ces systèmes.
Parmi les boîtiers
externes vides vous pourrez trouver des modèles
acceptant en interne les disques durs
IDE ou SATA
voir quelques rares modèles acceptant les deux
types de disques durs.
-
Les performances : elles varient
essentiellement en fonction de l'interface, l'e-sata, l'USB 3.0
et le Thunderbolt étant de loin les interfaces les plus performantes.
Ainsi, les disques durs
modernes étant capables de saturer les puces de
conversion permettant la connectique en Firewire
et USB2, les performances sont plafonnées à
environ 30 Mo/s avec ces interfaces.
Pour la même raison, les
débits en Ethernet sont couramment encore bien
plus limités et dépendent énormément de la
qualité du boîtier car l'usage de cette
interface implique une électronique de contrôle
bien plus coûteuse et complexe. Précisons
cependant qu'avec un bon NAS Gigabit relié à un
réseau supportant cette vitesse, les débits
peuvent être forts bon puisque du niveau de
l'USB2 voire supérieurs. Bien entendu, si une
partie de la liaison entre le NAS et le PC n'est
pas gigabit voire pire est en CPL ou Wifi, le
débit sera fortement limité par cette liaison.
En e-sata, USB 3.0 ou
Thunderbolt les
performances sont optimales c'est à dire
limitées essentiellement par le disque dur et
similaires à celles d'un branchement en interne.
Pour ordre de grandeur, avec les disques durs
modernes, elle peuvent atteindre environ 100
Mo/s. Si vous avez de très gros volumes de
données à déplacer, ces interfaces sont donc
optimales.
Si votre
machine n'a pas de port e-SATA ou USB 3.0,
vous
pouvez lui en adjoindre.
Précisons aussi à ce
paragraphe que l'USB3 comme l'USB2, outre sa bien plus large
adoption sur les ordinateurs et sa compatibilité
avec l'USB1, apporte l'avantage certain par
rapport à toutes les autres connectiques de
permettre aux disques durs externes de formats
2"1/2 et inférieurs d'être alimentés par le bus
ce qui implique alors de ne pas avoir à déplacer
un transformateur et donc améliore sensiblement
leur mobilité.
Voici un tableau résumant,
en première approximation, les débits continus
que pouvez attendre en fonction de ces
différentes interfaces, avec un disque dur
récent :
|
Interface du
disque dur externe |
Ordre de
grandeur de débit continu |
|
USB1 (2.5" comme 3.5") |
1 Mo/s |
|
USB2 / Firewire (2.5" comme 3.5") |
30 Mo/s |
|
USB3 / Esata / Thunderbolt (2.5") |
70 Mo/s |
|
USB3 / Esata / Thunderbolt (3.5") |
100 Mo/s |
|
Ethernet
Gigabit (NAS Synology) |
50 Mo/s |
- Le
format physique : comme évoqué au
paragraphe précédent, les modèles de format
2"1/2
peuvent être alimentés par le bus USB2 ce qui
les rend particulièrement intéressant si vous
prévoyez de les déplacer souvent.
En contrepartie, les
capacités maximales comme le rapport
capacité/prix de ces modèles de format réduit
sont inférieurs à celui des modèles 3"1/2 et les
performances de ces modèles sont plus réduites.
Parmi les boîtiers
externes vides vous pourrez trouver des modèles
de différents formats physiques : ceux en
3"1/2 sont destinés aux disques durs
classiques pour PC de bureau et ceux en 2"1/2
sont destinés uniquement aux disques durs pour
portables.
-
Les options
diverses : certains
disques durs externes USB2 sont fournis avec un
rack interne à monter dans une
baie 3"1/2 (disque 2"1/2") ou dans une
baie 5"1/4
(disque 3"1/2) de votre PC fixe. Ceci
permet d'insérer le disque dur facilement dans
le PC le temps de la sauvegarde et de le sortir
pour l'emmener en déplacement.
Certains boîtiers externes
sont ventilés ce qui peut être intéressant si un
usage prolongé du disque externe est envisagé,
afin d'éviter sa surchauffe : dans le cadre d'un
usage très ponctuel et, par exemple, si le
disque n'est allumé que le temps de sauvegarder
quelques Go de données, il n'est pas utile de
prendre un modèle ventilé.
D'autres modèles se
présentent sous la forme d'un
adaptateur dépourvu de boîtier ou encore
d'une station d'accueil ce qui est très
intéressant pour tous ceux devant jongler entre
de nombreux disques durs dépourvus de boîtiers.
Suivant leurs prix et
marques, les NAS peuvent avoir non seulement des
performances très variables mais aussi un grand
nombre de fonctionnalités et d'options
d'administrations différentes. Ainsi, les modes
RAID (0, 1 voire 5) peuvent être présents, les options de
partages pour les utilisateurs peuvent être plus
ou moins perfectionnées et certains NAS peuvent
gérer une voire des Webcams afin de servir de
serveur de vidéo surveillance. De plus les
serveurs Web et multimédias qui peuvent être
intégrés aux NAS vont eux aussi énormément
varier en qualité et performances. Parmi les NAS
les plus intéressants du marché du fait de leurs
performances, fonctionnalités et de la qualité
du suivi comme de leur interface
d'administration, ceux du
constructeur Synology sont à mentionner.
Enfin, certains boîtiers
externes sont capables de
lires les fichiers vidéos et audio qu'ils
contiennent : ils proposent alors, en sus
de l'interface USB 2.0 pour les relier au PC,
des connectiques Svidéo ou encore HDMI afin
d'être reliés à la télévision. Vous trouverez
une sélection de ce type de boîtiers
sur cette page.
Mentionnons aussi l'existence des passerelles
multimédia telle le WD
TV Live Wifi qui, une fois reliés
en USB2 à votre disque dur externe, permettra de
diffuser son contenu sur votre télévision.
Voici une sélection de
boîtiers externes vides en fonction des
interfaces, tant externes qu'internes et des
formats physiques de disques durs :
(*) modèle NAS
performant et disposant de fonctionnalités
étendues. Sauf sur le DS411 Slim, les disques 3.5" 5400tr/min
WD "Red" seront des plus appropriés pour
prendre place dans ces Synology et vous pouvez
trouver une
liste officielle de compatibilité
(attention, non exhaustive !).
Voici une sélection de
boîtiers externes complets (incluant le disque
dur) en fonction des
interfaces externes et des
formats physiques de disques durs :
(*) modèle NAS
performant et disposant de fonctionnalités
étendues.
La
FAQ :
Cette FAQ est constituée à
partir de vos questions les plus fréquentes,
telles que relevées sur le forum. Avant de poser votre
question sur le forum, merci de vérifier qu'elle
ne figure pas dans cette FAQ.
Q1 - PATA, IDE, ATA,
UDMA, SATA, SATA2, SATA3,
ESATA ? Je suis perdu(e) !
R1 - Le terme ATA date
d'une autre époque et signifie "AT Attachement".
Les disques IDE sont aussi parfois appelés ATA
et sont désormais tous à la norme
UDMA. Le
terme PATA (Paralel ATA) est utilisé pour
désigner les disques IDE depuis l'arrivé des
disques SATA (Serial ATA) et par opposition à
ces derniers.
Dans les normes SATA les
informations transitent en Série (les unes
derrière les autres) sur un seul fil alors que
dans la norme PATA plusieurs fils sont utilisés
pour faire transiter les informations en
Parallèle. Pour autant le PATA est abandonné car
la proximité d'un trop grand nombre de
conducteurs génère trop d'interférences et il
est en pratique plus efficace d'utiliser un seul
conducteur à très haute fréquence.
Enfin, l'e-SATA est une
variante du port SATA destiné à un usage
externe, principalement pour connecter des
disques durs externes.
Q2 - Qu'est-ce que le
SATA, SATA2 et SATA3 apportent par rapport au PATA : dois-je
absolument privilégier un disque SATA, SATA2 ou
SATA3 ?
R2- Pour les disques durs,
en terme de
performances, le SATA, SATA2 et SATA3 n'apportent rien de notable
par rapport au PATA : en effet, la limitation
essentielle en terme de performances vient des
mécaniques de disques durs pas de l'interface et
de la bande passante de l'interface.
Ainsi, même si le SATA
propose une bande passante de 150 Mo/s là ou les
disques IDE sont limités à 133 Mo/s (UDMA133)
voire 100 Mo/s (UDMA100) seuls les 2 à 64 Mo de
mémoire cache embarqués sur le disque dur
peuvent bénéficier de ce surplus
bande passante, du moins si le contrôleur SATA
est bien intégré au chipset. En effet, dans le
cas des contrôleurs SATA additionnels (c'est à
dire
externes au chipset de la carte mère) les données
transitent par le bus PCI ou PCI-E et
généralement la bande passante disponible n'est
pas aussi élevé que celle de l'interface SATA.
Tout ceci explique que le SATA2, qui
propose une bande passante de 300 Mo/s là ou les
disques SATA sont limités à 150 Mo/s, n'apporte
pas de gain de performances à même mécanique de
disques durs. Bien évidemment il en est même
pour le SATA3 (600 Mo/s) relativement au SATA2.
A noter
tout de même, l'avantage des SATA sur le fait que
l'intérieur de la tour soit plus aéré et
qu'ainsi les flux d'air ne soient plus obstrués
par la présence des larges nappes (ceci paraît
un détail mais avec l'augmentation sans fin du
dégagement calorique de tous les composants d'un
PC, ce n'est finalement pas si négligeable en réalité).
Dernier avantage
qui peut induire des usages particuliers, le
"hot plug" (branchement et débranchement à
chaud, sans éteindre la machine
à condition d'avoir un rack
adapté) : ceci permet de monter
à moindre frais de petits serveurs avec du
RAID1
ou du RAID5 et de
ne pas avoir à les éteindre pour changer un
disque dur défaillant.
Toutes ces considérations
précédentes de performances s'appliquent bien
pour les disques durs. En effet, certains SSD
SATA3 peuvent saturer la bande passante du SATA2
et dans ce cas leurs performances en terme de
débit continu seront dégradées. Précisons tout
de même que le temps d'accès restant inchangé et
étant un facteur essentiel des performances des
SSD, très généralement relier un SSD SATA3 sur
un contrôleur SATA2 ne changera en pratique pas
sensiblement ses performances du moins pour un
usage en disque système et programmes.
Q3 - Puis-je brancher
un disque PATA sur un contrôleur SATA ? Et
réciproquement ?
R3-
Oui mais ce type
d'adaptateur tend à disparaître du marché et l'achat d'une
carte
contrôleur PCI PATA ou encore d'une
carte
contrôleur PCI SATA sera une solution potentiellement
plus efficace car moins source de problèmes de
compatibilité.
Notez que si votre
alimentation ne dispose pas de prise SATA, vous
aurez besoin, de
cet autre adaptateur pour alimenter le disque dur.
Q4
- Combien de périphériques
IDE PATA (disques durs ou pas) et de
périphériques SATA
puis-je brancher sur ma carte mère ? Quelle est
cette notion de maître et d'esclave ? Comment
étendre cette limitation pour par exemple
brancher 3 disques durs, un graveur et un
lecteur DVD?
R4 - Tout dépend bien sur
du nombre de ports IDE et SATA intégrés à votre
carte mère.
Chaque port IDE vous
permet de connecter deux périphériques, sur la
même nappe donc : l'un sera réglé en "master" et
l'autre en "slave" via des cavaliers placés sur
le périphérique. Si vous avez deux ports IDE vous
pouvez donc connecter 4 périphériques.
Si vous avez 4 ports IDE,
dont 2 ports additionnels
de type RAID,
vous pouvez connecter 8 périphériques IDE : en
effet, les ports additionnels de type RAID
peuvent être utilisés comme des ports IDE
classiques, à ceci près qu'ils n'acceptent
généralement que
les disques durs.
Chaque port SATA permet de
brancher un seul périphérique à cette norme et
contrairement aux ports IDE il n'y a donc pas de
notion de maître/esclave. Néanmoins chez
certains constructeurs, les connecteurs SATA
situés sur la carte mère sont parfois qualifiés
de maître ou d'esclave. Si tel est le cas, les
connecteurs "maître" permettent de brancher un
disque dur sur lequel il peut y avoir le système
d'exploitation (bootable), contrairement aux
connecteurs "esclave". Cf. la documentation de
la carte mère pour savoir ce qu'il en est plus
précisément et si besoin les identifier.
Pour étendre la limitation
en nombre de ports de votre carte mère, vous
pouvez acquérir une
carte
contrôleur PCI PATA ou encore d'une
carte
contrôleur PCI SATA. Notez que les sirènes de
la
solution du disque externe (USB2 et/ou
Firewire voire e-sata) se font souvent entendre dans ce type
de situation car ce type de disque externe
présente de gros avantages pour sauvegarder ou
encore déplacer des données, y compris en grand
volume.
Q5
- Comment monter de manière optimale mes
périphériques IDE ?
R5 - La question est très
vaste et peut difficilement être traitée de
manière extensive. Comme IcrcI
l'a fort bien résumé sur le forum, deux cas principaux se
dégagent cependant :
1- Brancher les 2 disques
durs sur le port IDE1, et le lecteur et le
graveur sur port IDE2.
2- Brancher un disque dur et le lecteur sur le
port IDE1, et brancher le second disque dur et
le graveur sur le port IDE2, les 2 disques durs
étant configurés en maître.
Pour être capable de faire
son choix en connaissance de cause il faut
préciser que dans le cas d'un branchement de 2
périphériques sur un connecteur IDE, le
périphérique le plus rapide accordera sa vitesse
avec celle du plus lent. Par exemple, si un
périphérique UDMA33 et un périphérique UDMA100
sont branchés sur le même connecteur, les 2
fonctionneront en UDMA33. Il faut également
noter que bon nombre de lecteurs fonctionnent en
UDMA33, mis à part certains lecteurs DVD Pionner et Plextor (UDMA66).
Quand 2 périphériques se
partagent un connecteur IDE, un seul peut être
actif à la fois. La commutation est très rapide
et donne l'illusion que les 2 périphériques
fonctionnent en même temps, mais en cas d'accès
concurrent la bande passante est nécessairement
partagée.
La configuration
maître/esclave n'est pas très importante, les
performances d'un périphérique en maître n'étant
que très légèrement supérieur à celle de ce
périphérique en esclave.
De ces informations, on
peut tirer les conclusions suivantes en fonction
des usages :
- Si vous gravez beaucoup,
la solution 2 est préférable, elle autorisera
des copies directes de lecteur à graveur à une
vitesse plus rapide qu'avec la solution 1.
- La solution 2 peut
conduire à un OS légèrement plus performant si
le fichier de SWAP et les fichiers temporaires
se trouvent sur le second disque dur.
- En ce qui concerne le
montage de vidéos, la solution 2 est
intéressante si les fichiers vidéos ne sont pas
stockés sur le disque qui contient l'OS.
Pour toutes les autres
utilisations, la solution 1 est préférable.
Notez qu'une astuce pour
optimiser les flux de données peut être
d'utiliser un second disque dur qui soit SATA,
surtout si vous disposez d'un contrôleur de ce
type.
Q6
- Est-il impératif de choisir un disque avec
une grande quantité de mémoire cache ? Est-ce utile pour faire du
montage vidéo ?
R6 - Tout dépend bien sur
de votre budget mais le surcoût tend à diminuer
et le gain de performances est appréciable dans
bien des applications classiques, y compris pour
le système d'exploitation lui même : si vous
estimez à juste titre l'importance des
performances du disque dur, n'hésitez pas à
faire l'effort financier. Ceci dit, précisons
tout de même qu'au delà de 8 Mo de cache le gain
à avoir une plus grande quantité de mémoire
cache embarquée sur le disque dur tend à
diminuer.
Contrairement à ce qui est
généralement énoncé/supposé, notamment par les
consommateurs, les performances dans le cadre
des applications manipulant de très gros
fichiers (tout ce qui touche à l'imagerie lourde
et notamment le montage vidéo) ne sont
globalement pas affectées par la quantité de
mémoire cache embarquée sur les disques durs.
Q7
- Puis-je brancher un disque dur
UDMA/133
sur un contrôleur UDMA/100 ? Puis-je brancher un disque dur
SATA2
sur un contrôleur SATA ? Puis-je brancher un disque dur
SATA3
sur un contrôleur SATA2 ? Et réciproquement ? Et
si oui, qu'en est-il des performances ?
R7 - Oui, vous pouvez : le
disque dur sera limité à l'UDMA/100 mais cela
n'affectera pas les performances de manière
notable. En effet, la limitation essentielle en
terme de performances vient des mécaniques de
disques durs, pas de la bande passante de
l'interface. Seuls les 2 à 8 Mo de mémoire cache
embarquée sur le disque dur peuvent
théoriquement bénéficier de ce surplus bande
passante ce qui en pratique ne correspond pas à
une différence de performances notable.
Ce raisonnement peut en
première approximation être étendu au montage
des disques durs UDMA/133 sur des contrôleurs
UDMA/66, au montage de disque durs UDMA/100 sur
des contrôleurs UDMA/66 ou encore au montage de
disques durs UDMA/66 sur des contrôleurs UDMA/33.
Dans le cas, par exemple,
du montage d'un disque dur UDMA/100 sur un
contrôleur UDMA/33 il y aura par contre une
perte de performances mais elle sera tout à fait
acceptable et elle ne saurait à mon avis
justifier l'achat d'une carte
contrôleur PCI additionnelle.
Réciproquement, tout
disque de norme UDMA "inférieure" à la norme
maximale supportée par le contrôleur sera
compatible et exploité à son plein potentiel.
A savoir : les nappes UDMA
66/100/133 ne sont pas les mêmes que les nappes UDMA/33 (elles ont plus de fils de masse). Un
disque dur UDMA 66/100/133 monté sur un contrôleur UDMA 66 /100/133 avec une nappe UDMA/33 fonctionnera
néanmoins mais en mode UDMA/33.
Enfin, vous pouvez
brancher un disque dur SATA2 sur un contrôleur
SATA, comme un disque SATA3 sur un contrôleur
SATA2 voire même SATA1, et ceci réciproquement. Toutes les
considérations de performances énoncés
précédemment en regard des disques PATA
s'appliquent ici aussi ce qui signifie
concrètement qu'il n'y aura pas de perte de
performance perceptible du fait de l'interface.
A savoir : dans certains
cas particuliers, il peut être nécessaire de brider
(via un
micro cavalier sur le disque dur ou encore via
l'usage d'un logiciel fourni par le constructeur
du disque dur), un modèle
SATA2 à la norme SATA1 afin qu'il fonctionne
correctement sur un contrôleur de ce type.
Certains disques durs SATA2 sont d'ailleurs
livrés avec ce réglage par défaut.
Q8
- Puis-je brancher un disque dur de telle
capacité sur ma carte mère : va-t-il être
reconnu et y fonctionner ?
R8 -
Comme vu précédemment le problème ne
saurait être lié aux normes UDMA. Le cas
particulier des disques PATA de plus de 120 Go
est traité ici. Et le
cas particulier des disques de plus de 2 To
est évoqué ici.
Ensuite, tout dépend de
l'âge de la carte mère et de son bios. Si le
disque n'est pas reconnu par la carte mère, une
mise à jour de bios
pourra parfois remédier au problème. Ces mises à
jour de bios sont disponibles gratuitement sur
le site du constructeur de la carte mère.
Enfin, notez que si le
disque dur n'est toujours par reconnu, ou du
moins pas à sa pleine capacité, vous pouvez
utiliser l'utilitaire gratuit du constructeur du
disque dur : Samsung (Disk
Manager), IBM/Hitachi (Disk
Manager 2000), Seagate et Maxtor (Disc
Wizard)
et Western Digital (Data
Life Guard).
Très généralement ce type
d'utilitaire vous permettra donc d'installer le
disque dur ce qui revient à outrepasser les
limitations liées au BIOS. Ce type d'utilitaire
se révèle en pratique plutôt convivial mais ils
sont à utiliser de préférence en dernier recours
car afin de pallier à la limitation du BIOS ils
manipulent le MBR du disque dur, ceci en
fonction du bios ce qui va en quelque sorte
condamner ce disque dur à rester sur cette
machine. Ainsi, si vous voulez par la suite
monter ce disque dur dans une autre machine vous
devrez supprimer la surcouche installée par ce
logiciel ce qui peut vous faire perdre toutes
les données (et vous obliger à
repartitionner/reformater), notamment si vous
avez choisi le NTFS.
Q9
- J'ai acquis un nouveau disque dur de plus
de 120 Go (2 To ou moins) : comment faire pour qu'il soit
reconnu et exploitable intégralement sous
Windows 2000 ou Windows XP ?
R9 - Si
vous utilisez un système d'exploitation plus
récent que Windows 2000 ou Windows XP,
votre disque dur sera reconnu et géré sans
difficulté. Ceci dit, avec ces
systèmes d'exploitation,
plusieurs cas sont à
distinguer :
* Si vous utilisez une
carte mère à chipset INTEL, installer l'Intel
Application Accelerator pourra régler ce
problème si vous avez
l'un de ces chipsets *et*
l'un de ces OS.
* Si vous êtes sous
Windows 2000,
voici la procédure à suivre.
* Si vous êtes sous
Windows XP,
voici la procédure à suivre.
Vous noterez que dans ces
deux derniers cas, et comme clairement mentionné
dans les liens ci-dessus :
- Votre bios
doit impérativement être
compatible LBA-48 bits : concrètement
cela signifie que vous devez vérifier sur le
site du constructeur de la carte mère que votre
version de bios supporte bien les disques de
plus de 120 Go. -
Vous devez impérativement
avoir installé le SP1 (ou ultérieur) pour XP et
le SP3 (ou ultérieur) pour W2000. Avec
Windows XP sans SP, il est aussi possible
d'activer ce support via
la mise à 1 de la clé EnableBigLba dans
le registre.
Si ces deux conditions ne
sont pas remplies vous
vous exposez à des pertes de données sur
toute partition dépassant 128 Go ! En effet,
tout semblera fonctionner normalement, mais en
remplissant le disque dur, au lieu d'écrire le
129ème Go de données vous détruirez
le premier Go de vos données ! La solution
consiste alors à faire des partitions de moins
de 128 Go : par sécurité et à cause
de cette confusion se
limiter à des partitions de 120 Go sera donc
sage dans ce cas particulier. Si vous souhaitez installer Windows 2000 ou
Windows XP directement sur un disque de plus de
120 Go et sans le partitionner, il vous faut,
outre un bios compatible LBA 48 Bits, utiliser
un CD-ROM d'installation incluant d'origine le
dernier SP. Si vous ne disposez pas de ce type
de CD-ROM, l'installation reste possible mais il
faudra impérativement partitionner (avec des
partitions de 128 Go ou moins).
Notez que si votre bios ne
supporte pas le mode LBA-48 bits, une solution
sera d'acquérir une carte
contrôleur PCI additionnelle et d'y
brancher le disque dur en question.
NB : le problème de
reconnaissance de ces disques durs de forte
capacité ne se pose pas dans le cadre d'un
disque dur placé dans un
boîtier externe à l'interface USB2 (ou
encore Firewire voire eSATA) car dans ce cas le
contrôleur disque dur est situé dans le boîtier
externe.
Q10
- J'envisage d'acquérir un nouveau disque dur de plus
de 2 To : comment faire pour qu'il soit
reconnu et exploitable intégralement ?
R10 - Au-delà
de 2,2 To des soucis de compatibilité se
présentent car il faut utiliser un adressage de
type Long-LBA (plutôt que LBA) et le
partitionnement MBR doit être abandonné au
profit du GPT.
Pour un disque système,
cela implique d'avoir un système d'exploitation
récent (Vista ou ultérieur) de type 64 bits ainsi qu'une
carte mère dotée d'un bios de type EFI pour que
le système puisse démarrer sur une partition de
type GPT.
Pour un disque secondaire,
un OS 64 bits n'est pas nécessaire, pas plus
qu'un bios EFI mais Windows XP n'est cependant
pas compatible. Avec Windows Vista et ultérieurs, en utilisant un partitionnement de type GPT,
votre disque secondaire sera reconnu et
exploitable à pleine capacité. De même,
avec un Linux récent
ou Mac OS X, vous ne devriez pas rencontrer de
difficulté.
Précisons que les boîtiers
externes pour disques durs seront généralement
limités au support des modèles de 2 To, sauf
modèle spécifique de boîtier.
Ajoutons que certains
fabricants de cartes
contrôleurs ont mis au point des
solutions propriétaires (3Ware, Adaptec...) afin
de permettre de créer des grappes RAID de plus
de 2 To ou bien d'exploiter sans partitionnement
des disques durs de plus de 2 To.
Q11
- Quel est le meilleur partitionnement ?
Puis-je faire/défaire le partitionnement alors
que le disque contient déjà des données ?
R11 - La question animera
certainement les forums pendant encore longtemps
dans la mesure où il n'y a pas de réponse
absolue. Tout dépendra donc de vos habitudes de
rangement et usages.
Notez cependant que vu la
taille des disques durs récents, faire une
partition système d'environ 50 Go (qui contiendra
donc essentiellement le système d'exploitation,
les programmes et les
documents peu volumineux) et une seconde
partition pour les données volumineuses est
assez recommandé. Ce type de partitionnement
minimal vous permettra aussi d'utiliser des
logiciels de sauvegarde afin de faire une image
de la première partition sur la seconde.
Lorsque un disque dur a
été divisé en plusieurs partitions et que
finalement on souhaite revenir à une
organisation moins détaillée (par exemple de 5
partitions revenir à 3 partitions) il faut soit
:
*
Sauver le contenu des partitions 2 à 5 et les
détruire avec un utilitaire comme Fdisk puis recréer
les partitions 2 et 3 de taille souhaitée.
* Utiliser un logiciel
spécifique pour cela comme
Partition
Magic de Symantec,
Partition Suite de Micro Application,
QTParted ou GParted sur une
knoppix,
Ranish,
FIPS
(la
doc.
ici),
SystemRescueCD,
Partition Manager de Easus,
The Partition Resizer ou encore
Partition Wizard qui sont à ma
connaissance les seuls utilitaires permettant de
réaliser ce type de manipulation de manière
assez souple. Notez
que les 2 premiers listés sont des logiciels
payants alors que les autres sont des freewares,
les trois derniers de la liste étant certainement les
meilleurs de ces freewares, sachant que
Partition Wizard est un live CD c'est à dire
qu'il ne nécessite pas d'installation. Ce type de logiciel
vous permettra aussi d'ajouter des partitions en
scindant certaines et en redimensionnant
d'autres. Notez que si Partition Magic est
souvent mentionné / cité c'est notamment car
c'est à priori le plus ancien des logiciels
permettant ce type de manipulation et certains
des freewares peuvent normalement rendre le même
service. Dans tous les cas, quel que soit le
logiciel utilisé, vous devez sauvegarder
l'intégralité de vos données avant un redimensionnement
de partition et considérer le pire cas cad que
vous puissiez perdre toutes vos données durant
l'opération.
De manière similaire si
vous souhaitez partitionner un disque dur ou
encore ajouter des partitions à ce dernier alors
que Windows y est déjà installé vous devrez
utiliser l'un de ces logiciels cités
précédemment.
Q12
- Puis-je faire une sauvegarde complète de
mon système d'exploitation et de mes données ?
R12 - Si vous souhaitez sauvegarder l'intégralité de
votre disque dur (données et applications), ceci
afin de pouvoir le restaurer ensuite en cas de
problème grave (virus, panne matérielle, etc..),
vous devez utiliser un logiciel spécifique comme
Acronis True Image
(un
tutorial),
Ghost,
PC Cloneur Facile qui n'est autre que
Paragon Backup & Recovery Home,
DriveImage XML,
Savepart,
DrvImagerXP,
G4L et
TodoBackup
: les 5 derniers sont gratuits contrairement aux
premiers et le meilleur des payants est
certainement le logiciel d'Acronis. Vous devrez disposer d'une
seconde partition sur le disque dur ou mieux
encore d'un second disque dur avec l'espace
disque suffisant. Précisons que
WD,
Seagate/maxtor
et
Intel fournissent des versions
gratuites de l'excellent Acronis True Image,
dont l'usage n'est conditionné que par le fait
d'avoir un HDD ou SSD de la marque.
La sauvegarde est alors réalisée sous la forme d'un
ou plusieurs énormes fichiers (compressé avec un rapport d'
environ 50% par rapport au volume initial)
qu'il faudra ensuite
pouvoir stocker !
Notez que Windows 7 inclut un utilitaire
permettant de créer un DVD de restauration :
"Panneau de configuration -> Système et sécurité
-> Sauvegarder et restaurer -> Créer une image
système".
Enfin, si vous devez
cloner un grand nombre de disques durs, sachez
qu'il existe des
copieurs autonomes pour ce faire.
En
section montage vous pouvez trouver des
informations et une vidéo illustrant le
remplacement physique du disque dur dans votre
PC.
Q13
- Y a-t-il un intérêt à utiliser deux disques
durs plutôt qu'un seul du double de la capacité
?
R13 - Tout dépend de vos
usages et des réglages effectués sur la machine.
Dans le cadre du montage vidéo par exemple,
avoir un disque dur dédié à la vidéo sera un
plus très appréciable en terme de confort
d'usage.
Si vous avez deux disques
durs physiques différents, d'une manière
générale vous pouvez améliorer les performances
de votre machine en réglant le système
d'exploitation afin que le fichier d'échange
mémoire et les fichiers temporaires soient
situés sur le second disque dur (direction
Panneau de configuration -> Système -> ...).
Pensez à régler aussi les fichiers Internet
temporaires sur ce second disque dur (Depuis le
navigateur, menu Options -> ...).
Q14 -
Y a-t-il un intérêt à faire du RAID0 en terme
de performances ? Quels contrôleurs utiliser
pour faire du RAID0, RAID1 ou encore RAID 5 ?
R14 -
Tout dépendra des usages : dans le cadre du
montage vidéo, le RAID0 peut se révéler utile en
terme de performances vu la taille des fichiers
manipulés. Cependant si vous n'avez que deux
disques durs et que vous les mettez en RAID0,
cela signifiera que le système d'exploitation se
retrouve à cohabiter avec les fichiers vidéos :
en dédiant un disque dur au travail vidéo et
l'autre au système vous auriez certainement
autant de confort tout en évitant de devoir
monter un système raid.
La solution
idéale pour faire du RAID0 sera par conséquent
d'avoir un disque dédié au système et deux
autres disques durs (pour un total de 3 disques
durs donc) en RAID0 dédiés au montage vidéo.
Notez que le
RAID0 multiplie statistiquement parlant le
risque de perdre les données pour raison de
panne matérielle puisqu'il suffit qu'un seul des
deux disques tombe en panne pour perdre toutes
les données.
On distingue deux
types de cartes RAID : les plus basiques sont
dites en RAID "logicielles" et une
partie du traitement lié à leur fonctionnement
en RAID est alors assuré par le processeur alors
que les modèles haut de gamme sont dites de type
RAID "matériel" car l'essentiel du traitement
lié à leur fonctionnement est réalisé par la
carte elle même.
En terme de RAID SATA avec
contrôleur de type logiciel, il
faut mentionner les excellentes performances en
mode RAID0 des contrôleurs RAID intégrées aux
ICHxR équipant certaines cartes mères à
chipsets INTEL. En RAID5 il en va autrement car
les performances des contrôleurs intégrés aux
cartes mères sont fortement dégradées, tout
particulièrement en écriture. Autrement formulé,
pour avoir les performances d'un RAID0 de 2
disques en ayant la sécurité apporté par un
RAID5 de 3 disques, il conviendra d'opter pour
la carte contrôleur RAID5 SATA haut de gamme et donc
"matériel". Parmi ce type de carte, il faut citer les Adaptec à l'interface PCI-E 8X
comme
les
5405
et
5805.
Enfin, il faut mentionner
que
Windows XP
Pro peut être modifié pour accepter de
gérer le RAID lui même cad de manière
entièrement logicielle, ce qui inclut le RAID5.
Q15
- Pourquoi mon disque dur de 120 Go ne
fait-il que 111 Go une fois formaté ?
R15 - Les fabricants
comptent en base 10 au lieu de compter en base 2
: cela leur permet d'annoncer des disques durs
de plus grande capacité. Ainsi ils considèrent qu'un Méga-octet (Mo) vaut 1 Millions
d'octet au lieu de 2^30. La différence n'est pas si négligeable
car il y a près de 74 Mo de différence par Go,
ou encore 7,4%...
Rappel : un
octet est un mot mémoire de 8 bits (huit 0 ou 1).
1 kilo-octet (Ko)
= 1 024 octets (2^10).
1 méga-octet (Mo) = 1 048 576 octets (2^20).
1 Giga-octet (Go) = 1 073 741 824 octets
(2^30).
1 Terra-octet (To) = 1 099 511 627 776 octets
(2^40).
Notez cependant
qu'officiellement la confusion ne devrait plus
exister puisque
les puissances de 2 ont désormais leurs
appellations spécifiques.
Q16 - Comment
récupérer des données sur mon disque dur, suite
à une erreur d'effacement, à un formatage, accident physique
ou autre ?
R16 -
EasyRecovery,
PC Inspector
et
GetDataBack sont des
logiciels spécialisés
dans la récupération de données suite à des
manipulations lourdes comme le formatage ou la
destruction de partition par exemple. Dans le
cas d'un "simple" problème de partition
endommagée,
TestDisk sera à privilégier.
Enfin, dans le cas de fichiers effacés par
erreur vous pourrez utiliser des logiciels
gratuits comme
NTFS Undelete,
PC Inspector,
Recuva ou encore
GetDataBack en version d'évaluation.
En cas de
perte complète du disque dur (défaillance
mécanique et donc disque dur qui ne marche plus
du tout), la seule solution consiste à
s'adresser à des services et sociétés spécialisées comme par
exemple
Recoveo via LDLC ou
Ontrack. Le coût
de la prestation de récupération des données est
*élevé* et donc seuls ceux qui ont des données
vraiment *primordiales* et les moyens financiers
pourront tenter de s'adresser à des sociétés
spécialisées. Les autres ne pourront
malheureusement rien faire de mieux que
consulter
la page
sauvegarde du site, ceci afin que cette
mésaventure ne leur arrive pas deux fois.
Q17 - Puis-je mettre
mon disque dur dans un rack ? Quel est l'intérêt
?
R17 - L'intérêt
des racks réside dans la possibilité qu'ils
donnent d'ajouter / enlever facilement un disque
dur dans une machine, sans avoir à la démonter.
Ceci peut par exemple être fort pratique pour
avoir plusieurs systèmes
d'exploitation sur une même machine,
avec un disque dur dédié à chaque système.
Précisons que
les rack SATA "hot swap" permettent l'insertion
et le retrait des disques sans éteindre la
machine, du moins avec un système d'exploitation
récent.
Sachez que certains
disques durs externes USB2 sont fournis avec un
rack interne à monter dans une
baie 3"1/2 ou dans une
baie 5"1/4 de votre PC fixe. Ceci
permet d'insérer le disque dur facilement dans
le PC le temps de la sauvegarde et de le sortir
pour l'emmener en déplacement, pour un usage en
USB2. Notez aussi que certains boîtiers récents
intègrent un ou des rack hotswap sata,
tels notamment les Coolermaster
HAF-XM et Bitfenix
Ghost.
Enfin, en matière de rack hotswap sata de
qualité, mentionnons ce modèle
sans tiroir,
ce modèle
avec tiroir,
ainsi que
ce
lecteur de carte mémoire interne
acceptant les disques 2.5". Il
est aussi possible de trouver des racks pour
3 disques,
4 disques voire pour
5 disques.
Q18 - Mon disque dur
est trop bruyant à mon goût : comment le faire
taire ?
R18 - Ce sujet est traité
en page silence.
Q19 - Ma machine
est-elle plus lente du fait que mon disque dur
est rempli ?
R19 -
La vitesse de la machine ne dépend que très peu
du fait que le disque dur soit rempli ou pas,
contrairement à certaines idées reçues : ceci
reste vrai tant que le disque dur physique n'est
pas rempli à plus de 80% environ.
Q20 - Faut-il ventiler un disque dur ?
Quelle est la T° à ne pas dépasser et la T°
recommandée pour un disque dur ?
R20 - Le ventiler ne peut que
maximiser sa durée de vie statistique mais en général et
en usage classique ce n'est pas indispensable,
surtout si vous avez un boîtier grande tour. Par
contre si vous avez un disque dur récent en
7200 tr/min et
que vous faites un usage intense de votre disque
dur, là oui et sans hésitation. Par usage
intense on entend l'acquisition vidéo et toute
manipulation prolongée de gros fichiers
informatiques (le son et l'image génèrent ce
type de gros fichiers). Enfin, vous pouvez aussi
vérifier cela en mettant la main sur le disque
dur (coté de la plaque métallique et sur la
tranche) : si vous ne pouvez pas la laisser sur le
disque c'est plutôt mauvais signe.
Notez que les boîtiers
modernes et de qualité prévoient de permettre la
ventilation de vos disques durs grâce à des
montages situés en façade c'est à dire devant
l'entrée d'air.
La T° maximale officielle
à ne pas dépasser mentionnée par les
constructeurs de disque dur est généralement de
55°c. En pratique, je recommande dans la mesure
du possible d'essayer de maintenir le disque dur
plutôt sous la barre des 40-45°c ce qui est
possible avec une légère ventilation. Pour
connaître la T° de votre disque dur vous pouvez
utiliser le logiciel gratuit
Speedfan.
Enfin, pour diminuer la T°
de votre disque dur, tout en atténuant le bruit
produit, il faut mentionner
l'existence du SilentMaxx qui supporte
même les disques 10.000 tr/min.
Q21
- Comment brancher un disque dur de portable
sur un PC fixe ?
R21 - Directement pour un
SATA. S'il s'agit d'un modèle IDE, il vous faut
cet accessoire.
Q22
- Quelle est la durée de vie d'un disque dur
ou encore qu'est ce que le MTBF et le SMART ?
R22 - Les
fabricants ne donnent que des MTBF (Middle Time
Between Failure : "Temps moyens entre deux
pannes") ou encore des MTTF (Mean Time To
Failure : "Temps moyens avant
panne"). Ces derniers sont calculés
mathématiquement en mettant les disques durs en
situations extrêmes et en mesurant au bout de
combien de temps ils lâchent : à partir de ces
mesures une extrapolation est alors réalisée. Le
nombre de cycles de marche / arrêt est aussi
compté car la phase d'accélération des plateaux
est critique. Au final tout ceci ne donne qu'une
moyenne et il y a des hauts et des bas
individuels comme dans toute moyenne : de fait
cela reste un peu une loterie.
Seagate a annoncé fin 2007
vouloir passer à l'AFR (Annual Failure Rate) qui
serait lui basé sur le probable pourcentage de
disques durs en panne par année, basé sur le
nombre total de disques de ce même type en
fonction c'est à dire vendus par le
constructeur.
Ainsi les seules choses à faire sont de croiser
les doigts et de choisir une marque pour
laquelle les statistiques de retour SAV sont
bonnes. Enfin, ventiler le disque dur et
désactiver la fonction d'arrêt des disques
durs dans la gestion de l'alimentation et des
états de veille vous permettront de mettre
toutes les chances de votre coté.
Vous pouvez aussi utiliser la
fonction SMART (Self Monitoring Analysis &
Reporting Technology) du disque dur via un
utilitaire comme
DisckCheckup. Cette fonctionnalité
permet de détecter les anomalies / risques de
panne via divers symptômes avant coureur de la
panne matériel du disque dur : si cette
technologie n'est pas infaillible, elle peut
cependant parfois vous permettre de sauver vos
données à temps c'est à dire avant le décès du disque
dur.
Une forte dispersion
des temps d'accès sous
HDtune combiné à plusieurs très forts
pics à la baisse du débit peuvent être un signe
alarmant en regard de la santé de votre disque
dur.
Ce fil de discussion sur le forum,
l'illustre.
Enfin, si votre disque dur
fait
un bruit particulier cela peut
correspondre à un certain type de panne
matérielle.
Q23
- J'ai acquis un nouveau disque dur plus
volumineux et plus récent : dois-je le monter en
lieu et place de l'ancien ? Faut-il réinstaller
Windows ? Est-il possible de transférer
simplement l'intégralité du contenu (Windows +
programmes + données) de l'ancien disque sur le
nouveau ?
R23 - Il
est recommandé d'utiliser le disque dur le plus
performant comme support au système
d'exploitation et aux programmes donc, oui, il
est préférable de le monter en lieu et place de
l'ancien.
Windows "s'encrasse"
(notamment par sa Base Des Registres) à l'usage
et idéalement il est préférable de profiter de
cette opportunité pour le re-installer.
Cependant si vous ne souhaitez pas le faire, il
est possible d'utiliser des logiciels comme
ceux évoqués pour faire les
sauvegardes de système ou encore tout
simplement comme ceux fournis
gratuitement par les constructeurs de disque
durs afin de transférer en toute
quiétude et simplicité l'intégralité du contenu
de l'ancien disque dur sur le nouveau disque
dur. Avec ce type de logiciels il vous suffit de
monter temporairement le nouveau disque dur (en
interne ou encore dans un
boîtier externe USB2) et suite au transfert il
reste à monter le nouveau disque dur en lieu et
place de l'ancien. A ce propos, notez qu'il est
préférable d'éviter de monter simultanément deux
disques durs partitionnés ayant des partitions
actives contenant Windows XP : pour éviter
divers soucis, suite au transfert, redémarrez
une première fois la machine uniquement avec le
nouveau disque dur. Ceci fait, vous pouvez
l'éteindre et ajouter l'ancien disque dur avant
de redémarrer.
Q24
- Dans quelle position physique puis-je
monter mon disque dur ?
R24 -
Les constructeurs recommandent de monter les
disques durs à plat ou sur la tranche : les
angles intermédiaires sont officiellement à
proscrire afin d'éviter une usure prématurée de
certaines pièces mécaniques.
Notez que les têtes ne
peuvent pas s'user physiquement car elles ne
touchent pas le disque : elles sont carénées
pour que la vitesse de rotation les soulève
légèrement, on parle "d'effet Bernouilli".
Q25
- J'ai monté mon disque dur, il est reconnu
par le BIOS mais n'apparaît pas sous Windows :
que faire ?
R25 -
Pensez que vous devez le partitionner puis le
formater : pour ce faire, sous Windows XP,
faites "Démarrer - Exécuter -
diskmgmt.msc".
Q26
- Comment installer & booter Windows XP sur
un disque dur SATA non géré nativement ?
R26 -
Dans le bios,
réglez la séquence de boot de manière à ce que
le disque SATA soit prioritaire sur tout disque
IDE et bien présent dans la liste des
périphériques sur lequel la bios doit tenter de
lancer le boot (parfois il faut sélectionner
SCSI pour ce faire). Pensez que votre lecteur CD doit
aussi être présent dans la boot séquence.
Insérez le CD d'installation de Windows XP et
durant le début de l'installation, guettez le
message en bas de l'écran vous indiquant
l'opportunité d'insérer des pilotes tiers en
appuyant sur F6. Appuyez sur F6 et insérez la
disquette des pilotes du contrôleur SATA que
vous aurez au préalable préparée.
Notez que si votre Windows
XP inclut le SP2 ou encore que votre carte mère
inclut des ports SATA natifs (cad gérés par le
chipset et non pas via un contrôleur
additionnel) vous ne devriez pas avoir besoin
d'en passer par cette procédure car le disque
dur sera automatiquement détecté à
l'installation par Windows XP.
Q27
- Si j'achète un disque dur au détail c'est à
dire "nu", que me faut-il acquérir en
plus pour
le monter dans mon PC en sus de l'actuel ?
R27 -
Tout d'abord pensez à vérifier
que vous avez un port de libre pour le
connecter à la carte mère. Ensuite, vous aurez
besoin d'une nappe SATA ou PATA (suivant
la connectique du disque dur) : sur les
nappes PATA il est possible de monter deux
périphériques IDE donc il se peut que vous ayez
un emplacement de libre (ouvrez le boîtier et
vérifiez visuellement). Avant d'acquérir une
nappe (SATA
ou
PATA) pensez à vérifier qu'avec la carte
mère, vous n'en avez pas eu de livrées et qu'il
ne vous en reste donc pas.
Enfin, il vous faudra des
vis pour fixer le disque dur au boîtier : ces
dernières vous ont été fournies avec le disque
dur bien souvent. Pour plus d'informations, vous
pouvez aussi consulter le chapitre approprié de
la section montage PC
du site.
Q28
- Je dispose de deux disques durs portant
chacun un système d'exploitation : puis-je
*matériellement* choisir sur lequel booter, ceci
sans que le second ne soit accessible ?
R28 -
Pour ce faire vous pouvez utiliser des racks de
disque dur mais attention aux problèmes de
fiabilité mécanique.
Une autre solution consistera à monter chaque
disque dur sur un contrôleur différent et à
désactiver dans le BIOS (Section
Integrated Peripherals)
le contrôleur portant le disque dur que vous ne
souhaitez pas voir accessible. Il s'agit bien de
désactiver le contrôleur de disque
afin que le système
d'exploitation ne puisse pas détecter le disque
dur par lui même (Windows XP notamment fait
cela). Pour ce qui est de la séquence de boot,
il suffit de mettre les deux disques dans la
séquence, peu importe l'ordre puisqu'en seul
sera activé à un instant donné.
Le gros avantage de cette méthode réside dans
l'absence de moyen mécanique ce qui supprime
tout danger de faux contact et les éventuels
problèmes matériels qui peuvent être liés. En
contrepartie, dans le cas d'un contrôleur IDE,
le lecteur/graveur qui sera sur la même nappe
que le disque dur, risque de le ralentir un peu
et ne sera accessible que si le disque dur qui
est sur la même nappe l'est aussi.
Q29
- Dois-je formater en NTFS plutôt qu'en FAT32
? Quels sont les avantages / inconvénients ?
R29 - De part
sa plus grande robustesse et sécurité,
NTFS est le plus recommandé sous Windows 2000 /
XP. Ce système de fichier n'est cependant pas
reconnu par les anciennes versions de Windows ou
encore par le DOS mais pour un besoin ponctuel
il est possible d'utiliser
cet utilitaire "NTFS Reader" gratuit.
La vitesse de
NTFS varie très peu en fonction de la taille du
disque dur et de son taux de remplissage,
contrairement à FAT32 : ainsi si FAT32
sera un peu plus rapide sur des disques de petite
capacité et peu remplis, la tendance s'inversera
dès que le disque contiendra un grand nombre de
fichiers.
Enfin, d'une manière
générale, NTFS est beaucoup plus tolérant aux
erreurs et un peu plus économe en terme d'espace
du fait de la taille des secteurs alloués.
Q30
- Puis-je brancher un disque dur externe qui
comporte une prise USB plus une prise Firewire
(ou esata)
simultanément sur 2 machines (en utilisant
chacun des connecteurs disponibles) ?
R30 - Non,
vous ne pouvez pas "partager" un boîtier via ce
biais c'est à dire l'utiliser ainsi
simultanément sur les deux machines.
Q31
- Dois-je utiliser le mode AHCI (Advanced Host
Controler Interface) ? Si oui, puis-je passer du
mode "Compatible IDE" au mode AHCI sur ma
machine ?
R31 - Si
votre disque dur est récent, il sera très
certainement à même de gérer le NCQ (Native
Command Queuing) et de là le mode AHCI pourrait
vous apporter un gain de performance. Comme
détaillé
dans cet article, il est possible de
passer du mode compatible IDE à l'AHCI comme de
l'installer d'origine avec Windows XP. Sous
Vista et Seven, il est recommandé d'utiliser le
réglage AHCI et si l'installation de Windows a
été réalisé en mode "compatible IDE",
Microsoft fournit un "fix it" et
détaille la procédure afin de passer en mode
AHCI.
Q32
- Je monte une config très haut de gamme :
serait-il intéressant d'opter pour des disques
SCSI ou SAS ? R32 -
Avec la venue des disques SATA 10.000 tr/min et
des SSD,
non l'intérêt est vraiment marginal. En effet,
en dehors d'un usage type serveur (avec donc un
grand nombre d'accès concurrentiels) les disques SATA 10.000 tr/min n'ont pas à rougir de leurs
performances face à leurs homologues SCSI ou SAS, y
compris ceux en version 15.000 tr/min. Et si
vous n'avez pas besoin d'une grosse capacité, vous pouvez envisager un bon
SSD afin d'avoir encore
plus de performances.
Plutôt que d'utiliser du
SCSI ou SAS, vous pouvez aussi envisager de mettre deux disques SATA 10.000
tr/min haut de gamme
en RAID0
: vous aurez alors effectivement des
performances de haut niveau pour une station de
travail et simultanément une grosse capacité.
Mais là aussi, si vous n'avez pas besoin d'une
grosse capacité, un bon
SSD sera à envisager
sachant que vous pourrez le coupler à un gros
disque dur "Green" pour le stockage des données
volumineuses.
Q33
- Qu'est ce que le système de partitionnement
EXT, EXT2, EXT3, EXT4?. Puis je lire un disque
partitionné de la sorte depuis un système windows?
R33 - C'est un système de partitionnement
couramment utilisé par Linux. Les NAS, souvent
équipés de Linux, fonctionnent généralement avec
ce type de partitionnement. Le driver
ext2fsd permet d'accéder en lecture et
en écriture aux partitions ext4 (et antérieurs)
sous Windows 2000 et XP en 32 bits et
2003/2008/Vista/7 en 32 et 64 bits.
Q34
- Quelles sont les solutions techniques pour
faire un multiboot sur ma machine ? Et quels
sont les avantages / inconvénients
correspondants ? R34 -
Pour installer plusieurs
systèmes d'exploitation sur votre
machine vous pouvez bien entendu utiliser un
seul disque dur et la solution du multiboot
logiciel : tous les systèmes d'exploitations
récents vous le permettront, même s'il est
généralement recommandé d'installer d'abord
Windows puis le Linux de votre choix. Cette
solution présente l'inconvénient d'avoir une
gestion logicielle et tous les systèmes sur le
même disque ce qui fait qu'en cas de soucis
(logiciel ou matériel) vous risquez de perdre
tous vos systèmes d'exploitation.
Afin d'éviter la solution
logicielle vous pouvez acquérir plusieurs
disques durs et en dédier un à chaque système.
Afin de passer d'un système à un autre, vous
pourrez alors utiliser :
- Un rack
disque dur : avec un
modèle sans tiroir
vous insérerez le disque dur et donc le système
d'exploitation de votre choix. Un rack
avec tiroir impliquera d'acquérir autant
de racks que de disques durs.
- Un
interrupteur d'alimentation de disque
dur : les disques durs seront montés à demeure
dans la machine et vous mettrez sous tension le
disque et donc le système de votre choix. En
réglant votre séquence de boot dans le bios avec
tous les disques durs les uns derrière les
autres, vous n'aurez pas besoin de revenir dans
le bios.
La solution du rack implique
de manipuler régulièrement les disques durs : il
y a un risque statistique élevé de les
endommager du fait d'une chute. Et de plus, la
connectique peut souffrir des insertions
fréquentes. Le risque de chute ne peut être
évité mais les soucis de connectique peuvent
être minorés voire supprimés via l'usage de
plusieurs racks avec tiroir car le disque dur
sera monté à demeure dans le tiroir et la
connectique de ce dernier est plus adaptée à des
branchements/débranchements fréquents.
La solution de l'interrupteur
d'alimentation ne présente donc pas ces
inconvénients.
Il serait aussi possible
d'installer les systèmes d'exploitation sur
disque dur externe (USB3 par exemple) : la
majorité des cartes mères récentes permettant de
booter sur un périphérique externe USB3, il
suffirait alors de changer de disque dur externe
pour changer de système d'exploitation. Ceci
dit, cette solution est moins intéressante car
le temps d'accès comme le débit sont moins bons
du fait du contrôleur externe. Et de plus, qui
dit disque dur externe et manipulation fréquente
dit là aussi risque de chute. Pensez que vous
pouvez prendre plusieurs avis quant à
l'achat de cette pièce en discutant sur
le Forum : ce lieu de
convivialité et d'entraide comporte en effet
un espace dédié au
conseil d'achat !

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