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 Choisir son disque dur : interface, capacité, marque, vitesse...

Page mise à jour le 17/05/13

 

En bref  :

- Le format physique : plus intéressants en terme de rapport capacité/prix comme de performances, les disques durs 3"1/2 sont réservés aux PC fixes là où les modèles 2"1/2 peuvent être utilisés dans les portables comme dans les PC fixes. Parmi les modèles 2"1/2, différentes épaisseurs existent et peuvent conditionner la compatibilité dans les portables.

- La capacité : pour les PC fixes, les 500 Go sont désormais l'entrée de gamme et les modèles jusqu'à 2 To sont disponibles avec des rapports capacité/prix encore plus intéressants. Les capacités disponibles sont couramment deux fois moindres pour les modèles 2"1/2.

- La vitesse de rotation : au format 3"1/2, les 7200 tr/min se sont généralisés sur le marché. De rares modèles 10.000 tr/min SATA sont disponibles : les performances sont au rendez-vous mais le prix, la capacité limité et le faible rapport capacité/prix ont de quoi freiner l'achat, d'autant plus que les meilleurs modèles 7200 tr/min proposent des performances assez proches et qu'en terme de performances pures, les SSD de qualité sont encore bien plus intéressants. Pour du stockage, de la sauvegarde ou encore pour leur meilleure discrétion, les modèles à plus basse vitesse de rotation (WD Green à environ 5400tr/min) sont des plus recommandables car leur fiabilité est excellente et leurs performances en débit continu restent proches de celles des modèles 7200tr/min, la moindre vitesse de rotation étant souvent compensée par la plus grande densité des plateaux.

Au format 2"1/2, les 5400 tr/min tendent à se généraliser. Des modèles 7200 tr/min sont là aussi disponibles et apportent un gain de performance sensible dans les rares ordinateurs portables où ils sont présents même si là aussi ce sont les SSD de qualité qui sont bien plus intéressants.

Toujours au format 2"1/2, à mi-chemin entre disques durs classiques et SSD, des disques durs dits "hybrides" existent chez Seagate : ils intègrent une bonne quantité (8 Go) de mémoire NAND SLC un peu à la manière d'un mini SSD et pour un fonctionnement similaire à celui du SSD Caching. Grâce à un contrôleur disque efficace permettant de répartir les informations de manière optimale entre le disque et la mémoire flash, les performances au démarrage de Windows et des applications les plus utilisées sont très supérieures à celles d'un disque dur de portable classique.

- La quantité de mémoire cache : 32 Mo de cache (au lieu de 8 ou 16 Mo) tendent à se généraliser. Le gain de performances à l'usage du système d'exploitation et des applications courantes est un plus qui justifie le léger surcoût. Les modèles intégrant 64 Mo de cache ne présentent eux qu'un gain marginal par rapport aux modèles 32 Mo de cache.

- L'interface : à disque dur de mêmes caractéristiques physiques les différentes normes SATA n'apportent pas de gain de performances notable et la vitesse de l'interface ne sera donc pas un critère de choix. Précisons que le PATA est désormais en fin de vie et n'est plus supporté par la majorité des cartes mères récentes.

Pour les SSD portant le système et les programmes il en est de même car le temps d'accès restera inchangé et c'est bien ce dernier qui fait l'essentiel des performances des SSD. A contrario, afin de profiter pleinement du débit continu des SSD récents, utile dans certains travaux vidéos par exemple, l'interface SATA III s'impose.

Le SAS implique un surcoût d'autant plus élevé qu'il faut une carte contrôleur additionnelle : avec les performances des derniers disques SATA 10.000 tr/min et des SSD, le SAS ne peut justifier son achat que pour un besoin de stockage important en usage serveur où les capacités d'accès concurrentiel de cette technologie peuvent être un avantage.

Enfin, le cas des disques durs externes et de leurs différentes interfaces est abordé dans le chapitre qui leur est dédié.

- Les performances : à mêmes caractéristiques (densité et nombre de plateaux, vitesse de rotation, taille physique du disque) elles sont assez proches. Ce critère entre donc assez peu en ligne de compte pour les disques durs grand public. Rappelons que les disques durs 3"1/2 sont plus performants que leurs homologues 2"1/2.

Les WD de gamme "Red" sont un cas particulier car ils sont optimisés pour un fonctionnement en RAID et dans les NAS où leur faible consommation, leur Firmware optimisé et leur support du TLER (Time Limited Error Recovery : peut permettre d'éviter des passages en mode dégradé en RAID) sont des plus certains.

- La garantie : les disques durs sont généralement garantis 1 à 5 ans par les différents constructeurs du marché. Plus précisément et depuis mi 2012, chez WD, les gammes "Green" et "Blue" sont garanties 2 ans, les "Red" 3 ans, alors que les gammes "Black" et "Entreprise" sont garanties 5 ans. Et chez Seagate, les "Barracuda", "Barracuda Green" et "Momentus" sont garantis 2 ans alors que les "Constellation", "Barracuda XT" et  "Momentus XT" sont garantis 3 ans.

Ajoutons que la durée de garantie peut être plus longue si le disque dur est en version "boîte" et non pas OEM et que les garanties des disques WD et Seagate étaient plus longues pour les disques acquis en 2010 et 2011. Plus précisément, voici la description de ces garanties pour Samsung, Seagate et Maxtor, Hitachi et WD.

- Le nombre de disques durs : dans bien des cas un seul disque dur suffira mais il existe des usages pour lesquels avoir deux disques durs est très appréciable.

- La discrétion de fonctionnement : au format 3"1/2, les WD série Green et Red sont les meilleurs. Au format 2"1/2, les disques durs sont généralement plus discrets : parmi les meilleurs en la matière, signalons les WD ayant une vitesse de rotation de 5400 tr/min et les Seagate en 7200 tr/min.

- Le cas particulier des SSD : de par leur nature, ils sont totalement silencieux. Si leurs performances et prix peuvent varier suivant les modèles, les bon produits sont bien plus performants que les meilleurs des disques durs classiques. Au delà des performances brutes liées au débit continu, ces produits apportent une sensation de réactivité supérieure du fait de leur temps d'accès très réduit et actuellement ce sont leurs prix et capacités plus limitées qui limitent leur adoption. Souvent présents sur les configurations haut de gamme, les SSD sont généralement couplés à un disque dur de stockage discret de forte capacité de type "Green" (environ 5400tr/min).

 

Actuellement, parmi les valeurs les plus sures du marché on trouve les disques durs de WD qui présentent une bonne fiabilité statistique, de bonnes performances et des gammes efficaces pour différents usages : les WD Green pour le stockage, une faible consommation et une discrétion optimale, les WD Blue pour les performances sans consommation ni bruit excessif et les Vélociraptors pour les performances optimales.

En terme de SSD performants et fiables ce sont certains modèles qui se distinguent actuellement. Mentionnons que certains SSD bons marchés sont d'un rapport capacité/prix/performance intéressants sur le papier mais peuvent poser divers soucis de fonctionnement, de fiabilité et de performances du fait du manque de qualité de leur contrôleur et du Firmware associé.

Voici quelques suggestions concrètes de produits sélectionnés pour leur bon rapport fiabilité/capacité/performances/prix et les prix correspondant :

 

Ordre de grandeur du prix Modèles au format 3"1/2
Disques durs PATA (7200 tr/min)
70 € WD 160 Go 8 Mo de cache
 
Disques durs SATA (environ 5400 tr/min, modèles basse consommation)
60 € WD Green 500 Go 32 Mo de cache
70 € WD Green 1 To 64 Mo de cache
90 € WD Green 2 To 64 Mo de cache

125 €

WD Green 3 To 64 Mo de cache (**)

190 €

Seagate HDD.15 4 To 64 Mo de cache (**)
Disques durs SATA (7200 tr/min et plus)
55 € Seagate 7200.12 500 Go 16 Mo de cache
55 € WD Blue 500 Go 16 Mo de cache

70 €

Seagate 7200.14 1 To 64 Mo de cache

70 €

WD Blue 1 To 64 Mo de cache

90 €

WD Black 1 To 64 Mo de cache

90 €

Seagate 7200.14 2 To 64 Mo de cache
150 € WD Black 2 To 64 Mo de cache
125 € Seagate 7200.14 3 To 64 Mo cache (**)
220 € WD Black 3 To 64 Mo de cache
230 € Hitachi 7k4000 4 To 64 Mo cache (**)
280 € WD Black 4 To 64 Mo de cache (**)
80 € WD 250 Go 64Mo de cache 10.000 tr/min
120 € WD 500 Go 64Mo de cache 10.000 tr/min
200 € WD 1000 Go 64Mo de cache 10.000 tr/min

(**) L'usage des disques durs de plus de 2 To implique des contraintes spécifiques.

 

Ordre de grandeur du prix Modèles au format 2"1/2

(compatibles 3"1/2 avec adaptateur)

Disques durs PATA (5400 tr/min)
90 € WD 80 Go 8 Mo de cache 5400 tr/min
 
Disques durs SATA (5400 tr/min)
55 € WD 320 Go 16 Mo de cache 5400 tr/min
60 € WD 500 Go 16 Mo de cache 5400 tr/min
60 € WD 750 Go 8 Mo de cache 5400 tr/min
70 € Seagate hybride 500 Go 64 Mo de cache 5400 tr/min
80 € WD 1 To 8 Mo de cache 5400 tr/min
120 € Seagate hybride 1 To 64 Mo de cache 5400 tr/min
Disques durs SATA (7200 tr/min)
55 € WD 320 Go 16 Mo de cache 7200 tr/min
60 € WD 500 Go 16 Mo de cache 7200 tr/min
70 € WD 750 Go 16 Mo de cache 7200 tr/min
110 € Seagate hybride 750 Go 32 Mo de cache 7200 tr/min
Disques SSD SATA (MLC sauf si précisé)
75 € Intel 330 60 Go / Crucial M4 64 Go / Kingston V300 60 Go
110 € Intel 330 120 Go / Crucial M500 120 Go / Kingston V300 120 Go / Samsung 840 120 Go TLC / Samsung 840Pro 128 Go
160 € Intel 335 180 Go / Samsung 840 250 Go TLC
200 € Intel 335 240 Go / Crucial M500 240 Go / Kingston V300 240 Go / Samsung 840 Pro 256 Go
300 € Samsung 840 500 Go TLC
350 € Crucial M500 480 Go
450 € Samsung 840 Pro 512 Go
550 € Crucial M500 960 Go

 

NB : le cas des disques durs externes est abordé ici.

NB2 : les disques durs 2"1/2 sont presque tous au format 9,5 mm d'épaisseur ce qui les rend alors généralement compatibles avec les ordinateurs portables du marché intégrant un disque de ce type. Cependant :

- Dans les plus grosses capacités, des exceptions peuvent exister et les disques durs 2.5" mesurent alors 12,5 mm d'épaisseur ce qui les rend généralement incompatibles. Par soucis de compatibilité, sauf mention contraire, tous les modèles suggérés ci-dessus sont au format 9,5 mm ou moins.

- Soyez attentifs que certains ultraportables nécessitent un disque de 7 mm d'épaisseur. Bon nombres de SSD et certains hybrides sont de cette épaisseur et seront donc compatibles.

 

 


Dans le détail :

Le disque dur sert à stocker les informations et à les retrouver à chaque allumage de la machine : contrairement à la mémoire RAM il conserve les données et les programmes même quand on éteint la machine.

Dans un PC le disque dur est sollicité vraiment très souvent par le système d'exploitation, notamment s'il s'agit de Windows : en effet, non seulement Windows vient très souvent y lire et y écrire des informations de configuration et de fonctionnement (plus ou moins à votre insu) mais en plus lorsqu'il manque de mémoire vive, il vient y générer un fichier d'échange mémoire (dit "swap") pour simuler de la mémoire. Dans ces conditions vous comprendrez que les performances et la fiabilité du disque dur sont essentielles : le disque dur reste un "maillon faible" en terme de performances dans les PC actuels.

 

Informations complémentaires : les SSD

Ces produits, souvent dénommés SSD, sont basés sur de la mémoire Flash et non pas sur des plateaux magnétiques en rotation. Il ne s'agit donc pas de "disques durs" au sens premiers du terme même s'ils remplissent la même fonction et qu'il y a généralement abus de langage.

Ils se présentent souvent au format 2"1/2 afin de pouvoir prendre place dans les ordinateurs portables où leur moindre nuisance sonore et leur plus grande résistance (aux chocs et vibrations) sont des plus très appréciables mais ils peuvent cependant être montés dans un PC classique : directement pour les modèles SATA ou via l'usage d'un adaptateur pour les modèles IDE. Précisons que, contrairement à une idée répandue, ces SSD n'améliorent pas toujours l'autonomie du portable, voire la diminue légèrement, tout particulièrement si vous optez pour un modèle très performant.

Le disque dur restant un maillon faible en terme de performance dans les PC actuels, les bons SSD sont très attractifs en la matière avec des débits continus de 100 à 500 Mo/s et des temps d'accès réduits d'un facteur 100 par rapport aux disques durs classiques : les machines équipées d'un bon SSD sont plus réactives à l'usage et d'autant plus agréables à utiliser. En contrepartie, ces produits restent coûteux, de capacité limité et cette technologie jeune manque de normalisation : de fait le choix d'un SSD doit être effectué avec discernement et précaution afin de ne pas être déçu. Précisons immédiatement que les performances théoriques annoncées sur la fiche produit ne sont absolument pas un critère de choix suffisant, d'autant plus que ces performances annoncées ne sont pas le reflet d'un usage réel car elles ne s'appliquent que pour la manipulation de très gros fichiers. Ainsi dès qu'un grand nombre de petits fichiers sont en cause, les performances des SSD sont très sensiblement réduites. Enfin, précisons que les performances annoncées des SSD à base de contrôleur Sandforce tendent à être mensongères car elles ne s'appliquent que pour les fichiers compressibles et sont sensiblement inférieures pour les données non compressibles telles les images et vidéos.

Deux critères principaux sont à prendre en compte pour choisir votre SSD : la qualité du contrôleur embarqué et, de manière secondaire, le type de technologie mémoire (SLC, MLC ou TLC).

Les modèles SLC (1 bit par cellule) sont théoriquement plus fiables : il n'y a qu'un état mémoire de stocké dans la puce mémoire et le nombre maximal théorique de lectures/écritures est beaucoup plus élevé qu'avec les MLC (2 bits par cellule) et bien plus encore qu'avec les TCL (3 bits par cellule). Sur les MLC et plus encore sur les TLC, ce nombre peut paraître un peu faible mais actuellement les bons contrôleurs mémoires sont capables de gérer au mieux l'usage et donc l'usure des puces mémoires. Et de plus des puces mémoires en "réserve" sont présentes pour remplacer celles qui devraient montrer des signes de faiblesse. Au final, les SSD basés sur de la MLC ou TLC et équipés d'un bon contrôleur mémoire sont recommandables, au moins pour un usage de particulier sans données très sensibles : précisons que si les modèles TLC sont plus abordables et peuvent convenir pour un usage en disque système et programmes, vous éviterez de les utiliser en cas d'écritures intenses (usage infographie et notamment montage vidéo) afin d'éviter une usure prématurée et préférez dans ce cadre un modèle MLC de qualité.

En terme de performances, à même contrôleur mémoire, les modèles SLC sont un peu plus performants, surtout lors des opérations d'écriture. Enfin, il faut ajouter que désormais Intel propose pour les professionnels des modèles à mémoire MLC-HET (High Endurance Technology) visant à offrir une fiabilité du niveau des modèle SLC tout en autorisant de plus fortes capacités.

C'est donc bien le contrôleur embarqué sur le SSD qui fait le plus de différence en terme de performances, fiabilité (en évitant une usure prématurée des puces mémoires) et qualité d'un SSD. Il va aussi permettre d'éviter les "saccades" à l'usage comme celles que rencontrent souvent les utilisateurs ayant opté pour un SSD à base de contrôleur bon marché comme certains Jmicron de premières générations. Les SSD suggérés dans le tableau en haut de cette page, intègrent tous un contrôleur mémoire de qualité. Parmi les meilleurs contrôleurs du marché mentionnons les contrôleurs INTEL inclus dans les SSD (X25 et Intel 320) de la marque et repris dans certains Kingston (modèles X-25), les contrôleurs Marvell SDC4 (présent dans les Crucial RealSSD C300) et Marvel 9147 (présent dans les Corsair Performance 3 et Performance Pro, Intel 510, Plextor M2, Plextor M3, Crucial M4 et M500), les contrôleurs Sandforce (présent dans les OCZ Vertex 3, Corsair Force GT, Gskill Phoenix II, Kingston V+200 et Hyper-X, Intel 520 et Supertalent Terradrive CT3, Intel 520, intel 330, intel 335 et bien d'autres modèles), les contrôleurs Toshiba T6UG1XBG utilisés dans les Kingston V+ et V+100 et enfin les contrôleurs Samsung utilisés dans les SSD de cette marque.

L'indilinx Amigos (utilisé dans les Onyx de première génération) semble bien poser des soucis de répartition d'écriture et est à éviter et génération après génération, trop de modèles de marque OCZ présentent un taux de retour plus et trop élevé ce qui fait qu'ils ne sont pas recommandé dans le tableau récapitulatif ci-dessus, malgré leur bon rapport capacité/prix et leurs bonnes performances générales.

Tout au contraire, statistiquement les modèles Intel sont des plus fiables (environ 0.5% de taux de retours contre 1 à 4 % pour les autres) et sont donc vivement recommandés. Les retours de fiabilité concernant les Samsung 840 et les Crucial M500 sont fort bons aussi ce qui permet de les recommander.

Il convient de savoir que les SSD n'ont pas à être défragmenté et que cette opération ne fera qu'entraîner une usure prématurée de ces derniers : de fait, les utilisateurs de Windows Vista possédant un SSD seront avisés de désactiver la défragmentation automatique qui est activée par défaut avec ce système contrairement aux autres versions de Windows. Diverses autres optimisations de ce type peuvent être effectuées facilement via l'usage du Freeware SSD Tweaker.

Afin de garder des performances optimales dans le temps, les SSD de qualité comme ceux évoqués précédemment supportent la commande "Trim" : si celle ci est nativement gérée par Windows Seven et ultérieurs, elle ne l'est pas avec les OS antérieurs. Il faut alors utiliser un logiciel tiers, s'il existe bien (ce n'est pas le cas pour les modèle à base de contrôleur Sandforce), pour manuellement effectuer cette opération : si vous n'êtes pas sous Windows Seven, la présence de ce type d'utilitaire devient donc un critère de choix important. Ainsi, précisons que les utilisateurs avancés et expérimentés, possédant un SSD :

- à base contrôleur Indilinx Barefoot et Indilinx Amigos sous Windows XP ou Vista, pourront envisager l'usage de l'utilitaire Wiper permettant de faire un "Trim" afin de garder des performances maximales au fil du temps sur leur SSD.

- à base contrôleur Intel (uniquement modèle "Postville" 34nm et ultérieurs) sous Windows XP, Windows Vista et Windows 7 (sans réglage AHCI avec ce dernier), pourront envisager l'usage de l'utilitaire Intel SSD Toolbox permettant là aussi de faire un "Trim" afin de garder des performances maximales au fil du temps sur leur SSD. Notez que, sous Windows 7 avec réglage AHCI dans le bios, le support du Trim est natif avec ces disques à base de contrôleur Intel et donc que cet utilitaire n'a alors pas lieu d'être utilisé.

- à base contrôleur Samsung sous Windows XP, Windows Vista et Windows 7 (sans réglage AHCI avec ce dernier), pourront envisager l'usage de l'utilitaire Samsung SSD Magician permettant lui aussi de faire un "Trim" afin de garder des performances maximales au fil du temps sur leur SSD. Notez que, sous Windows 7 avec réglage AHCI dans le bios, le support du Trim est natif avec ces disques à base de contrôleur Samsung et donc que cet utilitaire n'a alors pas lieu d'être utilisé.

- de marque Corsair sous Windows XP, Windows Vista et Windows 7 (sans réglage AHCI avec ce dernier), pourront envisager l'usage de l'utilitaire Corsair SSD Toolbox permettant lui aussi de faire un "Trim" afin de garder des performances maximales au fil du temps sur leur SSD. Notez que, sous Windows 7 avec réglage AHCI dans le bios, le support du Trim est natif et donc que cet utilitaire n'a alors pas lieu d'être utilisé.

Si sous êtes sous Windows XP ou Vista, mentionnons aussi que les SSD à base de contrôleur Toshiba T6UG1XBG (utilisé notamment Kingston V+ et V+100) sont assez performants et ne nécessitent pas de commande Trim car leurs performances ne diminuent pas avec le temps, contrairement aux autres modèles du marché.

Toujours pour les utilisateurs avancés et expérimentés, mais uniquement sous Windows XP et Windows 2000 (avec Windows Vista et Windows 7 la question ne se pose pas) vous pouvez aligner votre SSD pour en tirer les meilleures performances. Si vous souhaitez aligner suite à une restauration d'image système (quel que soit votre OS) vous pouvez utiliser PAT. Rappelons que toutes ces opérations d'optimisation peuvent entraîner la perte de données, pensez à sauvegarder ces dernières.

Notez que les SSD sont disponibles pour l'essentiel au format 2.5" : pour les monter dans une baie 3.5" d'un PC fixe, vous pouvez utiliser ce type d'adaptateur s'il n'est pas fourni par défaut.

 

Informations complémentaires : les disques durs

N'oubliez pas aussi que le questionnaire "PC sur mesure" (rubrique PC-entier) saura vous aider à dimensionner au mieux votre disque dur, ceci en fonction de vos applications et de votre budget : n'hésitez pas à l'utiliser.

La taille de votre disque dur doit être choisie en fonction de l'usage prévu de votre machine : les disques d'entrée de gamme actuels suffisent en terme de capacité à bien des usages et opter pour un disque de plus forte capacité ne sera utile que si vous devez faire beaucoup de téléchargements sur Internet ou encore utiliser des logiciels d'imagerie très gourmands comme le montage vidéo. A ce propos notez qu'avoir deux disques durs de moyenne capacité plutôt qu'un seul disque de grosse capacité peut présenter des avantages en terme de performances.

En terme de fiabilité statistique, actuellement, parmi les valeurs les plus sures du marché on trouve les disques durs de WD, Seagate et Samsung. Pour premier ordre de grandeur, les taux de panne de toutes ces marques, sur la première année de fonctionnement et sauf cas particulier ponctuel, sont généralement compris entre 1 et 2%. Pour les Hitachi, avec un risque de panne presque doublé par rapport aux meilleures modèles des autres marques, pour tout acquéreur ayant des données précieuses et manquant de rigueur dans la sauvegarde régulière de ces dernières ils ne sont certainement pas le meilleur choix.

Les WD de gamme "Red" sont un cas particulier car ils sont optimisés pour un fonctionnement en RAID et dans les NAS où leur faible consommation, leur Firmware optimisé et leur support du TLER (Time Limited Error Recovery : peut permettre d'éviter des passages en mode dégradé en RAID) sont des plus certains.

Toujours en terme de fiabilité statistique, sachez que les disques durs ayant plus de deux plateaux - ce qui correspond aux modèles de très grosse capacité - , ont des taux de panne qui peuvent être jusqu'à deux fois plus élevés que leurs homologues constitués d'un ou deux plateaux.

Au niveau des performances en fonction de la capacité du disque dur, ceci à l'intérieur d'une même génération de disque dur, elles varient peu : généralement il faut compter sur environ 7% (d'augmentation de débit continu) pour un doublement de capacité. Concrètement donc, un Seagate Barracuda V 7200.7 160 Go sera environ 7% plus performant qu'un Barracuda V 7200.7 80 Go. Le doublement de capacité via la densité des plateaux amène généralement lui plutôt environ 10% de gain de performances : concrètement donc, un Barracuda V 7200.7 80 Go (qui a 1 seul plateau de 80 Go) sera environ 10% plus performant qu'un Barracuda IV 80 Go (qui a 2 plateaux de 40 Go). Ces comparaisons ne sont bien que des ordres de grandeur, et bien sur les disques à comparer sont à même vitesse de rotation et même quantité de mémoire cache.

Un autre critère de performances sera le temps d'accès qui est lui essentiellement fonction de la vitesse de rotation : à même vitesse de rotation, il varie assez peu d'un modèle à un autre.

Enfin, la quantité de mémoire cache varie : 32 Mo de cache (au lieu de 8 ou 16 Mo) tendent à se généraliser. Le gain de performances à l'usage du système d'exploitation et des applications courantes est un plus qui justifie le léger surcoût. Les modèles intégrant 64 Mo de cache ne présentent eux qu'un gain marginal par rapport aux modèles 32 Mo de cache. Attention, contrairement à ce qui est généralement énoncé/supposé, notamment par les consommateurs, les performances dans le cadre des applications manipulant de très gros fichiers (tout ce qui touche à l'imagerie lourde notamment) ne sont globalement pas affectées par ce gain de mémoire cache.

Notez aussi que le support de l'UDMA/133 en lieu et place de l'UDMA/100 n'amènera pas de gain de performance notable, tout comme le SATA2 en lieu et place du SATA1.

Si le critère de silence vous est essentiel, vous opterez pour un WD Green (500 Go, 1 To, 2 To et 3 To) : ces disques sont les plus discrets du marché. En contrepartie la vitesse de rotation de ces disques est moindre ce qui les rend un peu moins performant, tout particulièrement en tant que disque système. Sachez cependant que, du fait notamment de l'usage de plateaux à densité plus élevés, les performances de ces disques sont supérieures à ce que leur vitesse de rotation moindre ne pourrait laisser présager. Précisons aussi que pour un usage dans un NAS, les WD "Red" seront plus appropriés que les WD Green, du fait de leur Firmware optimisé et de leur support du TLER (Time Limited Error Recovery : peut permettre d'éviter des passages en mode dégradé en RAID).

Si le critère de débit continu vous est essentiel (montage vidéo notamment) dans l'idéal vous opterez pour une configuration avec deux disques durs : l'un dédié au système et aux applications et l'autre dédié à la manipulation des fichiers vidéos. Ce dernier disque sera alors idéalement un modèle d'une série récente afin d'avoir une haute densité de donnée et donc un meilleur débit continu. Une solution encore plus performante en terme de débit continu sera d'avoir, toujours en sus du disque système, un ensemble RAID0 dédié à la manipulation des lourds fichiers ou encore carrément un bon SSD mais l'espace disponible sera alors moindre.

 

 


Le cas des disques durs externes :

- La marque : sauf exception de rares modèles 2.5" ultra compacts, tous les disques durs externes actuels incluent en fait des modèles SATA de disques durs classiques. Vous avez le choix d'acquérir un modèle externe, assemblé d'origine avec un disque dur ou d'acquérir un boîtier indépendant pour y monter le disque dur de votre choix : les performances seront similaires (à même interface et même disque dur).

Au final le coût du boîtier externe plus du disque dur récent sera souvent inférieur au coût d'un modèle spécifique (notamment du fait qu'en France une taxe frappe les disques externes mais pas les boîtiers vides et les disques internes) et vous pourrez de manière plus souple y monter le modèle de votre choix, avoir un disque dur de dernière génération on encore le faire évoluer. En section montage vous pouvez trouver des informations illustrant le montage du disque dur dans son boîtier externe.

Vous trouverez ci dessous une sélection de modèles externes spécifiquement conçus qui sont de qualité et d'un bon rapport capacité/prix.

- L'interface : les disques durs externes existent avec les connectiques externes Firewire (IEEE1394), USB2, USB3, e-SATA, Thunderbolt voir Ethernet (autrement appelés NAS : Network Attached Storage) pour un branchement direct dans le concentrateur réseau et un partage simplifié entre plusieurs machines. En matière de NAS, les produits de la marque Synology sont une référence sur le marché tant en terme d'interface que de fonctionnalités et de qualité générale.

L'USB étant l'interface la plus répandue, certains modèles peuvent avoir plusieurs interfaces dont l'USB2 afin d'assurer une plus large compatibilité avec les différents ordinateurs rencontrés en cas de déplacement. A ce propos notez que si vous souhaitez pouvoir brancher votre disque dur externe sur un ordinateur disposant d'un Windows 95, 98 ou Me vous serez attentifs à la disponibilité des pilotes pour ces systèmes.

Parmi les boîtiers externes vides vous pourrez trouver des modèles acceptant en interne les disques durs IDE ou SATA voir quelques rares modèles acceptant les deux types de disques durs.

- Les performances : elles varient essentiellement en fonction de l'interface, l'e-sata, l'USB 3.0 et le Thunderbolt étant de loin les interfaces les plus performantes.

Ainsi, les disques durs modernes étant capables de saturer les puces de conversion permettant la connectique en Firewire et USB2, les performances sont plafonnées à environ 30 Mo/s avec ces interfaces.

Pour la même raison, les débits en Ethernet sont couramment encore bien plus limités et dépendent énormément de la qualité du boîtier car l'usage de cette interface implique une électronique de contrôle bien plus coûteuse et complexe. Précisons cependant qu'avec un bon NAS Gigabit relié à un réseau supportant cette vitesse, les débits peuvent être forts bon puisque du niveau de l'USB2 voire supérieurs. Bien entendu, si une partie de la liaison entre le NAS et le PC n'est pas gigabit voire pire est en CPL ou Wifi, le débit sera fortement limité par cette liaison.

En e-sata, USB 3.0 ou Thunderbolt les performances sont optimales c'est à dire limitées essentiellement par le disque dur et similaires à celles d'un branchement en interne. Pour ordre de grandeur, avec les disques durs modernes, elle peuvent atteindre environ 100 Mo/s. Si vous avez de très gros volumes de données à déplacer, ces interfaces sont donc optimales.

Si votre machine n'a pas de port e-SATA ou USB 3.0, vous pouvez lui en adjoindre.

Précisons aussi à ce paragraphe que l'USB3 comme l'USB2, outre sa bien plus large adoption sur les ordinateurs et sa compatibilité avec l'USB1, apporte l'avantage certain par rapport à toutes les autres connectiques de permettre aux disques durs externes de formats 2"1/2 et inférieurs d'être alimentés par le bus ce qui implique alors de ne pas avoir à déplacer un transformateur et donc améliore sensiblement leur mobilité.

Voici un tableau résumant, en première approximation, les débits continus que pouvez attendre en fonction de ces différentes interfaces, avec un disque dur récent :

Interface du disque dur externe Ordre de grandeur de débit continu
USB1 (2.5" comme 3.5") 1 Mo/s
USB2 / Firewire (2.5" comme 3.5") 30 Mo/s
USB3 / Esata / Thunderbolt (2.5") 70 Mo/s
USB3 / Esata / Thunderbolt (3.5") 100 Mo/s
Ethernet Gigabit (NAS Synology) 50 Mo/s

- Le format physique : comme évoqué au paragraphe précédent, les modèles de format 2"1/2 peuvent être alimentés par le bus USB2 ce qui les rend particulièrement intéressant si vous prévoyez de les déplacer souvent.

En contrepartie, les capacités maximales comme le rapport capacité/prix de ces modèles de format réduit sont inférieurs à celui des modèles 3"1/2 et les performances de ces modèles sont plus réduites.

Parmi les boîtiers externes vides vous pourrez trouver des modèles de différents formats physiques : ceux en 3"1/2 sont destinés aux disques durs classiques pour PC de bureau et ceux en 2"1/2 sont destinés uniquement aux disques durs pour portables.

- Les options diverses : certains disques durs externes USB2 sont fournis avec un rack interne à monter dans une baie 3"1/2 (disque 2"1/2") ou dans une baie 5"1/4 (disque 3"1/2) de votre PC fixe. Ceci permet d'insérer le disque dur facilement dans le PC le temps de la sauvegarde et de le sortir pour l'emmener en déplacement.

Certains boîtiers externes sont ventilés ce qui peut être intéressant si un usage prolongé du disque externe est envisagé, afin d'éviter sa surchauffe : dans le cadre d'un usage très ponctuel et, par exemple, si le disque n'est allumé que le temps de sauvegarder quelques Go de données, il n'est pas utile de prendre un modèle ventilé.

D'autres modèles se présentent sous la forme d'un adaptateur dépourvu de boîtier ou encore d'une station d'accueil ce qui est très intéressant pour tous ceux devant jongler entre de nombreux disques durs dépourvus de boîtiers.

Suivant leurs prix et marques, les NAS peuvent avoir non seulement des performances très variables mais aussi un grand nombre de fonctionnalités et d'options d'administrations différentes. Ainsi, les modes RAID (0, 1 voire 5) peuvent être présents, les options de partages pour les utilisateurs peuvent être plus ou moins perfectionnées et certains NAS peuvent gérer une voire des Webcams afin de servir de serveur de vidéo surveillance. De plus les serveurs Web et multimédias qui peuvent être intégrés aux NAS vont eux aussi énormément varier en qualité et performances. Parmi les NAS les plus intéressants du marché du fait de leurs performances, fonctionnalités et de la qualité du suivi comme de leur interface d'administration, ceux du constructeur Synology sont à mentionner.

Enfin, certains boîtiers externes sont capables de lires les fichiers vidéos et audio qu'ils contiennent : ils proposent alors, en sus de l'interface USB 2.0 pour les relier au PC, des connectiques Svidéo ou encore HDMI afin d'être reliés à la télévision. Vous trouverez une sélection de ce type de boîtiers sur cette page. Mentionnons aussi l'existence des passerelles multimédia telle le WD TV Live Wifi qui, une fois reliés en USB2 à votre disque dur externe, permettra de diffuser son contenu sur votre télévision.

 

Voici une sélection de boîtiers externes vides en fonction des interfaces, tant externes qu'internes et des formats physiques de disques durs :

Interface Interne

Interface externe

SATA 3"1/2 SATA 2"1/2 IDE et SATA IDE 3"1/2 IDE 2"1/2
USB 2.0 Icy Box

Akasa (Station d'accueil sans boîtier)

Icy Box

Icybox (sans boîtier)

Akasa (Station d'accueil sans boîtier)

Textorm (sans boîtier)

IcyBox

IcyBox

Advance (2.5")

USB 3.0 IcyBox (Station d'accueil sans boîtier)

IcyBox (double station d'accueil avec fonction clonage)

Icy Box

Adaptateur sans boîtier

Icy Box double

IcyBox (Station d'accueil sans boîtier)

IcyBox (double station d'accueil avec fonction clonage)

Icy Box

Lian Li aluminium

Icybox (sans boîtier)

IcyDock (Station d'accueil sans boîtier)

IcyDock : adaptateur sans boîtier

- -
e-SATA+USB 2.0 Icy Box

Icy Box (avec rack d'accueil)

Akasa (Station d'accueil sans boîtier)

Icy Box

Icy Box (avec rack d'accueil)

Akasa (Station d'accueil sans boîtier)

- - -
IEEE1394+USB 2.0 IcyBox (Station d'accueil sans boîtier)

Icy Box

IcyBox (Station d'accueil sans boîtier)

Icy Box

- - -
e-SATA+USB 3.0 Icy Dock (Station d'accueil sans boîtier)

Icy Box quadruple

- - - -
IEEE1394+USB 3.0 - Icy Box - - -
Ethernet (NAS) Synology DS 112j (*)

Synology DS212j (RAID 0/1) (*)

Synology DS713+ (RAID 0/1) ultra rapide (*)

Synology DS413j (RAID 5) (*)

Synology DS413 (RAID 5) très rapide (*)

Synology DS1812+ (RAID 5) ultra rapide (*)

Synology DS411 slim (RAID 5) très rapide (*) - - -

(*) modèle NAS performant et disposant de fonctionnalités étendues. Sauf sur le DS411 Slim, les disques 3.5" 5400tr/min WD "Red" seront des plus appropriés pour prendre place dans ces Synology et vous pouvez trouver une liste officielle de compatibilité (attention, non exhaustive !).

 

Voici une sélection de boîtiers externes complets (incluant le disque dur) en fonction des interfaces externes et des formats physiques de disques durs :

(*) modèle NAS performant et disposant de fonctionnalités étendues.

 

 


La FAQ :

Cette FAQ est constituée à partir de vos questions les plus fréquentes, telles que relevées sur le forum. Avant de poser votre question sur le forum, merci de vérifier qu'elle ne figure pas dans cette FAQ.

 

Q1 - PATA, IDE, ATA, UDMA, SATA, SATA2, SATA3, ESATA ? Je suis perdu(e) !

R1 - Le terme ATA date d'une autre époque et signifie "AT Attachement". Les disques IDE sont aussi parfois appelés ATA et sont désormais tous à la norme UDMA. Le terme PATA (Paralel ATA) est utilisé pour désigner les disques IDE depuis l'arrivé des disques SATA (Serial ATA) et par opposition à ces derniers.

Dans les normes SATA les informations transitent en Série (les unes derrière les autres) sur un seul fil alors que dans la norme PATA plusieurs fils sont utilisés pour faire transiter les informations en Parallèle. Pour autant le PATA est abandonné car la proximité d'un trop grand nombre de conducteurs génère trop d'interférences et il est en pratique plus efficace d'utiliser un seul conducteur à très haute fréquence.

Enfin, l'e-SATA est une variante du port SATA destiné à un usage externe, principalement pour connecter des disques durs externes.

 

Q2 - Qu'est-ce que le SATA, SATA2 et SATA3 apportent par rapport au PATA : dois-je absolument privilégier un disque SATA, SATA2 ou SATA3 ?

R2- Pour les disques durs, en terme de performances, le SATA, SATA2 et SATA3 n'apportent rien de notable par rapport au PATA : en effet, la limitation essentielle en terme de performances vient des mécaniques de disques durs pas de l'interface et de la bande passante de l'interface.

Ainsi, même si le SATA propose une bande passante de 150 Mo/s là ou les disques IDE sont limités à 133 Mo/s (UDMA133) voire 100 Mo/s (UDMA100) seuls les 2 à 64 Mo de mémoire cache embarqués sur le disque dur peuvent bénéficier de ce surplus bande passante, du moins si le contrôleur SATA est bien intégré au chipset. En effet, dans le cas des contrôleurs SATA additionnels (c'est à dire externes au chipset de la carte mère) les données transitent par le bus PCI ou PCI-E et généralement la bande passante disponible n'est pas aussi élevé que celle de l'interface SATA.

Tout ceci explique que le SATA2, qui propose une bande passante de 300 Mo/s là ou les disques SATA sont limités à 150 Mo/s, n'apporte pas de gain de performances à même mécanique de disques durs. Bien évidemment il en est même pour le SATA3 (600 Mo/s) relativement au SATA2.

A noter tout de même, l'avantage des SATA sur le fait que l'intérieur de la tour soit plus aéré et qu'ainsi les flux d'air ne soient plus obstrués par la présence des larges nappes (ceci paraît un détail mais avec l'augmentation sans fin du dégagement calorique de tous les composants d'un PC, ce n'est finalement pas si négligeable en réalité).

Dernier avantage qui peut induire des usages particuliers, le "hot plug" (branchement et débranchement à chaud, sans éteindre la machine à condition d'avoir un rack adapté) : ceci permet de monter à moindre frais de petits serveurs avec du RAID1 ou du RAID5 et de ne pas avoir à les éteindre pour changer un disque dur défaillant.

Toutes ces considérations précédentes de performances s'appliquent bien pour les disques durs. En effet, certains SSD SATA3 peuvent saturer la bande passante du SATA2 et dans ce cas leurs performances en terme de débit continu seront dégradées. Précisons tout de même que le temps d'accès restant inchangé et étant un facteur essentiel des performances des SSD, très généralement relier un SSD SATA3 sur un contrôleur SATA2 ne changera en pratique pas sensiblement ses performances du moins pour un usage en disque système et programmes.

 

Q3 - Puis-je brancher un disque PATA sur un contrôleur SATA ? Et réciproquement ?

R3- Oui mais ce type d'adaptateur tend à disparaître du marché et l'achat d'une carte contrôleur PCI PATA ou encore d'une carte contrôleur PCI SATA sera une solution potentiellement plus efficace car moins source de problèmes de compatibilité.

Notez que si votre alimentation ne dispose pas de prise SATA, vous aurez besoin, de cet autre adaptateur pour alimenter le disque dur.

 

Q4 - Combien de périphériques IDE PATA (disques durs ou pas) et de périphériques SATA puis-je brancher sur ma carte mère ? Quelle est cette notion de maître et d'esclave ? Comment étendre cette limitation pour par exemple brancher 3 disques durs, un graveur et un lecteur DVD?

R4 - Tout dépend bien sur du nombre de ports IDE et SATA intégrés à votre carte mère.

Chaque port IDE vous permet de connecter deux périphériques, sur la même nappe donc : l'un sera réglé en "master" et l'autre en "slave" via des cavaliers placés sur le périphérique. Si vous avez deux ports IDE vous pouvez donc connecter 4 périphériques.

Si vous avez 4 ports IDE, dont 2 ports additionnels de type RAID, vous pouvez connecter 8 périphériques IDE : en effet, les ports additionnels de type RAID peuvent être utilisés comme des ports IDE classiques, à ceci près qu'ils n'acceptent généralement que les disques durs.

Chaque port SATA permet de brancher un seul périphérique à cette norme et contrairement aux ports IDE il n'y a donc pas de notion de maître/esclave. Néanmoins chez certains constructeurs, les connecteurs SATA situés sur la carte mère sont parfois qualifiés de maître ou d'esclave. Si tel est le cas, les connecteurs "maître" permettent de brancher un disque dur sur lequel il peut y avoir le système d'exploitation (bootable), contrairement aux connecteurs "esclave". Cf. la documentation de la carte mère pour savoir ce qu'il en est plus précisément et si besoin les identifier.

Pour étendre la limitation en nombre de ports de votre carte mère, vous pouvez acquérir une carte contrôleur PCI PATA ou encore d'une carte contrôleur PCI SATA. Notez que les sirènes de la solution du disque externe (USB2 et/ou Firewire voire e-sata) se font souvent entendre dans ce type de situation car ce type de disque externe présente de gros avantages pour sauvegarder ou encore déplacer des données, y compris en grand volume.

 

Q5 - Comment monter de manière optimale mes périphériques IDE ?

R5 - La question est très vaste et peut difficilement être traitée de manière extensive. Comme IcrcI l'a fort bien résumé sur le forum, deux cas principaux se dégagent cependant :

1- Brancher les 2 disques durs sur le port IDE1, et le lecteur et le graveur sur port IDE2.

2- Brancher un disque dur et le lecteur sur le port IDE1, et brancher le second disque dur et le graveur sur le port IDE2, les 2 disques durs étant configurés en maître.

Pour être capable de faire son choix en connaissance de cause il faut préciser que dans le cas d'un branchement de 2 périphériques sur un connecteur IDE, le périphérique le plus rapide accordera sa vitesse avec celle du plus lent. Par exemple, si un périphérique UDMA33 et un périphérique UDMA100 sont branchés sur le même connecteur, les 2 fonctionneront en UDMA33. Il faut également noter que bon nombre de lecteurs fonctionnent en UDMA33, mis à part certains lecteurs DVD Pionner et Plextor (UDMA66).

Quand 2 périphériques se partagent un connecteur IDE, un seul peut être actif à la fois. La commutation est très rapide et donne l'illusion que les 2 périphériques fonctionnent en même temps, mais en cas d'accès concurrent la bande passante est nécessairement partagée.

La configuration maître/esclave n'est pas très importante, les performances d'un périphérique en maître n'étant que très légèrement supérieur à celle de ce périphérique en esclave.

De ces informations, on peut tirer les conclusions suivantes en fonction des usages :

- Si vous gravez beaucoup, la solution 2 est préférable, elle autorisera des copies directes de lecteur à graveur à une vitesse plus rapide qu'avec la solution 1.

- La solution 2 peut conduire à un OS légèrement plus performant si le fichier de SWAP et les fichiers temporaires se trouvent sur le second disque dur.

- En ce qui concerne le montage de vidéos, la solution 2 est intéressante si les fichiers vidéos ne sont pas stockés sur le disque qui contient l'OS.

Pour toutes les autres utilisations, la solution 1 est préférable.

Notez qu'une astuce pour optimiser les flux de données peut être d'utiliser un second disque dur qui soit SATA, surtout si vous disposez d'un contrôleur de ce type.

 

Q6 - Est-il impératif de choisir un disque avec une grande quantité de mémoire cache ? Est-ce utile pour faire du montage vidéo ?

R6 - Tout dépend bien sur de votre budget mais le surcoût tend à diminuer et le gain de performances est appréciable dans bien des applications classiques, y compris pour le système d'exploitation lui même : si vous estimez à juste titre l'importance des performances du disque dur, n'hésitez pas à faire l'effort financier. Ceci dit, précisons tout de même qu'au delà de 8 Mo de cache le gain à avoir une plus grande quantité de mémoire cache embarquée sur le disque dur tend à diminuer.

Contrairement à ce qui est généralement énoncé/supposé, notamment par les consommateurs, les performances dans le cadre des applications manipulant de très gros fichiers (tout ce qui touche à l'imagerie lourde et notamment le montage vidéo) ne sont globalement pas affectées par la quantité de mémoire cache embarquée sur les disques durs.

 

Q7 - Puis-je brancher un disque dur UDMA/133 sur un contrôleur UDMA/100 ?  Puis-je brancher un disque dur SATA2 sur un contrôleur SATA ?  Puis-je brancher un disque dur SATA3 sur un contrôleur SATA2 ? Et réciproquement ? Et si oui, qu'en est-il des performances ?

R7 - Oui, vous pouvez : le disque dur sera limité à l'UDMA/100 mais cela n'affectera pas les performances de manière notable. En effet, la limitation essentielle en terme de performances vient des mécaniques de disques durs, pas de la bande passante de l'interface. Seuls les 2 à 8 Mo de mémoire cache embarquée sur le disque dur peuvent théoriquement bénéficier de ce surplus bande passante ce qui en pratique ne correspond pas à une différence de performances notable.

Ce raisonnement peut en première approximation être étendu au montage des disques durs UDMA/133 sur des contrôleurs UDMA/66, au montage de disque durs UDMA/100 sur des contrôleurs UDMA/66 ou encore au montage de disques durs UDMA/66 sur des contrôleurs UDMA/33.

Dans le cas, par exemple, du montage d'un disque dur UDMA/100 sur un contrôleur UDMA/33 il y aura par contre une perte de performances mais elle sera tout à fait acceptable et elle ne saurait à mon avis justifier l'achat d'une carte contrôleur PCI additionnelle.

Réciproquement, tout disque de norme UDMA "inférieure" à la norme maximale supportée par le contrôleur sera compatible et exploité à son plein potentiel.

A savoir : les nappes UDMA 66/100/133 ne sont pas les mêmes que les nappes UDMA/33 (elles ont plus de fils de masse). Un disque dur UDMA 66/100/133 monté sur un contrôleur UDMA 66 /100/133 avec une nappe UDMA/33 fonctionnera néanmoins mais en mode UDMA/33.

Enfin, vous pouvez brancher un disque dur SATA2 sur un contrôleur SATA, comme un disque SATA3 sur un contrôleur SATA2 voire même SATA1, et ceci réciproquement. Toutes les considérations de performances énoncés précédemment en regard des disques PATA s'appliquent ici aussi ce qui signifie concrètement qu'il n'y aura pas de perte de performance perceptible du fait de l'interface.

A savoir : dans certains cas particuliers, il peut être nécessaire de brider (via un micro cavalier sur le disque dur ou encore via l'usage d'un logiciel fourni par le constructeur du disque dur), un modèle SATA2 à la norme SATA1 afin qu'il fonctionne correctement sur un contrôleur de ce type. Certains disques durs SATA2 sont d'ailleurs livrés avec ce réglage par défaut.

 

Q8 - Puis-je brancher un disque dur de telle capacité sur ma carte mère : va-t-il être reconnu et y fonctionner ?

R8 - Comme vu précédemment le problème ne saurait être lié aux normes UDMA. Le cas particulier des disques PATA de plus de 120 Go est traité ici. Et le cas particulier des disques de plus de 2 To est évoqué ici.

Ensuite, tout dépend de l'âge de la carte mère et de son bios. Si le disque n'est pas reconnu par la carte mère, une mise à jour de bios pourra parfois remédier au problème. Ces mises à jour de bios sont disponibles gratuitement sur le site du constructeur de la carte mère.

Enfin, notez que si le disque dur n'est toujours par reconnu, ou du moins pas à sa pleine capacité, vous pouvez utiliser l'utilitaire gratuit du constructeur du disque dur : Samsung (Disk Manager), IBM/Hitachi (Disk Manager 2000), Seagate et Maxtor (Disc Wizard) et Western Digital (Data Life Guard).

Très généralement ce type d'utilitaire vous permettra donc d'installer le disque dur ce qui revient à outrepasser les limitations liées au BIOS. Ce type d'utilitaire se révèle en pratique plutôt convivial mais ils sont à utiliser de préférence en dernier recours car afin de pallier à la limitation du BIOS ils manipulent le MBR du disque dur, ceci en fonction du bios ce qui va en quelque sorte condamner ce disque dur à rester sur cette machine. Ainsi, si vous voulez par la suite monter ce disque dur dans une autre machine vous devrez supprimer la surcouche installée par ce logiciel ce qui peut vous faire perdre toutes les données (et vous obliger à repartitionner/reformater), notamment si vous avez choisi le NTFS.

 

Q9 - J'ai acquis un nouveau disque dur de plus de 120 Go (2 To ou moins) : comment faire pour qu'il soit reconnu et exploitable intégralement sous Windows 2000 ou Windows XP ?

R9 - Si vous utilisez un système d'exploitation plus récent que Windows 2000 ou Windows XP, votre disque dur sera reconnu et géré sans difficulté. Ceci dit, avec ces systèmes d'exploitation, plusieurs cas sont à distinguer :

* Si vous utilisez une carte mère à chipset INTEL, installer l'Intel Application Accelerator pourra régler ce problème si vous avez l'un de ces chipsets *et* l'un de ces OS.

* Si vous êtes sous Windows 2000, voici la procédure à suivre.

* Si vous êtes sous Windows XP, voici la procédure à suivre.

Vous noterez que dans ces deux derniers cas, et comme clairement mentionné dans les liens ci-dessus :

- Votre bios doit impérativement être compatible LBA-48 bits : concrètement cela signifie que vous devez vérifier sur le site du constructeur de la carte mère que votre version de bios supporte bien les disques de plus de 120 Go.

- Vous devez impérativement avoir installé le SP1 (ou ultérieur) pour XP et le SP3 (ou ultérieur) pour W2000. Avec Windows XP sans SP, il est aussi possible d'activer ce support via la mise à 1 de la clé EnableBigLba dans le registre.

Si ces deux conditions ne sont pas remplies vous vous exposez à des pertes de données sur toute partition dépassant 128 Go ! En effet, tout semblera fonctionner normalement, mais en remplissant le disque dur, au lieu d'écrire le 129ème Go de données vous détruirez le premier Go de vos données ! La solution consiste alors à faire des partitions de moins de 128 Go : par sécurité et à cause de cette confusion se limiter à des partitions de 120 Go sera donc sage dans ce cas particulier. 

Si vous souhaitez installer Windows 2000 ou Windows XP directement sur un disque de plus de 120 Go et sans le partitionner, il vous faut, outre un bios compatible LBA 48 Bits, utiliser un CD-ROM d'installation incluant d'origine le dernier SP. Si vous ne disposez pas de ce type de CD-ROM, l'installation reste possible mais il faudra impérativement partitionner (avec des partitions de 128 Go ou moins).

Notez que si votre bios ne supporte pas le mode LBA-48 bits, une solution sera d'acquérir une carte contrôleur PCI additionnelle et d'y brancher le disque dur en question.

NB : le problème de reconnaissance de ces disques durs de forte capacité ne se pose pas dans le cadre d'un disque dur placé dans un boîtier externe à l'interface USB2 (ou encore Firewire voire eSATA) car dans ce cas le contrôleur disque dur est situé dans le boîtier externe.

 

Q10 - J'envisage d'acquérir un nouveau disque dur de plus de 2 To : comment faire pour qu'il soit reconnu et exploitable intégralement ?

R10 - Au-delà de 2,2 To des soucis de compatibilité se présentent car il faut utiliser un adressage de type Long-LBA (plutôt que LBA) et le partitionnement MBR doit être abandonné au profit du GPT.

Pour un disque système, cela implique d'avoir un système d'exploitation récent (Vista ou ultérieur) de type 64 bits ainsi qu'une carte mère dotée d'un bios de type EFI pour que le système puisse démarrer sur une partition de type GPT.

Pour un disque secondaire, un OS 64 bits n'est pas nécessaire, pas plus qu'un bios EFI mais Windows XP n'est cependant pas compatible. Avec Windows Vista et ultérieurs, en utilisant un partitionnement de type GPT, votre disque secondaire sera reconnu et exploitable à pleine capacité. De même, avec un Linux récent ou Mac OS X, vous ne devriez pas rencontrer de difficulté.

Précisons que les boîtiers externes pour disques durs seront généralement limités au support des modèles de 2 To, sauf modèle spécifique de boîtier.

Ajoutons que certains fabricants de cartes contrôleurs ont mis au point des solutions propriétaires (3Ware, Adaptec...) afin de permettre de créer des grappes RAID de plus de 2 To ou bien d'exploiter sans partitionnement des disques durs de plus de 2 To.

 

Q11 - Quel est le meilleur partitionnement ? Puis-je faire/défaire le partitionnement alors que le disque contient déjà des données ?

R11 - La question animera certainement les forums pendant encore longtemps dans la mesure où il n'y a pas de réponse absolue. Tout dépendra donc de vos habitudes de rangement et usages.

Notez cependant que vu la taille des disques durs récents, faire une partition système d'environ 50 Go (qui contiendra donc essentiellement le système d'exploitation, les programmes et les documents peu volumineux) et une seconde partition pour les données volumineuses est assez recommandé. Ce type de partitionnement minimal vous permettra aussi d'utiliser des logiciels de sauvegarde afin de faire une image de la première partition sur la seconde.

Lorsque un disque dur a été divisé en plusieurs partitions et que finalement on souhaite revenir à une organisation moins détaillée (par exemple de 5 partitions revenir à 3 partitions) il faut soit :

* Sauver le contenu des partitions 2 à 5 et les détruire avec un utilitaire comme Fdisk puis recréer les partitions 2 et 3 de taille souhaitée.

* Utiliser un logiciel spécifique pour cela comme Partition Magic de Symantec, Partition Suite de Micro Application, QTParted ou GParted sur une knoppix, Ranish, FIPS (la doc. ici), SystemRescueCD, Partition Manager de Easus, The Partition Resizer ou encore Partition Wizard qui sont à ma connaissance les seuls utilitaires permettant de réaliser ce type de manipulation de manière assez souple.

Notez que les 2 premiers listés sont des logiciels payants alors que les autres sont des freewares, les trois derniers de la liste étant certainement les meilleurs de ces freewares, sachant que Partition Wizard est un live CD c'est à dire qu'il ne nécessite pas d'installation. Ce type de logiciel vous permettra aussi d'ajouter des partitions en scindant certaines et en redimensionnant d'autres. Notez que si Partition Magic est souvent mentionné / cité c'est notamment car c'est à priori le plus ancien des logiciels permettant ce type de manipulation et certains des freewares peuvent normalement rendre le même service. Dans tous les cas, quel que soit le logiciel utilisé, vous devez sauvegarder l'intégralité de vos données avant un redimensionnement de partition et considérer le pire cas cad que vous puissiez perdre toutes vos données durant l'opération.

De manière similaire si vous souhaitez partitionner un disque dur ou encore ajouter des partitions à ce dernier alors que Windows y est déjà installé vous devrez utiliser l'un de ces logiciels cités précédemment.

 

Q12 - Puis-je faire une sauvegarde complète de mon système d'exploitation et de mes données ?

R12 - Si vous souhaitez sauvegarder l'intégralité de votre disque dur (données et applications), ceci afin de pouvoir le restaurer ensuite en cas de problème grave (virus, panne matérielle, etc..), vous devez utiliser un logiciel spécifique comme Acronis True Image (un tutorial), Ghost, PC Cloneur Facile qui n'est autre que Paragon Backup & Recovery Home, DriveImage XML, Savepart, DrvImagerXP, G4L et TodoBackup : les 5 derniers sont gratuits contrairement aux premiers et le meilleur des payants est certainement le logiciel d'Acronis. Vous devrez disposer d'une seconde partition sur le disque dur ou mieux encore d'un second disque dur avec l'espace disque suffisant. Précisons que WD, Seagate/maxtor et Intel fournissent des versions gratuites de l'excellent Acronis True Image, dont l'usage n'est conditionné que par le fait d'avoir un HDD ou SSD de la marque.

La sauvegarde est alors réalisée sous la forme d'un ou plusieurs énormes fichiers (compressé avec un rapport d' environ 50% par rapport au volume initial) qu'il faudra ensuite pouvoir stocker !

Notez que Windows 7 inclut un utilitaire permettant de créer un DVD de restauration : "Panneau de configuration -> Système et sécurité -> Sauvegarder et restaurer -> Créer une image système".

Enfin, si vous devez cloner un grand nombre de disques durs, sachez qu'il existe des copieurs autonomes pour ce faire.

En section montage vous pouvez trouver des informations et une vidéo illustrant le remplacement physique du disque dur dans votre PC.
 

 

Q13 - Y a-t-il un intérêt à utiliser deux disques durs plutôt qu'un seul du double de la capacité ?

R13 - Tout dépend de vos usages et des réglages effectués sur la machine. Dans le cadre du montage vidéo par exemple, avoir un disque dur dédié à la vidéo sera un plus très appréciable en terme de confort d'usage.

Si vous avez deux disques durs physiques différents, d'une manière générale vous pouvez améliorer les performances de votre machine en réglant le système d'exploitation afin que le fichier d'échange mémoire et les fichiers temporaires soient situés sur le second disque dur (direction Panneau de configuration -> Système -> ...). Pensez à régler aussi les fichiers Internet temporaires sur ce second disque dur (Depuis le navigateur, menu Options -> ...).

 

Q14 - Y a-t-il un intérêt à faire du RAID0 en terme de performances ? Quels contrôleurs utiliser pour faire du RAID0, RAID1 ou encore RAID 5 ?

R14 - Tout dépendra des usages : dans le cadre du montage vidéo, le RAID0 peut se révéler utile en terme de performances vu la taille des fichiers manipulés. Cependant si vous n'avez que deux disques durs et que vous les mettez en RAID0, cela signifiera que le système d'exploitation se retrouve à cohabiter avec les fichiers vidéos : en dédiant un disque dur au travail vidéo et l'autre au système vous auriez certainement autant de confort tout en évitant de devoir monter un système raid.

La solution idéale pour faire du RAID0 sera par conséquent d'avoir un disque dédié au système et deux autres disques durs (pour un total de 3 disques durs donc) en RAID0 dédiés au montage vidéo.

Notez que le RAID0 multiplie statistiquement parlant le risque de perdre les données pour raison de panne matérielle puisqu'il suffit qu'un seul des deux disques tombe en panne pour perdre toutes les données.

On distingue deux types de cartes RAID : les plus basiques sont dites en RAID "logicielles" et une partie du traitement lié à leur fonctionnement en RAID est alors assuré par le processeur alors que les modèles haut de gamme sont dites de type RAID "matériel" car l'essentiel du traitement lié à leur fonctionnement est réalisé par la carte elle même.

En terme de RAID SATA avec contrôleur de type logiciel, il faut mentionner les excellentes performances en mode RAID0 des contrôleurs RAID intégrées aux ICHxR équipant certaines cartes mères à chipsets INTEL. En RAID5 il en va autrement car les performances des contrôleurs intégrés aux cartes mères sont fortement dégradées, tout particulièrement en écriture. Autrement formulé, pour avoir les performances d'un RAID0 de 2 disques en ayant la sécurité apporté par un RAID5 de 3 disques, il conviendra d'opter pour la carte contrôleur RAID5 SATA haut de gamme et donc "matériel". Parmi ce type de carte, il faut citer les Adaptec à l'interface PCI-E 8X comme les 5405 et 5805.

Enfin, il faut mentionner que Windows XP Pro peut être modifié pour accepter de gérer le RAID lui même cad de manière entièrement logicielle, ce qui inclut le RAID5.

 

Q15 - Pourquoi mon disque dur de 120 Go ne fait-il que 111 Go une fois formaté ?

R15 - Les fabricants comptent en base 10 au lieu de compter en base 2 : cela leur permet d'annoncer des disques durs de plus grande capacité. Ainsi ils considèrent qu'un Méga-octet (Mo) vaut 1 Millions d'octet au lieu de 2^30. La différence n'est pas si négligeable car il y a près de 74 Mo de différence par Go, ou encore 7,4%...

Rappel : un octet est un mot mémoire de 8 bits (huit 0 ou 1).

1 kilo-octet (Ko) = 1 024 octets (2^10).
1 méga-octet (Mo) = 1 048 576 octets (2^20).
1 Giga-octet (Go) = 1 073 741 824 octets (2^30).
1 Terra-octet (To) =  1 099 511 627 776 octets (2^40).

Notez cependant qu'officiellement la confusion ne devrait plus exister puisque les puissances de 2 ont désormais leurs appellations spécifiques.

 

Q16 - Comment récupérer des données sur mon disque dur, suite à une erreur d'effacement, à un formatage, accident physique ou autre ?

R16 - EasyRecovery, PC Inspector et GetDataBack sont des logiciels spécialisés dans la récupération de données suite à des manipulations lourdes comme le formatage ou la destruction de partition par exemple. Dans le cas d'un "simple" problème de partition endommagée, TestDisk sera à privilégier. Enfin, dans le cas de fichiers effacés par erreur vous pourrez utiliser des logiciels gratuits comme NTFS Undelete, PC Inspector, Recuva ou encore GetDataBack en version d'évaluation.

En cas de perte complète du disque dur (défaillance mécanique et donc disque dur qui ne marche plus du tout), la seule solution consiste à s'adresser à des services et sociétés spécialisées comme par exemple Recoveo via LDLC ou Ontrack. Le coût de la prestation de récupération des données est *élevé* et donc seuls ceux qui ont des données vraiment *primordiales* et les moyens financiers pourront tenter de s'adresser à des sociétés spécialisées. Les autres ne pourront malheureusement rien faire de mieux que consulter la page sauvegarde du site, ceci afin que cette mésaventure ne leur arrive pas deux fois.

 

Q17 - Puis-je mettre mon disque dur dans un rack ? Quel est l'intérêt ?

R17 - L'intérêt des racks réside dans la possibilité qu'ils donnent d'ajouter / enlever facilement un disque dur dans une machine, sans avoir à la démonter. Ceci peut par exemple être fort pratique pour avoir plusieurs systèmes d'exploitation sur une même machine, avec un disque dur dédié à chaque système.

Précisons que les rack SATA "hot swap" permettent l'insertion et le retrait des disques sans éteindre la machine, du moins avec un système d'exploitation récent.

Sachez que certains disques durs externes USB2 sont fournis avec un rack interne à monter dans une baie 3"1/2 ou dans une baie 5"1/4 de votre PC fixe. Ceci permet d'insérer le disque dur facilement dans le PC le temps de la sauvegarde et de le sortir pour l'emmener en déplacement, pour un usage en USB2. Notez aussi que certains boîtiers récents intègrent un ou des rack hotswap sata, tels notamment les Coolermaster HAF-XM et Bitfenix Ghost.

Enfin, en matière de rack hotswap sata de qualité, mentionnons ce modèle sans tiroir, ce modèle avec tiroir, ainsi que ce lecteur de carte mémoire interne acceptant les disques 2.5". Il est aussi possible de trouver des racks pour 3 disques, 4 disques voire pour 5 disques.

 

Q18 - Mon disque dur est trop bruyant à mon goût : comment le faire taire ?

R18 - Ce sujet est traité en page silence.

 

Q19 - Ma machine est-elle plus lente du fait que mon disque dur est rempli ?

R19 - La vitesse de la machine ne dépend que très peu du fait que le disque dur soit rempli ou pas, contrairement à certaines idées reçues : ceci reste vrai tant que le disque dur physique n'est pas rempli à plus de 80% environ.

 

Q20 - Faut-il ventiler un disque dur ? Quelle est la T° à ne pas dépasser et la T° recommandée pour un disque dur ?

R20 - Le ventiler ne peut que maximiser sa durée de vie statistique mais en général et en usage classique ce n'est pas indispensable, surtout si vous avez un boîtier grande tour. Par contre si vous avez un disque dur récent en 7200 tr/min et que vous faites un usage intense de votre disque dur, là oui et sans hésitation. Par usage intense on entend l'acquisition vidéo et toute manipulation prolongée de gros fichiers informatiques (le son et l'image génèrent ce type de gros fichiers). Enfin, vous pouvez aussi vérifier cela en mettant la main sur le disque dur (coté de la plaque métallique et sur la tranche) : si vous ne pouvez pas la laisser sur le disque c'est plutôt mauvais signe.

Notez que les boîtiers modernes et de qualité prévoient de permettre la ventilation de vos disques durs grâce à des montages situés en façade c'est à dire devant l'entrée d'air.

La T° maximale officielle à ne pas dépasser mentionnée par les constructeurs de disque dur est généralement de 55°c. En pratique, je recommande dans la mesure du possible d'essayer de maintenir le disque dur plutôt sous la barre des 40-45°c ce qui est possible avec une légère ventilation. Pour connaître la T° de votre disque dur vous pouvez utiliser le logiciel gratuit Speedfan.

Enfin, pour diminuer la T° de votre disque dur, tout en atténuant le bruit produit, il faut mentionner l'existence du SilentMaxx qui supporte même les disques 10.000 tr/min.

 

Q21 - Comment brancher un disque dur de portable sur un PC fixe ?

R21 - Directement pour un SATA. S'il s'agit d'un modèle IDE, il vous faut cet accessoire.

 

Q22 - Quelle est la durée de vie d'un disque dur ou encore qu'est ce que le MTBF et le SMART ?

R22 - Les fabricants ne donnent que des MTBF (Middle Time Between Failure : "Temps moyens entre deux pannes") ou encore des MTTF (Mean Time To Failure : "Temps moyens avant panne"). Ces derniers sont calculés mathématiquement en mettant les disques durs en situations extrêmes et en mesurant au bout de combien de temps ils lâchent : à partir de ces mesures une extrapolation est alors réalisée. Le nombre de cycles de marche / arrêt est aussi compté car la phase d'accélération des plateaux est critique. Au final tout ceci ne donne qu'une moyenne et il y a des hauts et des bas individuels comme dans toute moyenne : de fait cela reste un peu une loterie.

Seagate a annoncé fin 2007 vouloir passer à l'AFR (Annual Failure Rate) qui serait lui basé sur le probable pourcentage de disques durs en panne par année, basé sur le nombre total de disques de ce même type en fonction c'est à dire vendus par le constructeur.

Ainsi les seules choses à faire sont de croiser les doigts et de choisir une marque pour laquelle les statistiques de retour SAV sont bonnes. Enfin, ventiler le disque dur et désactiver la fonction d'arrêt des disques durs dans la gestion de l'alimentation et des états de veille vous permettront de mettre toutes les chances de votre coté.

Vous pouvez aussi utiliser la fonction SMART (Self Monitoring Analysis & Reporting Technology) du disque dur via un utilitaire comme DisckCheckup. Cette fonctionnalité permet de détecter les anomalies / risques de panne via divers symptômes avant coureur de la panne matériel du disque dur : si cette technologie n'est pas infaillible, elle peut cependant parfois vous permettre de sauver vos données à temps c'est à dire avant le décès du disque dur.

Une forte dispersion des temps d'accès sous HDtune combiné à plusieurs très forts pics à la baisse du débit peuvent être un signe alarmant en regard de la santé de votre disque dur. Ce fil de discussion sur le forum, l'illustre.

Enfin, si votre disque dur fait un bruit particulier cela peut correspondre à un certain type de panne matérielle.

 

Q23 - J'ai acquis un nouveau disque dur plus volumineux et plus récent : dois-je le monter en lieu et place de l'ancien ? Faut-il réinstaller Windows ? Est-il possible de transférer simplement l'intégralité du contenu (Windows + programmes + données) de l'ancien disque sur le nouveau ?

R23 - Il est recommandé d'utiliser le disque dur le plus performant comme support au système d'exploitation et aux programmes donc, oui, il est préférable de le monter en lieu et place de l'ancien.

Windows "s'encrasse" (notamment par sa Base Des Registres) à l'usage et idéalement il est préférable de profiter de cette opportunité pour le re-installer. Cependant si vous ne souhaitez pas le faire, il est possible d'utiliser des logiciels comme ceux évoqués pour faire les sauvegardes de système ou encore tout simplement comme ceux fournis gratuitement par les constructeurs de disque durs afin de transférer en toute quiétude et simplicité l'intégralité du contenu de l'ancien disque dur sur le nouveau disque dur. Avec ce type de logiciels il vous suffit de monter temporairement le nouveau disque dur (en interne ou encore dans un boîtier externe USB2) et suite au transfert il reste à monter le nouveau disque dur en lieu et place de l'ancien. A ce propos, notez qu'il est préférable d'éviter de monter simultanément deux disques durs partitionnés ayant des partitions actives contenant Windows XP : pour éviter divers soucis, suite au transfert, redémarrez une première fois la machine uniquement avec le nouveau disque dur. Ceci fait, vous pouvez l'éteindre et ajouter l'ancien disque dur avant de redémarrer.

 

Q24 - Dans quelle position physique puis-je monter mon disque dur ?

R24 - Les constructeurs recommandent de monter les disques durs à plat ou sur la tranche : les angles intermédiaires sont officiellement à proscrire afin d'éviter une usure prématurée de certaines pièces mécaniques. Notez que les têtes ne peuvent pas s'user physiquement car elles ne touchent pas le disque : elles sont carénées pour que la vitesse de rotation les soulève légèrement, on parle "d'effet Bernouilli".

 

Q25 - J'ai monté mon disque dur, il est reconnu par le BIOS mais n'apparaît pas sous Windows : que faire ?

R25 - Pensez que vous devez le partitionner puis le formater : pour ce faire, sous Windows XP, faites  "Démarrer - Exécuter - diskmgmt.msc".

 

Q26 - Comment installer & booter Windows XP sur un disque dur SATA non géré nativement ?

R26 - Dans le bios, réglez la séquence de boot de manière à ce que le disque SATA soit prioritaire sur tout disque IDE et bien présent dans la liste des périphériques sur lequel la bios doit tenter de lancer le boot (parfois il faut sélectionner SCSI pour ce faire). Pensez que votre lecteur CD doit aussi être présent dans la boot séquence. Insérez le CD d'installation de Windows XP et durant le début de l'installation, guettez le message en bas de l'écran vous indiquant l'opportunité d'insérer des pilotes tiers en appuyant sur F6. Appuyez sur F6 et insérez la disquette des pilotes du contrôleur SATA que vous aurez au préalable préparée.

Notez que si votre Windows XP inclut le SP2 ou encore que votre carte mère inclut des ports SATA natifs (cad gérés par le chipset et non pas via un contrôleur additionnel) vous ne devriez pas avoir besoin d'en passer par cette procédure car le disque dur sera automatiquement détecté à l'installation par Windows XP.

 

Q27 - Si j'achète un disque dur au détail c'est à dire "nu", que me faut-il acquérir en plus pour le monter dans mon PC en sus de l'actuel ?

R27 - Tout d'abord pensez à vérifier que vous avez un port de libre pour le connecter à la carte mère. Ensuite, vous aurez besoin d'une nappe SATA ou PATA (suivant la connectique du disque dur) : sur les nappes PATA il est possible de monter deux périphériques IDE donc il se peut que vous ayez un emplacement de libre (ouvrez le boîtier et vérifiez visuellement). Avant d'acquérir une nappe (SATA ou PATA) pensez à vérifier qu'avec la carte mère, vous n'en avez pas eu de livrées et qu'il ne vous en reste donc pas.

Enfin, il vous faudra des vis pour fixer le disque dur au boîtier : ces dernières vous ont été fournies avec le disque dur bien souvent. Pour plus d'informations, vous pouvez aussi consulter le chapitre approprié de la section montage PC du site.

 

Q28 - Je dispose de deux disques durs portant chacun un système d'exploitation : puis-je *matériellement* choisir sur lequel booter, ceci sans que le second ne soit accessible ?

R28 - Pour ce faire vous pouvez utiliser des racks de disque dur mais attention aux problèmes de fiabilité mécanique.

Une autre solution consistera à monter chaque disque dur sur un contrôleur différent et à désactiver dans le BIOS (Section Integrated Peripherals) le contrôleur portant le disque dur que vous ne souhaitez pas voir accessible. Il s'agit bien de désactiver le contrôleur de disque afin que le système d'exploitation ne puisse pas détecter le disque dur par lui même (Windows XP notamment fait cela). Pour ce qui est de la séquence de boot, il suffit de mettre les deux disques dans la séquence, peu importe l'ordre puisqu'en seul sera activé à un instant donné.

Le gros avantage de cette méthode réside dans l'absence de moyen mécanique ce qui supprime tout danger de faux contact et les éventuels problèmes matériels qui peuvent être liés. En contrepartie, dans le cas d'un contrôleur IDE, le lecteur/graveur qui sera sur la même nappe que le disque dur, risque de le ralentir un peu et ne sera accessible que si le disque dur qui est sur la même nappe l'est aussi.

 

Q29 - Dois-je formater en NTFS plutôt qu'en FAT32 ? Quels sont les avantages / inconvénients ?

R29 - De part sa plus grande robustesse et sécurité, NTFS est le plus recommandé sous Windows 2000 / XP. Ce système de fichier n'est cependant pas reconnu par les anciennes versions de Windows ou encore par le DOS mais pour un besoin ponctuel il est possible d'utiliser cet utilitaire "NTFS Reader" gratuit.

La vitesse de NTFS varie très peu en fonction de la taille du disque dur et de son taux de remplissage, contrairement  à FAT32 : ainsi si FAT32 sera un peu plus rapide sur des disques de petite capacité et peu remplis, la tendance s'inversera dès que le disque contiendra un grand nombre de fichiers.

Enfin, d'une manière générale, NTFS est beaucoup plus tolérant aux erreurs et un peu plus économe en terme d'espace du fait de la taille des secteurs alloués.

 

Q30 - Puis-je brancher un disque dur externe qui comporte une prise USB plus une prise Firewire (ou esata) simultanément sur 2 machines (en utilisant chacun des connecteurs disponibles) ?

R30 - Non, vous ne pouvez pas "partager" un boîtier via ce biais c'est à dire l'utiliser ainsi simultanément sur les deux machines.

 

Q31 - Dois-je utiliser le mode AHCI (Advanced Host Controler Interface) ? Si oui, puis-je passer du mode "Compatible IDE" au mode AHCI sur ma machine ?

R31 - Si votre disque dur est récent, il sera très certainement à même de gérer le NCQ (Native Command Queuing) et de là le mode AHCI pourrait vous apporter un gain de performance. Comme détaillé dans cet article, il est possible de passer du mode compatible IDE à l'AHCI comme de l'installer d'origine avec Windows XP. Sous Vista et Seven, il est recommandé d'utiliser le réglage AHCI et si l'installation de Windows a été réalisé en mode "compatible IDE", Microsoft fournit un "fix it" et détaille la procédure afin de passer en mode AHCI.

 

Q32 - Je monte une config très haut de gamme : serait-il intéressant d'opter pour des disques SCSI ou SAS ?

R32 - Avec la venue des disques SATA 10.000 tr/min et des SSD, non l'intérêt est vraiment marginal. En effet, en dehors d'un usage type serveur (avec donc un grand nombre d'accès concurrentiels) les disques SATA 10.000 tr/min n'ont pas à rougir de leurs performances face à leurs homologues SCSI ou SAS, y compris ceux en version 15.000 tr/min. Et si vous n'avez pas besoin d'une grosse capacité, vous pouvez envisager un bon SSD afin d'avoir encore plus de performances.

Plutôt que d'utiliser du SCSI ou SAS, vous pouvez aussi envisager de mettre deux disques SATA 10.000 tr/min haut de gamme en RAID0 : vous aurez alors effectivement des performances de haut niveau pour une station de travail et simultanément une grosse capacité. Mais là aussi, si vous n'avez pas besoin d'une grosse capacité, un bon SSD sera à envisager sachant que vous pourrez le coupler à un gros disque dur "Green" pour le stockage des données volumineuses.

 

Q33 - Qu'est ce que le système de partitionnement EXT, EXT2, EXT3, EXT4?. Puis je lire un disque partitionné de la sorte depuis un système windows?

R33 - C'est un système de partitionnement couramment utilisé par Linux. Les NAS, souvent équipés de Linux, fonctionnent généralement avec ce type de partitionnement. Le driver ext2fsd permet d'accéder en lecture et en écriture aux partitions ext4 (et antérieurs) sous Windows 2000 et XP en 32 bits et 2003/2008/Vista/7 en 32 et 64 bits.

 

Q34 - Quelles sont les solutions techniques pour faire un multiboot sur ma machine ? Et quels sont les avantages / inconvénients correspondants ?

R34 - Pour installer plusieurs systèmes d'exploitation sur votre machine vous pouvez bien entendu utiliser un seul disque dur et la solution du multiboot logiciel : tous les systèmes d'exploitations récents vous le permettront, même s'il est généralement recommandé d'installer d'abord Windows puis le Linux de votre choix. Cette solution présente l'inconvénient d'avoir une gestion logicielle et tous les systèmes sur le même disque ce qui fait qu'en cas de soucis (logiciel ou matériel) vous risquez de perdre tous vos systèmes d'exploitation.

Afin d'éviter la solution logicielle vous pouvez acquérir plusieurs disques durs et en dédier un à chaque système. Afin de passer d'un système à un autre, vous pourrez alors utiliser :

- Un rack disque dur : avec un modèle sans tiroir vous insérerez le disque dur et donc le système d'exploitation de votre choix. Un rack avec tiroir impliquera d'acquérir autant de racks que de disques durs.

- Un interrupteur d'alimentation de disque dur : les disques durs seront montés à demeure dans la machine et vous mettrez sous tension le disque et donc le système de votre choix. En réglant votre séquence de boot dans le bios avec tous les disques durs les uns derrière les autres, vous n'aurez pas besoin de revenir dans le bios.

La solution du rack implique de manipuler régulièrement les disques durs : il y a un risque statistique élevé de les endommager du fait d'une chute. Et de plus, la connectique peut souffrir des insertions fréquentes. Le risque de chute ne peut être évité mais les soucis de connectique peuvent être minorés voire supprimés via l'usage de plusieurs racks avec tiroir car le disque dur sera monté à demeure dans le tiroir et la connectique de ce dernier est plus adaptée à des branchements/débranchements fréquents.

La solution de l'interrupteur d'alimentation ne présente donc pas ces inconvénients.

Il serait aussi possible d'installer les systèmes d'exploitation sur disque dur externe (USB3 par exemple) : la majorité des cartes mères récentes permettant de booter sur un périphérique externe USB3, il suffirait alors de changer de disque dur externe pour changer de système d'exploitation. Ceci dit, cette solution est moins intéressante car le temps d'accès comme le débit sont moins bons du fait du contrôleur externe. Et de plus, qui dit disque dur externe et manipulation fréquente dit là aussi risque de chute.

 

 

Pensez que vous pouvez prendre plusieurs avis quant à l'achat de cette pièce en discutant sur le Forum : ce lieu de convivialité et d'entraide comporte en effet  un espace dédié au conseil d'achat !

 

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