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Page mise à jour le
07/05/08
En
bref :
- Le
format physique :
plus intéressants en terme de rapport
capacité/prix comme de performances, les disques
durs 3"1/2 sont réservés aux PC fixes là où les
modèles 2"1/2 peuvent être utilisés dans les
portables comme
dans les PC fixes.
- La
capacité : pour les PC fixes, les 160 Go sont désormais
l'entrée de gamme et les modèles jusqu'à 500 Go
sont disponibles avec des rapports capacité/prix
encore plus intéressants. Les capacités
disponibles sont couramment deux fois moindres
pour les modèles 2"1/2.
- La
vitesse de rotation : au format 3"1/2, les 7200 tr/min se
sont généralisés sur le marché. Les premiers
modèles 10.000 tr/min SATA sont disponibles : les performances sont au
rendez-vous mais le prix, la capacité limité et
le faible rapport capacité/prix ont de quoi
freiner l'achat, d'autant plus que les meilleurs
modèles 7200 tr/min proposent des performances
assez proches. Ceci dit, ces modèles 10.000
tr/min seront à considérer sur des configurations haut de
gamme.
Au format 2"1/2, les 5400
tr/min tendent à se généraliser et les modèles
4200 tr/min, de performances moindre, sont à
éviter. Les modèles 7200 tr/min sont aussi disponibles
et apportent un gain de performance très
sensible dans les rares ordinateurs portables où
ils sont présents.
- La
quantité de mémoire cache : 8 Mo de cache
(au lieu de 2 Mo) tendent à se généraliser. Le
gain de performances à l'usage du système
d'exploitation et des applications courantes est
un plus qui justifie le léger surcoût. Les
modèles intégrant 16 Mo (voire 32 Mo) de cache ne présentent
eux qu'un gain marginal par rapport aux modèles
8 Mo de cache.
Précisons qu'au format
2"1/2, des disques durs dits "hybrides"
(relativement aux SSD)
existent et que ces derniers intègrent une
grande quantité (256 Mo) de mémoire non
volatile. Si Windows Vista est supposé être
capable d'en tirer parti via sa technologie
ReadyDrive, en pratique il n'y a pas de gain.
-
L'interface : à disque dur de mêmes
caractéristiques physiques les différentes
normes SATA n'apportent pas
de gain de performances notable comparativement
au traditionnel PATA.
Le SATA étant cependant désormais proposé à prix
similaire et plus largement adopté par les
constructeurs de cartes mères il est recommandé
d'opter de préférence pour un disque dur à cette
norme dans le cadre d'une nouvelle machine.
Le SCSI implique un
surcoût d'autant plus élevé qu'il faut une carte
contrôleur PCI : avec les performances des
derniers disques SATA 10.000 tr/min, le SCSI ne
peut justifier son achat que pour un usage
serveur où les capacités d'accès concurrentiel
du SCSI font merveille.
-
Les performances : à même
caractéristiques (densité et nombre de plateaux,
vitesse de rotation, taille physique du disque) elles sont assez proches.
Ce critère entre donc assez peu en ligne de
compte pour les disques durs grand public.
Rappelons que les disques durs 3"1/2 sont plus
performants que leurs homologues 2"1/2.
- La
garantie : suivant les modèles, les
disques sont généralement garantis 1 à 3 ans par
les différents constructeurs du marché. Seul
Seagate, connu de longue date pour la fiabilité
statistique de ses disques durs, se démarque en
proposant une garantie de
5 ans pour tous les modèles internes PATA
comme SATA. Voici la description de ces garanties
pour
Samsung,
Seagate
et Maxtor,
Hitachi et
WD.
- Le
nombre de disques durs : dans bien des
cas un seul disque dur suffira mais
il existe des usages pour
lesquels avoir deux disques durs est très
appréciable.
- La
discrétion de fonctionnement :
au format 3"1/2, les WD série AACS sont les meilleurs en la
matière suivi des Seagate de la série 7200.11 et
des Samsung. Au format 2"1/2, les disques durs
sont généralement plus discrets : parmi les
meilleurs en la matière, signalons les WD ayant
une vitesse de rotation de 5400 tr/min et les
Seagate en 7200 tr/min.
Actuellement, parmi les
valeurs les plus sures du marché on trouve les disques de
Seagate, WD et Hitachi. Voici
quelques suggestions concrètes de produits
sélectionnés pour leur bon rapport
qualité/capacité/performances/prix et les prix
correspondant :
NB : le cas des disques
durs externes
est abordé ici.
Dans le
détail :
Le
disque dur sert à stocker les informations et
à les retrouver à chaque allumage de la
machine : contrairement à la mémoire
RAM
il conserve les données et les programmes même
quand on éteint la machine.
Dans un PC le
disque dur est sollicité vraiment très souvent
par le système d'exploitation, notamment s'il
s'agit de Windows : en effet, non seulement
Windows vient très souvent y lire et y écrire
des informations de configuration et de
fonctionnement (plus ou moins à votre insu) mais en plus
lorsqu'il manque de mémoire
vive, il vient y générer un fichier
d'échange mémoire (dit "swap") pour
simuler de la mémoire. Dans ces conditions vous
comprendrez que les performances et la
fiabilité du disque dur sont essentielles : le
disque dur reste un "maillon faible"
en terme de performances dans les PC actuels.
Informations complémentaires :
N'oubliez pas
aussi que
le questionnaire "PC sur mesure"
(rubrique PC-entier) saura
vous aider à dimensionner au mieux
votre disque dur, ceci en fonction de vos applications
et de votre budget : n'hésitez pas à
l'utiliser.
La taille de
votre disque dur doit être choisie en fonction
de l'usage prévu de votre machine : les disques
d'entrée de gamme actuels suffisent en terme de
capacité à bien des usages et opter pour un
disque de plus forte capacité ne sera utile que
si vous devez faire beaucoup de téléchargements
sur Internet ou encore utiliser des logiciels
d'imagerie très gourmands comme le montage
vidéo. A ce propos
notez qu'avoir deux disques durs de moyenne
capacité plutôt qu'un seul disque de grosse
capacité peut présenter des
avantages en terme de performances.
En terme de
fiabilité
statistique, les disques de marque Seagate sont
les plus engageants de par la continuité de ce
constructeur dans le temps : en effet, cela fait
de nombreuses
générations de disques durs que ce constructeur
se montre excellent dans ce domaine.
Actuellement Western Digital suit
de près, puis viennent
Hitachi et enfin Samsung qui est en retrait en
la matière. Pour premier ordre de
grandeur, les taux de panne de toutes ces
marques, sur la première année de
fonctionnement, sont compris entre 1 et 2% : si
tout indique que les disques durs Samsung sont
statistiquement moins fiables, leur taux de
panne reste raisonnable et les disques durs de
cette marque sont par ailleurs très abordables.
Il n'en reste pas moins qu'avec un risque de
panne presque doublé par rapport aux Seagate,
pour tout acquéreur ayant des données précieuses
et manquant de rigueur dans la sauvegarde
régulière de ces dernières ils ne sont
certainement pas le meilleur choix.
Au niveau des performances
en fonction de la capacité du disque dur, ceci à
l'intérieur d'une même génération de disque dur,
elles varient peu : généralement il faut compter
sur environ 7% pour un doublement de capacité.
Concrètement donc, un Seagate Barracuda V 7200.7
160 Go sera environ 7% plus performant qu'un
Barracuda V 7200.7 80 Go. Le doublement de
capacité via la densité des plateaux amène
généralement lui plutôt environ 10% de gain de
performances : concrètement donc, un Barracuda V
7200.7 80 Go (qui a 1 seul plateau de 80 Go) sera environ 10% plus performant
qu'un Barracuda IV 80 Go (qui a 2 plateaux de 40
Go). Ces comparaisons ne
sont bien que des ordres de grandeur, et bien
sur les disques à comparer sont à même vitesse
de rotation et même quantité de mémoire cache.
Un autre critère de
performances sera le temps d'accès qui est lui
essentiellement fonction de la vitesse de
rotation : à même vitesse de rotation, il varie
assez peu d'un modèle à un autre.
Enfin, le dernier critère
est la quantité de mémoire cache : les modèles
avec 8 Mo de cache tendent à se généraliser et
ce surplus de mémoire cache (8 Mo au lieu de
2Mo) intégré au disque dur amène
un gain de performances
tout à fait appréciable dans les
applications courantes sous Windows
(jusque 30%, couramment 15-20%) : attention,
contrairement à ce qui est généralement
énoncé/supposé, notamment par les consommateurs,
les performances dans le cadre des applications
manipulant de très gros fichiers (tout ce qui
touche à l'imagerie lourde notamment) ne sont
globalement pas affectées par ce gain de mémoire
cache. Précisons aussi que le passage de 8 à 16
(voire 32) Mo de cache n'apporte pas de gain aussi sensible.
Notez aussi que le support
de l'UDMA/133 en lieu et place de l'UDMA/100
n'amènera pas de gain de performance notable.
Si
le critère de silence vous est
essentiel, vous
opterez pour un WD Green série AACS (500
Go ,
750 Go et
1 To) : ces disques sont les plus
discrets du marché, suivi en la matière par les
très performants
Seagate série 7200.11,
les
Samsung série "P" ou série "T" et les
Western Digital série "KS". A noter aussi, les
bonnes performances acoustiques des modèles
Seagate en version PATA. Soyez attentifs que,
sauf série 7200.11, les
modèles SATA Seagate ne sont pas
particulièrement discrets et qu'il vous faut une
version PATA.
Si le critère de débit
continu vous est essentiel (montage vidéo notamment)
dans l'idéal vous opterez pour une configuration
avec deux disques durs : l'un dédié au système
et aux applications et l'autre dédié à la
manipulation des fichiers vidéos. Ce dernier
disque sera alors idéalement un modèle d'une
série récente afin d'avoir une haute densité de
donnée et donc un meilleur débit continu. Une
solution encore plus performante en terme de
débit continu sera d'avoir, toujours en sus du
disque système, un ensemble
RAID0 (ou RAID5) dédié à la manipulation
des lourds fichiers. Si
vous optez pour un modèle PATA, afin d'optimiser les flux vous les monterez
seuls et en master chacun sur un contrôleur IDE
(il vous faudra donc de préférence une
carte mère
incluant plus de 2 ports IDE) et vous pourrez
ainsi de manière particulièrement souple faire
vos montages depuis un disque contenant les
rushs vers l'autre qui contiendra le résultat du
montage et l'OS.
Enfin, il faut parler de
l'existence de disques durs basés sur de la mémoire Flash
et non pas sur des plateaux magnétiques en
rotation, encore dénommés
SSD. Essentiellement réservés pour le moment au format
1.8" et 2"1/2 cad destinés plutôt aux ordinateurs
portables où leur moindre consommation et
absence de nuisance sonores sont
des plus appréciables, ils peuvent cependant être
montés dans un PC classique : directement pour
les modèles SATA ou via l'usage
d'un adaptateur pour les modèles IDE.
Ces disques
restent de capacité limité et cette technologie
jeune : de fait seuls les très coûteux modèles
haut de gamme sont recommandables en terme de
qualité générale (fiabilité) et performances.
Ces modèles haut de gamme sont en la matière
attractifs avec des débits continus de l'ordre
de 100 Mo/s et des temps d'accès réduits d'un
facteur 100 par rapport aux disques durs
classiques. Parmi les marques proposant
actuellement des modèles haut de gamme très
performants, citons
Mtron et OCZ.
Le
cas des disques durs externes :
Les disques durs externes
existent
en
Firewire (IEEE1394),
USB2 , e-SATA
ainsi que Ethernet. Ils incluent
en fait des modèles IDE ou SATA
de disques durs récents.
Vous avez le choix
d'acquérir un modèle externe, spécifiquement
conçu cad "scellé" d'origine avec un disque dur
et renforcé pour être déplacé fréquemment ou
d'acquérir un boîtier
indépendant pour y
monter le disque dur de votre choix : les
performances seront similaires (à même interface
et même disque dur).
Parmi les modèles externes
spécifiquement conçus, il faut citer ceux
de la
gamme Maxtor ainsi que
ceux
de la gamme Lacie. Pour premier ordre de grandeur de
performances globales obtenues il faut
considérer qu'à même génération, et donc même
densité d'informations par plateau, un modèle
externe équipé d'un disque à 7200 tr/min offrira
globalement les performances d'un modèle 5400
tr/min monté en interne (la
dégradation de performances venant évidemment de
l'ajout d'un contrôleur dans la chaîne et de la
limitation en bande passante).
Nettement plus discrets et
légers, il existe aussi des modèles incluant des
disques dur de portable
2" 1/2 voire
1,8" et même
1.3" : les performances
tout comme les capacités maximales seront bien
sur inférieures à celles des modèles classiques
3"1/2 mais ces disques externes tiendront dans votre poche facilement
contrairement aux modèles 3"1/2 et très
généralement ces modèles 2"1/2 et moins peuvent être autoalimentés ce qui vous évitera d'avoir à
déplacer un bloc d'alimentation.
Parmi les boîtiers
externes vides vous pourrez trouver différents modèles
: ceux en 5"1/4 vous permettront de monter aussi
bien un disque dur qu'un lecteur CD/DVD ou
encore un graveur en externe, là ou ceux en
3"1/2 sont destinés uniquement aux disques durs
classiques pour PC de bureau et où ceux en 2"1/2
sont destinés uniquement aux disques durs pour
portables.
Tous ces modèles, quelle que soit
leur connectique externe, sont destinés à recevoir des
disques durs IDE :
- USB 2.0 :
format 5"1/4,
format 3"1/2,
format 3"1/2 (alu
ventilé) ou encore
format 2"1/2,
format 2"1/2 (alu)
- IEEE1394 + USB
2.0 : compatible avec les deux normes.
Format 3"1/2 (alu
ventilé)
- Wifi :
format 3"1/2
(avec serveur de partage USB)
- Ethernet :
format 3"1/2,
format 3"1/2 pour deux disques (RAID1
possible)
Tous ces modèles, quelle que soit
leur connectique externe, sont destinés à recevoir des
disques durs
SATA
:
- USB 2.0 :
format 3"1/2 (Alu),
format 3"1/2 (ventilé),
format 2"1/2 (alu)
- IEEE1394 + USB
2.0 : compatible avec les deux normes.
Cet adaptateur sans boîtier (compatible 3"1/2
et 2"1/2).
- e-SATA + USB2.0 :
format 2"1/2,
format 2"1/2 avec rack,
format 3"1/2,
format 3"1/2
ventilé
- Ethernet :
format 3"1/2 Gigabit (avec serveur d'impression
et de partage),
format 3"1/2
Gigabit avec RAID0/1,
format 3"1/2 Gigabit avec RAID5.
Tous ces modèles, quelle que soit
leur connectique externe, sont destinés à recevoir des
disques durs
SATA
ou IDE
:
- USB 2.0 :
cet adaptateur sans boîtier (compatible 3"1/2 et
2"1/2).
- e-SATA + USB 2.0 :
format 3"1/2,
format 3"1/2
ventilé.
- Ethernet :
format 3"1/2.
Les modèles en aluminium,
ou encore ventilés, sont plus coûteux mais permettront un meilleur
refroidissement de votre disque dur : ils sont
recommandés pour un usage prolongé et intensif
du disque dur. Dans le cadre d'un usage très
ponctuel et, par exemple, si le disque n'est
allumé que le temps de sauvegarder quelques Go
de données tous les jours, il n'est pas
indispensable de prendre un modèle ventilé.
A propos de refroidissement, notez que
positionner le boîtier sur la tranche permettra
d'améliorer la dissipation passive. D'autre
part,
cet
adaptateur particulier
du fait
qu'il est dépourvu de boîtier,
permettra au disque dur de peu chauffer tout en
vous facilitant la gestion de plusieurs disques
grâce aux branchements
simplifiés et en acceptant aussi bien les
disques durs SATA qu'IDE, 3"1/2 comme 2"1/2.
Au final le coût du
boîtier externe plus du disque dur récent sera
généralement inférieur au coût d'un modèle spécifique
(notamment du fait qu'en France une taxe frappe
les disques externes mais pas les boîtiers vides
et les disques internes) et vous
pourrez de manière plus souple y monter le
modèle de votre choix, avoir un disque dur de
dernière génération on encore le faire évoluer.
En contre partie ces boîtiers externes seront
généralement
moins solides face à d'éventuels chocs.
Notez aussi que les
boîtiers externes de type 5"1/4 peuvent servir à
monter des lecteurs DVD
IDE ou encore des
graveurs IDE de votre choix : vous
pouvez ainsi
composer de même votre périphérique externe,
ceci toujours à moindre coût.
En ce qui concerne le
choix de la connectique, avec la venue des
modèles USB2, les modèles USB1 (non USB2 donc)
sont à proscrire du fait de la lenteur de cette
interface comparativement au débit d'un disque
dur récent. En matière de compatibilité de ces
boîtiers USB2 avec les PC, elle est d'une
manière générale excellente même s'il faut
mentionner quelques cas particuliers avec les
cartes mères à base de chipsets Nforce2 : pire
cas il suffira alors d'opter pour une modique
carte contrôleur PCI USB2.
En pratique, avec le même
disque IDE récents les modèles Firewire comme
USB2 offriront des performances similaires
d'environ 30 Mo/s, la limitation venant des puces chargés de faire la
traduction entre le bus USB2 (ou Firewire) et le
bus IDE. Notons cependant que cette vitesse reste
très honorable et tout à fait fonctionnelle. Les
modèles e-SATA sont eux bien plus performants
et en fait aussi performants à peu de chose près
que les modèles SATA internes mais bien moins
répandus en pratique tout comme cette interface
sur les machines : notez d'ailleurs que si votre
machine n'a pas de port e-SATA,
vous
pouvez l'en doter.
Les deux gros avantages de
l'USB2 sont qu'il est toujours inclut dans les
cartes mères récentes là où parfois l'IEEE1394
ne l'est pas et que de plus vous pouvez
brancher sans formalité et faire fonctionner ce
disque USB2 sur un port USB de première
génération. Certes, les performances seront très
dégradées (à peine 1 Mo/s) mais vu l'étendue
parc informatique équipé de ports USB cela
pourra vous rendre de fiers services !
Enfin, dans ce
chapitre il faut aborder le cas particulier des
disques durs "Ethernet" autrement appelés NAS
(Network Attached Storage) : ces derniers ont
pour fonction d'être connectés directement au
hub/routeur et d'être accessibles sur le
réseau. Ces produits autrefois uniquement
réservés à des usages professionnels (du fait de
leur prix) tendent à se démocratiser, avec
l'apparition de boîtiers Ethernet vides qui
combinés à un disque dur de votre choix se
révèleront souvent plus abordables que les
solution proposées par exemple par
Iomega ou encore
Lacie.
La
FAQ :
Cette FAQ est constituée à
partir de vos questions les plus fréquentes,
telles que relevées sur le forum. Avant de poser votre
question sur le forum, merci de vérifier qu'elle
ne figure pas dans cette FAQ.
Q1 - PATA, IDE, ATA,
UDMA, SATA, SATA2,
ESATA ? Je suis perdu(e) !
R1 - Le terme ATA date
d'une autre époque et signifie "AT Attachement".
Les disques IDE sont aussi parfois appelés ATA
et sont désormais tous à la norme
UDMA. Le
terme PATA (Paralel ATA) est utilisé pour
désigner les disques IDE depuis l'arrivé des
disques SATA (Serial ATA) et par opposition à
ces derniers.
Dans les normes SATA les
informations transitent en Série (les unes
derrière les autres) sur un seul fil alors que
dans la norme PATA plusieurs fils sont utilisés
pour faire transiter les informations en
Parallèle. Pour autant le PATA est abandonné car
la proximité d'un trop grand nombre de
conducteurs génère trop d'interférences et il
est en pratique plus efficace d'utiliser un seul
conducteur à très haute fréquence.
Enfin, l'ESATA est une
variante du port SATA destiné à un usage
externe, principalement pour connecter des
disques durs externes.
Q2 - Qu'est-ce que le
SATA et SATA2 apportent par rapport au PATA : dois-je
absolument privilégier un disque SATA ou SATA2 ?
R2- En terme de
performances, le SATA et SATA2 n'apportent rien de notable
par rapport au PATA : en effet, la limitation
essentielle en terme de performances vient des
mécaniques de disques durs pas de l'interface et
de la bande passante de l'interface.
Ainsi, même si le SATA
propose une bande passante de 150 Mo/s là ou les
disques IDE sont limités à 133 Mo/s (UDMA133)
voire 100 Mo/s (UDMA100) seuls les 2 à 32 Mo de
mémoire cache embarquée sur le disque dur
peuvent théoriquement bénéficier de ce surplus
bande passante. Oui, théoriquement, car dans le
cas des contrôleurs SATA additionnels cad
externes au chipset de la carte mère les données
transitent par le bus PCI et comme ce
dernier sature à 133 Mo/s la bande passante des 150 Mo/s n'est
pas
disponible.
De même, le SATA2 qui
propose une bande passante de 300 Mo/s là ou les
disques SATA sont limités à 150 Mo/s n'apporte
pas de gain de performances à même mécanique de
disques durs.
A noter
tout de même, l'avantage des SATA sur le fait que
l'intérieur de la tour soit plus aéré et
qu'ainsi les flux d'air ne soient plus obstrués
par la présence des larges nappes (ceci paraît
un détail mais avec l'augmentation sans fin du
dégagement calorique de tous les composants d'un
PC, ce n'est finalement pas si négligeable en réalité).
Enfin, dernier avantage
qui peut induire des usages particuliers, le
"hot plug" (branchement et débranchement à
chaud, sans éteindre la machine
à condition d'avoir un rack
adapté) : ceci permet de monter
à moindre frais de petits serveurs avec du
RAID1
ou du RAID5 et de
ne pas avoir à les éteindre pour changer un
disque dur défaillant.
Q3 - Puis-je brancher
un disque PATA sur un contrôleur SATA ? Et
réciproquement ?
R3-
Oui, mais ces types
d'adaptateurs tendent à disparaître du marché et
dans les deux cas, l'achat d'une
carte
contrôleur PCI SATA et/ou PATA sera une solution potentiellement
plus efficace car moins source de problèmes de
compatibilité.
Notez que si votre
alimentation ne dispose pas de prise SATA, vous
aurez besoin, s'il s'agit d'un modèle de marque
Seagate ou Samsung, de
cet autre adaptateur pour alimenter le disque dur.
Seuls les modèles de ces marques nécessitent
cet adaptateur : les disques SATA de marque
Hitachi, Maxtor et WD proposent la double
connectique (SATA + Molex classique).
Q4
- Combien de périphériques
IDE PATA (disques durs ou pas) et de
périphériques SATA
puis-je brancher sur ma carte mère ? Quelle est
cette notion de maître et d'esclave ? Comment
étendre cette limitation pour par exemple
brancher 3 disques durs, un graveur et un
lecteur DVD?
R4 - Tout dépend bien sur
du nombre de ports IDE et SATA intégrés à votre
carte mère.
Chaque port IDE vous
permet de connecter deux périphériques, sur la
même nappe donc : l'un sera réglé en "master" et
l'autre en "slave" via des cavaliers placés sur
le périphérique. Si vous avez deux ports IDE vous
pouvez donc connecter 4 périphériques.
Si vous avez 4 ports IDE,
dont 2 ports additionnels
de type RAID,
vous pouvez connecter 8 périphériques IDE : en
effet, les ports additionnels de type RAID
peuvent être utilisés comme des ports IDE
classiques, à ceci près qu'ils n'acceptent
généralement que
les disques durs.
Chaque port SATA permet de
brancher un seul périphérique à cette norme et
contrairement aux ports IDE il n'y a donc pas de
notion de maître/esclave. Néanmoins chez
certains constructeurs, les connecteurs SATA
situés sur la carte mère sont parfois qualifiés
de maître ou d'esclave. Si tel est le cas, les
connecteurs "maître" permettent de brancher un
disque dur sur lequel il peut y avoir le système
d'exploitation (bootable), contrairement aux
connecteurs "esclave". Cf. la documentation de
la carte mère pour savoir ce qu'il en est plus
précisément et si besoin les identifier.
Pour étendre la limitation
en nombre de ports de votre carte mère, vous
pouvez acquérir une
carte
contrôleur PCI SATA et/ou PATA. Notez que les sirènes de
la
solution du disque externe (USB2 et/ou
Firewire) se font souvent entendre dans ce type
de situation car ce type de disque externe
présente de gros avantages pour sauvegarder ou
encore déplacer des données, y compris en grand
volume.
Q5
- Comment monter de manière optimale mes
périphériques IDE ?
R5 - La question est très
vaste et peut difficilement être traitée de
manière extensive. Comme IcrcI
l'a fort bien résumé sur le forum, deux cas principaux se
dégagent cependant :
1- Brancher les 2 disques
durs sur le port IDE1, et le lecteur et le
graveur sur port IDE2.
2- Brancher un disque dur et le lecteur sur le
port IDE1, et brancher le second disque dur et
le graveur sur le port IDE2, les 2 disques durs
étant configurés en maître.
Pour être capable de faire
son choix en connaissance de cause il faut
préciser que dans le cas d'un branchement de 2
périphériques sur un connecteur IDE, le
périphérique le plus rapide accordera sa vitesse
avec celle du plus lent. Par exemple, si un
périphérique UDMA33 et un périphérique UDMA100
sont branchés sur le même connecteur, les 2
fonctionneront en UDMA33. Il faut également
noter que bon nombre de lecteurs fonctionnent en
UDMA33, mis à part certains lecteurs DVD Pionner et Plextor (UDMA66).
Quand 2 périphériques se
partagent un connecteur IDE, un seul peut être
actif à la fois. La commutation est très rapide
et donne l'illusion que les 2 périphériques
fonctionnent en même temps, mais en cas d'accès
concurrent la bande passante est nécessairement
partagée.
La configuration
maître/esclave n'est pas très importante, les
performances d'un périphérique en maître n'étant
que très légèrement supérieur à celle de ce
périphérique en esclave.
De ces informations, on
peut tirer les conclusions suivantes en fonction
des usages :
- Si vous gravez beaucoup,
la solution 2 est préférable, elle autorisera
des copies directes de lecteur à graveur à une
vitesse plus rapide qu'avec la solution 1.
- La solution 2 peut
conduire à un OS légèrement plus performant si
le fichier de SWAP et les fichiers temporaires
se trouvent sur le second disque dur.
- En ce qui concerne le
montage de vidéos, la solution 2 est
intéressante si les fichiers vidéos ne sont pas
stockés sur le disque qui contient l'OS.
Pour toutes les autres
utilisations, la solution 1 est préférable.
Notez qu'une astuce pour
optimiser les flux de données peut être
d'utiliser un second disque dur qui soit SATA,
surtout si vous disposer d'un contrôleur de ce
type.
Q6
- Est-il impératif de choisir un disque avec
8 Mo de cache ? Est-ce utile pour faire du
montage vidéo ?
R6 - Tout dépend bien sur
de votre budget mais le surcoût tend à diminuer
et le gain de performances est appréciable dans
bien des applications classiques, y compris pour
le système d'exploitation lui même : si vous
estimez à juste titre l'importance des
performances du disque dur, n'hésitez pas à
faire l'effort financier.
Contrairement à ce qui est
généralement énoncé/supposé, notamment par les
consommateurs, les performances dans le cadre
des applications manipulant de très gros
fichiers (tout ce qui touche à l'imagerie lourde
et notamment le montage vidéo) ne sont
globalement pas affectées par ce gain de mémoire
cache.
Q7
- Puis-je brancher un disque dur
UDMA/133
sur un contrôleur UDMA/100 ? Puis-je brancher un disque dur
SATA2
sur un contrôleur SATA ? Et réciproquement ?
Mais qu'en est-il des performances ?
R7 - Oui, vous pouvez : le
disque dur sera limité à l'UDMA/100 mais cela
n'affectera pas les performances de manière
notable. En effet, la limitation essentielle en
terme de performances vient des mécaniques de
disques durs, pas de la bande passante de
l'interface. Seuls les 2 à 8 Mo de mémoire cache
embarquée sur le disque dur peuvent
théoriquement bénéficier de ce surplus bande
passante ce qui en pratique ne correspond pas à
une différence de performances notable.
Ce raisonnement peut en
première approximation être étendu au montage
des disques durs UDMA/133 sur des contrôleurs
UDMA/66, au montage de disque durs UDMA/100 sur
des contrôleurs UDMA/66 ou encore au montage de
disques durs UDMA/66 sur des contrôleurs UDMA/33.
Dans le cas, par exemple,
du montage d'un disque dur UDMA/100 sur un
contrôleur UDMA/33 il y aura par contre une
perte de performances mais elle sera tout à fait
acceptable et elle ne saurait à mon avis
justifier l'achat d'une carte
contrôleur PCI additionnelle.
Réciproquement, tout
disque de norme UDMA "inférieure" à la norme
maximale supportée par le contrôleur sera
compatible et exploité à son plein potentiel.
A savoir : les nappes UDMA
66/100/133 ne sont pas les mêmes que les nappes UDMA/33 (elles ont plus de fils de masse). Un
disque dur UDMA 66/100/133 monté sur un contrôleur UDMA 66 /100/133 avec une nappe UDMA/33 fonctionnera
néanmoins mais en mode UDMA/33.
Enfin, vous pouvez
brancher un disque dur SATA2 sur un contrôleur
SATA et réciproquement. Toutes les
considérations de performances énoncés
précédemment en regard des disques PATA
s'appliquent ici aussi ce qui signifie
concrètement qu'il n'y aura pas de perte de
performance perceptible du fait de l'interface.
Q8
- Puis-je brancher un disque dur de telle
capacité sur ma carte mère : va-t-il être
reconnu et y fonctionner ?
R8 -
Comme vu précédemment le problème ne
saurait être lié aux normes UDMA. Le cas
particulier des disques PATA de plus de 120 Go
est traité ici.
Ensuite, tout dépend de
l'âge de la carte mère et de son bios. Si le
disque n'est pas reconnu par la carte mère, une
mise à jour de bios
pourra parfois remédier au problème. Ces mises à
jour de bios sont disponibles gratuitement sur
le site du constructeur de la carte mère.
Enfin, notez que si le
disque dur n'est toujours par reconnu, ou du
moins pas à sa pleine capacité, vous pouvez
utiliser l'utilitaire gratuit du constructeur du
disque dur : Samsung (Disk
Manager), IBM/Hitachi (Disk
Manager 2000), Seagate et Maxtor (Disc
Wizard)
et Western Digital (Data
Life Guard).
Très généralement ce type
d'utilitaire vous permettra donc d'installer le
disque dur ce qui revient à outrepasser les
limitations liées au BIOS. Ce type d'utilitaire
se révèle en pratique plutôt convivial mais ils
sont à utiliser de préférence en dernier recours
car afin de pallier à la limitation du BIOS ils
manipulent le MBR du disque dur, ceci en
fonction du bios ce qui va en quelque sorte
condamner ce disque dur à rester sur cette
machine. Ainsi, si vous voulez par la suite
monter ce disque dur dans une autre machine vous
devrez supprimer la surcouche installée par ce
logiciel ce qui peut vous faire perdre toutes
les données (et vous obliger à
repartitionner/reformater), notamment si vous
avez choisi le NTFS.
Q9
- J'ai acquis un nouveau disque dur de plus
de 120 Go : comment faire pour qu'il soit
reconnu et exploitable intégralement ?
R9 -
Plusieurs cas sont à distinguer :
* Si vous utilisez une
carte mère à chipset INTEL, installer l'Intel
Application Accelerator pourra régler ce
problème si vous avez
l'un de ces chipsets *et*
l'un de ces OS.
* Si vous êtes sous
Windows 2000,
voici la procédure à suivre.
* Si vous êtes sous
Windows XP,
voici la procédure à suivre.
Vous noterez que dans ces
deux derniers cas, et comme clairement mentionné
dans les liens ci-dessus :
- Votre bios
doit impérativement être
compatible LBA-48 bits : concrètement
cela signifie que vous devez vérifier sur le
site du constructeur de la carte mère que votre
version de bios supporte bien les disques de
plus de 120 Go. -
Vous devez impérativement
avoir installé le dernier SP disponible.
Si ces deux conditions ne
sont pas remplies vous
vous exposez à des pertes de données sur
toute partition dépassant 128 Go ! En effet,
tout semblera fonctionner normalement, mais en
remplissant le disque dur, au lieu d'écrire le
129ème Go de données vous détruirez
le premier Go de vos données ! La solution
consiste alors à faire des partitions de moins
de 128 Go : par sécurité et à cause
de cette confusion se
limiter à des partitions de 120 Go sera donc
sage dans ce cas particulier. Si vous souhaitez installer Windows 2000 ou
Windows XP directement sur un disque de plus de
120 Go et sans le partitionner, il vous faut,
outre un bios compatible LBA 48 Bits, utiliser
un CD-ROM d'installation incluant d'origine le
dernier SP. Si vous ne disposez pas de ce type
de CD-ROM, l'installation reste possible mais il
faudra impérativement partitionner (avec des
partitions de 128 Go ou moins).
Notez que si votre bios ne
supporte pas le mode LBA-48 bits, une solution
sera d'acquérir une carte
contrôleur PCI additionnelle et d'y
brancher le disque dur en question.
NB : le problème de
reconnaissance de ces disques dur |